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les insensés! ils rencontrèrent devant les portes deux braves
guerriers, fils magnanimes des belliqueux lapithes. et tous deux, devant les hautes portes,
ils se tenaient comme deux chênes, sur les montagnes, bravant les
tempêtes et la pluie, affermis par leurs larges racines. ainsi,
certains de leurs forces et de leur courage, ils attendaient le
choc du grand asios et ne reculaient point. et, par leurs cris, les
deux lapithes exhortaient les akhaiens à venir défendre les nefs. |
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mais, voyant les troiens escalader la muraille, les danaens pleins
de terreur poussaient de grands cris. alors, les deux lapithes, se
jetant devant les portes, combattirent tels que deux sangliers
sauvages qui, sur les montagnes, forcés par les chasseurs et les
chiens, se retournent impétueusement et brisent les arbustes dont
ils arrachent les racines. et ils grincent des dents jusqu'à ce
qu'un trait leur ait arraché la vie.
ainsi l'airain éclatant résonnait sur la poitrine des deux
guerriers frappés par les traits; et ils combattaient
courageusement, confiants dans leurs forces et dans leurs
compagnons.
et ceux-ci lançaient des pierres du haut des tours bien
construites, pour se défendre, eux, leurs tentes et leurs nefs
rapides. |
| et de même que la lourde neige, que la violence du vent
qui agite les nuées noires verse, épaisse, sur la terre
nourricière, de même les traits pleuvaient des mains des akhaiens
et des troiens. et les casques et les boucliers bombés sonnaient,
heurtés par les pierres. voici que, pareils aux guêpes au corsage
mobile, ou aux abeilles qui bâtissent leurs ruches dans un sentier
ardu, et qui n'abandonnent point leurs demeures creuses, mais
défendent leur jeune famille contre les chasseurs, voici que ces
deux guerriers, seuls devant les portes, ne reculent point,
attendant d'être morts ou vainqueurs.
et d'autres aussi combattaient autour des portes; mais, à qui
n'est point dieu, il est difficile de tout raconter. |
et
tous les dieux étaient tristes qui soutenaient les danaens dans
les batailles.
et tandis que les deux lapithes enlevaient leurs armes splendides,
derrière polydamas et hektôr accouraient de jeunes guerriers,
nombreux et très braves, pleins du désir de rompre la muraille et
de brûler les nefs. en
effet, comme ils allaient le franchir, ils virent un signe
augural. |
| un aigle, volant dans les hautes nuées, apparut à leur
gauche, et il portait entre ses serres un grand dragon sanglant,
mais qui vivait et palpitait encore, et combattait toujours, et
mordait l'aigle à la poitrine et au cou. et celui-ci, vaincu par
la douleur, le laissa choir au milieu de la foule, et s'envola
dans le vent en poussant des cris. et les troiens frémirent
d'horreur en face du dragon aux couleurs variées qui gisait au
milieu d'eux, signe de zeus tempétueux. mais je parlerai cependant,
car mes paroles seront bonnes. n'allons point assiéger les nefs
akhaiennes, car ceci arrivera, si un vrai signe est apparu aux
troiens, prêts à franchir le fossé, cet aigle qui, volant dans les
hautes nuées, portait entre ses serres ce grand dragon sanglant,
mais vivant encore, et qui l'a laissé choir avant de le livrer en
pâture à ses petits dans son aire. c'est pourquoi, même si nous
rompions de force les portes et les murailles des akhaiens, même
s'ils fuyaient, nous ne reviendrions point par les mêmes chemins
et en bon ordre; mais nous abandonnerions de nombreux troiens que
les akhaiens auraient tués avec l'airain, en défendant leurs nefs.
ainsi doit parler tout augure savant dans les prodiges divins, et
les peuples doivent lui obéir. nous n'obéirons qu'à la volonté du grand zeus
qui commande aux hommes mortels et aux immortels. le meilleur des
augures est de combattre pour sa patrie. |
| pourquoi crains-tu la
guerre et le combat? même quand nous tomberions tous autour des
nefs des argiens, tu ne dois point craindre la mort, car ton coeur
ne te pousse point à combattre courageusement. et zeus qui se réjouit de la foudre souleva, des cimes de
l'ida, un tourbillon de vent qui couvrit les nefs de poussière,
amollit le courage des akhaiens et assura la gloire à hektôr et
aux troiens qui, confiants dans les signes de zeus et dans leur
vigueur, tentaient de rompre la grande muraille des akhaiens.
et ils arrachaient les créneaux, et ils démolissaient les
parapets, et ils ébranlaient avec des leviers les piles que les
akhaiens avaient posées d'abord en terre pour soutenir les tours. mais les danaens ne reculaient point, et, couvrant les
parapets de leurs boucliers de peaux de boeuf, ils en repoussaient
les ennemis qui assiégeaient la muraille.
et les deux aias couraient çà et là sur les tours, ranimant le
courage des akhaiens. que nul ne se retire vers les nefs devant les
menaces de l'ennemi. |
en avant! exhortez-vous les uns les autres.
peut-être que l'olympien foudroyant zeus nous donnera de repousser
les troiens jusque dans la ville.
de même que, par un jour d'hiver, tombent les flocons amoncelés de
la neige, quand le sage zeus, manifestant ses traits, les répand
sur les hommes mortels, et que les vents se taisent, tandis que la
neige couvre les cimes des grandes montagnes, et les hauts
promontoires, et les campagnes herbues, et les vastes travaux des
laboureurs, et qu'elle tombe aussi sur les rivages de la mer
écumeuse où les flots la fondent, pendant que la pluie de zeus
enveloppe tout le reste; de même une grêle de pierres volait des
akhaiens aux troiens et des troiens aux akhaiens, et un
retentissement s'élevait tout autour de la muraille.
mais ni les troiens ni l'illustre hektôr n'auraient alors rompu
les portes de la muraille ni la longue barrière, si le sage zeus
n'eût poussé son fils sarpèdôn contre les argiens, comme un lion
contre des boeufs aux cornes recourbées. |
| ainsi le coeur du divin
sarpèdôn le poussait à enfoncer le rempart et à rompre les
parapets.
c'est afin que chacun des lykiens bien armés dise: nos rois, qui
gouvernent la lykiè, ne sont pas sans gloire. s'ils mangent les
grasses brebis, s'ils boivent le vin excellent et doux, ils sont
pleins de courage et de vigueur, et ils combattent en tête des
lykiens.' Ô ami, si en évitant la guerre nous pouvions rester
jeunes et immortels, je ne combattrais pas au premier rang et je
ne t'enverrais pas à la bataille glorieuse; mais mille chances de
mort nous enveloppent, et il n'est point permis à l'homme vivant
de les éviter ni de les fuir. |
|
il parla ainsi, et glaukos ne recula point et lui obéit. et ils
allaient, conduisant la foule des lykiens. et il jeta les yeux sur la muraille des akhaiens,
cherchant quelque chef qui vînt défendre ses compagnons. voici que les chefs lykiens se ruent sur nous, impétueux
comme ils le sont toujours dans les rudes batailles. mais si le
combat retient ailleurs les deux aias, amène au moins le robuste
télamônien et l'excellent archer teukros. voici que les chefs lykiens se ruent sur nous,
impétueux comme ils le sont toujours dans les rudes batailles. |
et il le frappa d'un rude bloc de marbre qui
gisait, énorme, en dedans du mur, au sommet du rempart, près des
créneaux, et tel que, de ses deux mains, un jeune guerrier, de
ceux qui vivent de nos jours, ne soulèverait point le pareil. et celui-
ci tomba du faîte de la tour, comme un plongeur, et son esprit
abandonna ses ossements. et glaukos sauta du mur pour que nul
des akhaiens ne vît sa blessure et ne l'insultât.
et aias et teukros firent face tous deux. et teukros frappa
sarpèdôn sur le baudrier splendide qui entourait la poitrine, mais
zeus détourna la flèche du corps de son fils, afin qu'il ne fût
point tué devant les nefs. toutes nos forces réunies réussiront mieux. et les illustres lykiens, ayant rompu la muraille,
ne pouvaient cependant se frayer un chemin jusqu'aux nefs. et les
belliqueux danaens, les ayant arrêtés, ne pouvaient non plus les
repousser loin de la muraille. |
|
de même que deux hommes, la mesure à la main, se querellent sur le
partage d'un champ commun et se disputent la plus petite portion
du terrain, de même, séparés par les créneaux, les combattants
heurtaient de toutes parts les boucliers au grand orbe et les
défenses plus légères. et les tours et les créneaux
étaient inondés du sang des guerriers. et les troiens ne pouvaient
mettre en fuite les akhaiens, mais ils se contenaient les uns les
autres.
ainsi le combat restait égal entre les deux partis, jusqu'au
moment où zeus accorda une gloire éclatante au priamide hektôr
qui, le premier, franchit le mur des akhaiens. et
hektôr portait une pierre énorme, lourde, pointue, qui gisait
devant les portes, telle que deux très robustes hommes de nos
jours n'en pourraient soulever la pareille de terre, sur leur
chariot. deux poutres les fermaient en dedans, traversées par une
cheville.
et, s'approchant, il se dressa sur ses pieds et frappa la porte
par le milieu, et le choc ne fut pas inutile. il rompit les deux
gonds, et la pierre enfonça le tout et tomba lourdement de l'autre
côté. |
| et ni les poutres brisées, ni les battants en éclats ne
résistèrent au choc de la pierre. et il commanda à la multitude des
troiens de franchir la muraille, et tous lui obéirent. et
zeus ne jetait plus ses yeux splendides sur troiè, ne pensant
point dans son esprit qu'aucun des immortels osât secourir ou les
troiens, ou les danaens.
mais celui qui ébranle la terre ne veillait pas en vain, et il
regardait la guerre et le combat, assis sur le plus haut sommet de
la samothrèkè feuillue, d'où apparaissaient tout l'ida et la ville
de priamos et les nefs des akhaiens. |
| et, aussitôt, il descendit du
sommet escarpé, et les hautes montagnes et les forêts tremblaient
sous les pieds immortels de poseidaôn qui marchait.
et les chevaux agiles le portèrent jusqu'aux nefs.
et il y avait un antre large dans les gouffres de la mer profonde,
entre ténédos et l'âpre imbros. là, poseidaôn qui ébranle la terre
arrêta ses chevaux, les délia du char, leur offrit la nourriture
divine et leur mit aux pieds des entraves d'or solides et
indissolubles, afin qu'ils attendissent en paix le retour de leur
roi. et ils espéraient se saisir
des nefs des akhaiens et y tuer tous les akhaiens. mais poseidaôn
qui entoure la terre et qui la secoue, sorti de la mer profonde,
excitait les argiens, ayant revêtu le corps de kalkhas et pris sa
voix infatigable. ailleurs, je ne
crains pas les efforts des troiens qui ont franchi notre grande
muraille, car les braves akhaiens soutiendront l'attaque; mais
c'est ici, je pense, que nous aurons à subir de plus grands maux,
devant hektôr, plein de rage, semblable à la flamme, et qui se
vante d'être le fils du très puissant zeus.
celui qui entoure la terre et qui l'ébranle parla ainsi, et, les
frappant de son sceptre, il les remplit de force et de courage et
rendit légers leurs pieds et leurs mains.
car ce n'est point là le divinateur kalkhas. je sens mon coeur, dans ma poitrine, plein d'ardeur
pour la guerre et le combat, et mes mains et mes pieds sont plus
légers. et
voici que je suis prêt à lutter seul contre le priamide hektôr qui
ne se lasse jamais de combattre. |
|
et tandis qu'ils se parlaient ainsi, joyeux de l'ardeur guerrière
que le dieu avait mise dans leurs coeurs, celui-ci, loin d'eux,
encourageait les akhaiens qui reposaient leur âme auprès des nefs
rapides, car leurs membres étaient rompus de fatigue, et une amère
douleur les saisissait à la vue des troiens qui avaient franchi la
grande muraille. et des larmes coulaient de leurs paupières, et
ils n'espéraient plus fuir leur ruine. mais celui qui ébranle la
terre ranima facilement leurs braves phalanges. vous ne pouvez sans honte oublier
votre courage, étant parmi les plus braves. que la honte et mes
reproches entrent dans vos âmes, car voici qu'un grand combat
s'engage et que le brave hektôr, ayant rompu nos portes et nos
barrières, combat auprès des nefs. et autour des deux aias se pressaient de solides
phalanges qu'auraient louées arès et athènè qui excite les
guerriers. et les plus braves attendaient les troiens et le divin
hektôr, lance contre lance, bouclier contre bouclier, casque
contre casque, homme contre homme. et les fils des
akhaiens le repoussèrent en le frappant de leurs épées et de leurs
lances aiguës.
il parla ainsi, excitant la force et la vaillance de chacun. et dèiphobos éloigna de sa poitrine le bouclier de peau
de taureau, craignant la lance du brave mèrionès; mais ce héros
rentra dans la foule de ses compagnons, indigné d'avoir manqué la
victoire et rompu sa lance. |
| et il courut vers les nefs des
akhaiens, afin d'y chercher une longue pique qu'il avait laissée
dans sa tente. il tomba ainsi, et ses belles armes d'airain sonnèrent
autour de lui. et sa chute retentit et ses armes sonnèrent sur lui. l'union des guerriers est utile, même celle des
plus timides; et nous saurons combattre les héros. il
saisit deux lances et accourut, semblable au feu fulgurant que le
kroniôn, de sa main, précipite des cimes de l'olympos enflammé,
comme un signe rayonnant aux hommes vivants. ainsi resplendissait
l'airain sur la poitrine du roi qui accourait. et il venait chercher une lance d'airain. je ne pense
pas aussi avoir jamais oublié mon courage. pourquoi me parler ainsi? si nous
étions choisis parmi les plus braves pour une embuscade, car c'est
là que le courage des guerriers éclate, là on wallp le brave
du lâche, car celui-ci change à tout instant de couleur, et son
coeur n'est point assez ferme pour attendre tranquillement en
place; et il remue sans cesse, tantôt sur un pied, tantôt sur
l'autre; et son coeur tremble dans sa poitrine par crainte de la
mort, et ses dents claquent, tandis que le brave ne change point
de couleur, et il ne redoute rien au premier rang des guerriers,
dans l'embuscade, et il souhaite l'ardent combat; certes, donc,
aucun de nous ne blâmerait en cet instant ni ton courage ni ton
bras; et si tu étais blessé alors, ce ne serait point à l'épaule
ou dans le dos que tu serais frappé d'un trait, mais en pleine
poitrine ou dans le ventre, tandis que tu te précipiterais dans la
mêlée des combattants. |
| va! ne parlons plus, inactifs, comme des
enfants, de peur que ceci nous soit reproché injurieusement. va
dans ma tente, et prends une lance solide. ils suffiront à repousser le priamide hektôr.
allons vers la gauche de l'armée, et voyons promptement si nous
remporterons une grande gloire, ou si nous la donnerons à
l'ennemi. et dès que les troiens eurent
vu idoméneus, semblable à la flamme par son courage, avec son
compagnon brillant sous ses armes, s'exhortant les uns les autres,
ils se jetèrent sur lui. et le combat fut égal entre eux tous
devant les poupes des nefs. et la multitude des guerriers se hérissa de
longues lances qui perçaient la chair des combattants.
et les deux fils puissants de kronos, dans leur volonté contraire,
accablaient ainsi les héros de lourdes calamités. zeus voulait
donner la victoire à hektôr et aux troiens, afin d'honorer
akhilleus aux pieds rapides; et il ne voulait pas détruire les
tribus akhaiennes devant ilios, mais honorer thétis et son fils
magnanime. et poseidaôn, sorti en secret de la blanche mer,
encourageait les akhaiens, et il gémissait de les voir domptés par
les troiens, et il s'irritait contre zeus. |
| et il n'offrait point de présents, mais il avait promis
de repousser les fils des akhaiens loin de troiè. et le vieillard
priamos avait juré de lui donner sa fille, et, sur cette promesse,
il combattait bravement. il t'a promis sa fille, et
c'est nous qui accomplirons sa promesse. et la lance passa au travers du cou, et asios tomba
comme un chêne ou comme un peuplier, ou comme un pin élevé que des
constructeurs de nefs, sur les montagnes, coupent de leurs haches
récemment aiguisées. ainsi le guerrier gisait étendu devant ses
chevaux et son char, grinçant des dents et saisissant la poussière
sanglante. et le brave antilokhos
le frappa de sa lance, et la cuirasse d'airain ne résista pas au
coup qui pénétra au milieu du ventre. |
il parla ainsi, et ses paroles orgueilleuses emplirent les argiens
de douleur, et surtout le brave antilokhos.
et idoméneus ne laissait point reposer son courage, et il désirait
toujours envelopper quelque troien de la nuit noire, ou tomber
lui-même en sauvant les akhaiens de leur ruine. malheureux!
ose m'attendre, et tu verras ce que vaut la race de zeus. et il vit qu'il valait mieux aller vers ainéias. |
et il le
trouva debout aux derniers rangs, car il était irrité contre le
divin priamos qui ne l'honorait pas, bien qu'il fût brave entre
tous les guerriers. suis-moi, allons vers alkathoos qui,
époux de ta soeur, a cjarbroil nourri ton enfance dans ses
demeures. mais celui-ci ne
fut point saisi par la peur comme un enfant, et il attendit, de
même qu'un sanglier des montagnes, certain de sa force, attend,
dans un lieu désert, le tumulte des chasseurs qui s'approchent.
son dos se hérisse, ses yeux lancent du feu, et il aiguise ses
défenses pour repousser aussitôt les chiens et les chasseurs. et leurs troupes les suivaient, telles que
des troupeaux de brebis qui suivent le bélier hors du pâturage,
pour aller boire. de même le
coeur d'ainéias fut joyeux dans sa poitrine, en voyant la foule
des guerriers qui le suivaient.
et idoméneus frappa oinomaos au milieu du ventre, et la cuirasse
fut rompue, et l'airain s'enfonça dans les intestins, et le
guerrier tomba en saisissant la terre avec les mains. et idoméneus
arracha la lance du cadavre, mais il ne put dépouiller les épaules
de leurs belles armes, car il était accablé par les traits. et il
n'avait plus les pieds vigoureux avec lesquels il s'élançait
autrefois pour reprendre sa pique ou pour éviter celle de
l'ennemi. |
| il éloignait encore de pied ferme son jour fatal, mais
il ne pouvait plus fuir aisément.
et le terrible arès plein de clameurs ignorait que son fils fût
tombé mort dans la mêlée violente. et mèrionès bondit de nouveau comme un
vautour, et arracha du bras blessé sa forte lance, et rentra dans
les rangs de ses compagnons. et ils le portèrent dans la ville,
poussant des gémissements. et le sang coulait de sa blessure
fraîche. |
| et les autres combattaient toujours, et une immense
clameur s'élevait.
et antilokhos, apercevant le dos de thoôn, le frappa
impétueusement, et il trancha la veine qui, courant le long du
dos, arrive au cou.
et antilokhos accourut, et, regardant autour de lui, enleva ses
belles armes de ses épaules. et comme adamas fuyait la mort dans les rangs
de ses compagnons, mèrionès, le poursuivant, le perça entre les
parties mâles et le nombril, là où une plaie est mortelle pour les
hommes lamentables. |
| et la nuit couvrit les
yeux de dèipyros. et le priamide
frappa de sa flèche la cuirasse bombée, et le trait acerbe y
rebondit. quand ils se furent
rencontrés, l'atréide le manqua, et peisandros frappa le bouclier
de l'illustre ménélaos; mais il ne put traverser l'airain, et le
large bouclier repoussa la pique dont la pointe se rompit. et, maintenant,
voici que vous tentez de jeter la flamme désastreuse sur nos nefs
qui traversent la mer, et de tuer les héros akhaiens! mais vous
serez réprimés, bien que remplis de fureur guerrière. et il avait suivi son
père bien-aimé à la guerre de troiè, et il ne devait point
retourner dans la terre de la patrie. et il tomba entre les bras de
ses chers compagnons, rendant l'âme. il gisait comme un ver sur la
terre, et son sang noir coulait, baignant la terre. et il y avait un guerrier akhaien, eukhènor, fils du
divinateur polyidos, riche et brave, et habitant korinthos. et il
était monté sur sa nef, subissant sa destinée, car le bon polyidos
lui avait dit souvent qu'il mourrait, dans ses demeures, d'un mal
cruel, ou que les troiens le tueraient parmi les nefs des
akhaiens. et le priamide se tenait là
où il avait franchi les portes et où il enfonçait les épaisses
lignes des danaens porteurs de boucliers. |
| et ils combattaient
tous deux en tête des phthiotes magnanimes, parmi les boiôtiens,
pour défendre les nefs. comme deux boeufs noirs traînent ensemble, d'un
souffle égal, une lourde charrue dans une terre nouvelle, tandis
que la sueur coule de la racine de leurs cornes, et que, liés à
distance au même joug, ils vont dans le sillon, ouvrant du soc la
terre profonde, de même les deux aias allaient ensemble. mais de
nombreux et braves guerriers suivaient le télamôniade et portaient
son bouclier, quand la fatigue et la sueur rompaient ses genoux.
et les lokriens ne suivaient pas le magnanime oilèiade, car il ne
leur plaisait pas de combattre en ligne. |
| ils n'avaient ni casques
d'airain hérissés de crins de cheval, ni boucliers bombés, ni
lances de frêne; et ils étaient venus devant troiè avec des arcs
et des frondes de laine, et ils en accablaient et en rompaient
sans cesse les phalanges troiennes. les
dieux accordent aux uns le courage, aux autres l'art de la danse,
à l'autre la kithare et le chant. |
| le prévoyant zeus mit un esprit
sage en celui-ci, et les hommes en profitent, et il sauvegarde les
cités, et il recueille pour lui-même le fruit de sa prudence. la
couronne de la guerre éclate de toutes parts autour de toi, et les
troiens magnanimes qui ont franchi la muraille fuient avec leurs
armes, ou combattent en petit nombre contre beaucoup, dispersés
autour des nefs. retourne, et appelle ici tous les chefs, afin que
nous délibérions en conseil si nous devons nous ruer sur les nefs,
en espérant qu'un dieu nous accorde la victoire, ou s'il nous faut
reculer avant d'être entamés. je crains que les akhaiens ne
vengent leur défaite d'hier, car il y a parets les nefs un homme
insatiable de guerre, qui, je pense, ne s'abstiendra pas longtemps
de combat. et,
ayant entendu la voix de hektôr, ils accouraient tous auprès du
panthoide polydamas. et il les trouva tous, ou blessés, ou
morts, autour des nefs et des poupes des akhaiens, ayant rendu
l'âme sous les mains des argiens. depuis que tu as partxé la lutte de nos
compagnons auprès des nefs, nous avons combattu sans cesse les
danaens. conduis-nous donc
où ton coeur et ton esprit t'ordonnent d'aller, et nous serons
prompts à te suivre, et je ne pense pas que nous cessions le
combat tant que nos forces le permettront. |
et tous allaient, semblables aux tourbillons de vent que le père
zeus envoie avec le tonnerre par les campagnes, et dont le bruit
se mêle au retentissement des grandes eaux bouillonnantes et
soulevées de la mer aux rumeurs sans nombre, qui se gonflent,
blanches d'écume, et roulent les unes sur les autres. et le priamide hektôr les menait, semblable au terrible
arès, et il portait devant lui son bouclier égal fait de peaux
épaisses recouvertes d'airain.

|
| et autour de ses tempes
resplendissait son casque mouvant, et, sous son bouclier, il
marchait contre les phalanges, cherchant à les enfoncer de tous
côtés. c'est le fouet fatal de
zeus qui nous éprouve. et je te le
dis, le temps viendra où, fuyant, tu supplieras le père zeus et
les autres immortels pour que tes chevaux soient plus rapides que
l'épervier, tandis qu'ils t'emporteront vers la ville à travers la
poussière de la plaine.
et, comme il parlait ainsi, un aigle vola à sa droite dans les
hauteurs, et les akhaiens se réjouirent de cet augure. et les argiens, se souvenant de leur vigueur,
répondirent par d'autres cris, et la clameur des deux peuples
monta jusque dans l'aithèr, parmi les splendeurs de zeus. tout large qu'il était, le rivage
ne pouvait contenir toutes les nefs sans resserrer le camp; et les
akhaiens les avaient rangées par files, dans la gorge du rivage,
entre les deux promontoires. ah! certes, les akhaiens aux belles
knèmides ont contre moi la même colère qu'akhilleus, et ils ne
veulent plus combattre autour des nefs. le mur est renversé que nous nous flattions
d'avoir élevé devant les nefs comme un rempart inaccessible. et
voici que les troiens combattent maintenant au milieu des nefs, et
nous ne saurions reconnaître, en regardant avec le plus
d'attention, de quel côté les akhaiens roulent bouleversés. |
je ne vous engage point à
retourner dans la mêlée, car un blessé ne peut combattre. je
reconnaissais autrefois qu'il secourait les danaens, mais je sais
maintenant qu'il honore les troiens comme des bienheureux, et
qu'il enchaîne notre vigueur et nos mains. traînons à la mer les nefs qui en sont le plus
rapprochées. restons sur nos ancres jusqu'à la nuit; et, si les
troiens cessent le combat, nous pourrons mettre à la mer divine le
reste de nos nefs. ainsi, tu veux
renoncer à la grande ville des troiens pour laquelle nous avons
souffert tant de maux? tais-toi. que nul d'entre les akhaiens
n'entende cette parole que n'aurait dû prononcer aucun homme d'un
esprit juste, un roi à qui obéissent des peuples aussi nombreux
que ceux auxquels tu commandes parmi les akhaiens. |
moi, je
condamne cette parole que tu as grill, cet ordre de traîner à la
mer les nefs bien construites, loin des clameurs du combat. je ne
veux point que les fils des akhaiens traînent à la mer, contre
leur gré, les nefs bien construites. et vous ne me blâmerez point de
parler parce que je suis le plus jeune, car je suis né d'un père
illustre et je descends d'une race glorieuse. et celui-ci
demeura chez lui, mais mon père habita argos. ainsi le voulurent
zeus et les autres dieux.
et ses brebis étaient nombreuses, et il était illustre par sa
lance entre tous les akhaiens. vous savez que je dis la vérité,
que ma race n'est point vile, et vous ne mépriserez point mes
paroles. |
| allons vers le champ de bataille, bien que blessés, loin
des traits, afin que nous ne recevions pas blessure sur blessure;
mais animons et excitons les akhaiens qui déjà se lassent et
cessent de combattre courageusement. et l'illustre qui
ébranle la terre les vit et vint à eux sous la forme d'un
vieillard. |
| qu'un dieu lui rende autant de honte! tous les
dieux heureux ne sont point irrités contre toi. les princes et les
chefs des troiens empliront encore la plaine de poussière, et tu
les verras fuir vers leur ville, loin des nefs et des tentes.
ayant ainsi parlé, il se précipita vers la plaine en poussant un
grand cri, tel que celui que neuf ou dix mille hommes qui se ruent
au combat pourraient pousser de leurs poitrines. et il versa la force dans le coeur des
akhaiens, avec le désir de guerroyer et de combattre.
et elle entra dans la chambre nuptiale que son fils bien-aimé
hèphaistos avait faite. et il avait adapté aux portes solides un
verrou secret, et aucun des dieux n'aurait pu les ouvrir. elle
entra et ferma les portes resplendissantes. et son beau corps étant parfumé, elle
peigna sa chevelure et tressa de ses mains ses cheveux éclatants,
beaux et divins, qui flottaient de sa tête immortelle. et elle mit une ceinture à cent franges, et à
ses oreilles bien percées des pendants travaillés avec soin et
ornés de trois pierres précieuses. |
|
mon coeur m'ordonne de te satisfaire, si je le puis, et si c'est
possible. endors, sous leurs paupières, les yeux splendides
de zeus, dès que je serai couchée dans ses bras, et je te donnerai
un beau trône incorruptible, tout en or, qu'a fait mon fils
hèphaistos qui boite des deux pieds; et il y joindra un escabeau
sur lequel tu appuieras tes beaux pieds pendant le repas. et, laissant la mer à lektos, ils parvinrent à l'ida qui
abonde en bêtes fauves et en sources, et sous leurs pieds se
mouvait la cime des bois. et il se blottit dans les épais
rameaux du pin, semblable à l'oiseau bruyant que les hommes
appellent khalkis et les dieux kymindis. |
| mais, si tels sont ton désir et ta volonté, la
chambre nuptiale que ton fils hèphaistos a o7utlet a plarts portes
solides.
et le fils de kronos prit l'Épouse dans ses bras. et sous eux la
terre divine enfanta une herbe nouvelle, le lotos brillant de
rosée, et le safran, et l'hyacinthe épaisse et molle, qui les
soulevaient de terre. couverts de nos meilleurs et de nos plus grands boucliers,
les casques éclatants en tête et les longues piques en main,
allons! et je vous conduirai, et je ne pense pas que le priamide
hektôr nous attende, bien qu'il soit plein d'audace. |
| et la mer inondait la plage
jusqu'aux tentes et aux nefs, et les deux peuples se heurtaient
avec une grande clameur; mais ni l'eau de la mer qui roule sur le
rivage, poussée par le souffle furieux de boréas, ni le
crépitement d'un vaste incendie qui brûle une forêt, dans les
gorges des montagnes, ni le vent qui rugit dans les grands chênes,
ne sont aussi terribles que n'était immense la clameur des
akhaiens et des troiens, se ruant les uns sur les autres. aucun
ne négligea de le secourir, et tous tenaient devant lui leurs
boucliers bombés. et l'illustre oilèiade le blessa de sa lance dans le
ventre, et il tomba à la renverse, et, autour de lui, les troiens
et les danaens engagèrent une lutte terrible.
il parla ainsi, et les argiens furent remplis de douleur en
l'entendant se glorifier ainsi.
et il parla ainsi, le connaissant bien. et, se levant, il regarda et vit les troiens et les
akhaiens, et les premiers en pleine déroute, et les argiens, ayant
au milieu d'eux le roi poseidaôn, les poussant avec fureur. je ne sais si tu ne recueilleras pas la
première le fruit de tes ruses, et si je ne t'accablerai point de
coups. mais
je le délivrai et le ramenai dans argos féconde en chevaux.
mais j'irai et je lui conseillerai, ô zeus qui amasses les noires
nuées, de se retirer où tu le voudras. |
| et ils fuiront jusqu'aux nefs du pèléide
akhilleus qui suscitera son compagnon patroklos. tu sais combien son âme
est orgueilleuse et dure. préside le festin des dieux dans ces
demeures. tu sauras avec tous les immortels les desseins fatals de
zeus. je ne pense pas que ni les hommes, ni les dieux puissent se
réjouir désormais dans leurs festins. |
| je t'ordonne d'apaiser la
colère du meurtre de ton fils. déjà de plus braves et de plus
vigoureux que lui sont morts, ou seront tués. il est difficile de
sauver de la mort les générations des hommes. qu'il craigne donc de se croire l'égal
de celui que tous les autres dieux redoutent.
il parla ainsi, et la rapide iris aux pieds aériens descendit du
faîte des cimes idaiennes, vers la sainte ilios. il te commande de te retirer de la mêlée et de rester,
soit dans l'assemblée des dieux, soit dans la mer divine. il t'avertit de ne point te croire l'égal de celui que
tous les dieux redoutent. on fit trois parts du monde, et chacun de
nous reçut la sienne. mais le haut
olympos et la terre furent communs à tous. c'est pourquoi je ne
ferai point la volonté de zeus, bien qu'il soit puissant. il est bon qu'un messager
possède la prudence; mais une amère douleur emplit mon esprit et
mon coeur quand zeus veut, par des paroles violentes, réduire son
égal en honneurs et en droits. |
|
ayant ainsi parlé, il laissa le peuple des akhaiens et rentra dans
la mer. et les héros akhaiens le regrettaient. certes, ils auraient entendu un combat terrible
les dieux souterrains qui vivent autour de kronos; mais il vaut
mieux pour tous deux que, malgré sa colère, il ait évité mes
mains, car cette lutte aurait fait couler de grandes sueurs. archer, prends soin de l'illustre
hektôr et remplis-le d'une grande force, pour qu'il chasse les
akhaiens jusqu'aux nefs et jusqu'au hellespontos; et je songerai
alors comment je permettrai aux akhaiens de respirer. |
| et il trouva le divin
hektôr, le fils du sage priamos, non plus couché, mais assis, et
se ranimant, et reconnaissant ses compagnons autour de lui. et le
râle et la sueur avaient disparu par la seule pensée de zeus
tempétueux. toi et ta haute citadelle,
je vous ai protégés et je vous protège toujours. viens! excite les
cavaliers à pousser leurs chevaux rapides vers les nefs creuses,
et j'irai devant toi, et j'aplanirai la voie aux chevaux, et je
mettrai en fuite les héros akhaiens.
ayant ainsi parlé, il remplit le prince des peuples d'une grande
force. chacun de nous espérait qu'il avait
péri par les mains d'aias télamônien; mais sans doute un dieu l'a
sauvé de nouveau, lui qui a grills les genoux de tant de danaens,
et qui va en rompre encore, car ce n'est point sans l'aide de zeus
tonnant qu'il revient furieux au combat. |
| que la multitude retourne aux nefs, et tenons ferme, nous
qui sommes les plus braves de l'armée. tendons vers lui nos
grandes lances, et je ne pense pas qu'il puisse, malgré ses
forces, enfoncer les lignes des danaens. et,
derrière eux, la multitude retournait vers les nefs des akhaiens.
et les troiens frappèrent les premiers.
les flèches jaillissaient des nerfs et les lances des mains
robustes; et les unes pénétraient dans la chair des jeunes hommes,
et les autres entraient en terre, avides de sang, mais sans avoir
percé le beau corps des combattants.
aussi longtemps que phoibos apollôn tint l'aigide immobile en ses
mains, les traits percèrent des deux côtés, et les guerriers
tombèrent; mais quand il la secoua devant la face des cavaliers
danaens, en poussant des cris terribles, leur coeur se troubla
dans leurs poitrines, et ils oublièrent leur force et leur
courage.
comme un troupeau de boeufs, ou un grand troupeau de brebis, que
deux bêtes féroces, au milieu de la nuit, bouleversent
soudainement, en l'absence de leur gardien, de même les akhaiens
furent saisis de terreur, et apollôn les mit en fuite et donna la
victoire à hektôr et aux troiens. alors, dans cette fuite, chaque
homme tua un autre homme. |
| et iasos était un chef
athènaien et fils de sphèlos boukolide.
et polydamas tua mèkistheus, et politès tua ekhios qui combattait
aux premiers rangs. ni
ses frères, ni ses soeurs ne mettront son corps sur le bûcher, et
les chiens le déchireront devant notre ville.
ayant ainsi parlé, il poussa les chevaux du fouet, en entraînant
les troiens, et tous, avec des cris menaçants et une clameur
immense, ils poussaient leurs chars en avant. et phoibos apollôn
jeta facilement du pied les bords du fossé dans le milieu, et, le
comblant, le fit aussi large que l'espace parcouru par le trait
que lance un guerrier vigoureux.
il parla ainsi en priant, et le sage zeus entendit la prière du
vieux nèlèiade et tonna. comme les grandes lames de la haute mer
assiègent les flancs d'une nef, poussées par la violence du vent,
car c'est elle qui gonfle les eaux; de même les troiens
escaladaient le mur avec de grandes clameurs; et ils poussaient
leurs chevaux et combattaient devant les nefs à coups de lances
aiguës; et les akhaiens, du haut de leurs nefs noires, les
repoussaient avec ces longs pieux, couchés dans les nefs, et qui,
cerclés d'airain, servent dans le combat naval. |
| qu'un de tes compagnons te
soigne; il faut que je retourne vers akhilleus et que je l'exhorte
à combattre. qui sait si, un dieu m'aidant, je ne toucherai point
son âme? le conseil d'un ami est excellent.
cependant les akhaiens soutenaient l'assaut des troiens. et ceux-
ci ne pouvaient rompre les phalanges des danaens et envahir les
tentes et les nefs, et ceux-là ne pouvaient repousser l'ennemi
loin des nefs. comme le bois dont on eelctric une nef est mis de
niveau par un habile ouvrier à qui athènè a co0versé toute sa
science, de même le combat était partout égal autour des nefs.
et le priamide attaqua l'illustre aias. et tous deux soutenaient
le travail du combat autour des nefs, et l'un ne pouvait éloigner
l'autre pour incendier les nefs, et l'autre ne pouvait repousser
le premier que soutenait un dieu. et il lança
ses flèches aux troiens. mais le malheur l'accabla sans que
nul pût le secourir; et la flèche fatale entra derrière le cou, et
il tomba du char, et les chevaux reculèrent, secouant le char
vide.
et le prince polydamas, l'ayant vu, accourut promptement aux
chevaux et les confia à astynoos, fils de protiaôn, lui
recommandant de les tenir près de lui. |
| et il se mêla de nouveau
aux combattants. et zeus priva de cette gloire le
télamônien teukros, car il rompit le nerf bien tendu, comme
teukros tendait l'arc excellent. prends une longue lance, mets un
bouclier sur tes épaules et combats les troiens en excitant les
troupes. que ce ne soit pas du moins sans peine qu'ils se rendent
maîtres de nos nefs bien construites. il est facile de comprendre à qui le puissant kroniôn
accorde ou refuse son aide, qui il menace et qui il veut couvrir
de gloire. maintenant, il brise les forces des akhaiens et il nous
protège. |
| combattez fermement autour des nefs. si l'un de vous est
blessé et meurt, qu'il meure sans regrets, car il est glorieux de
mourir pour la patrie, car il sauvera sa femme, ses enfants et
tout son patrimoine, si les akhaiens retournent, sur leurs nefs,
dans la chère terre de leurs aïeux.
ayant ainsi parlé, il excita la force et le courage de chacun. le
mieux est de leur opposer nos bras et notre vigueur. il faut
mourir promptement ou vivre, au lieu de nous consumer dans un
combat sans fin contre des hommes qui ne nous valent pas.
ayant ainsi parlé, il ranima le courage de chacun. et comme le phyléide lui arrachait ses
armes, le brave dolops lampétide se jeta sur lui, dolops
qu'engendra le laomédontiade lampos, le meilleur des hommes
mortels. et, maintenant, elle préserva son fils de la mort. et la pointe d'airain traversa la poitrine, et le guerrier
tomba sur la face. et il brillait parmi les troiens, et il habitait
auprès de priamos qui l'honorait à l'égal de ses fils. ce n'est plus de loin qu'il faut
combattre les argiens. nous les tuerons, ou la haute ilios sera
prise et ils égorgeront ses citoyens. ayez honte de fuir et faites face au
combat. |
|
il parla ainsi, et les akhaiens retinrent ses paroles dans leur
esprit, prêts à s'entre-aider; et ils faisaient comme un mur
d'airain autour des nefs; et zeus excitait les troiens contre eux. et il tomba et ses
armes sonnèrent. et le brave antilokhos se jeta sur lui, comme un
chien sur un faon qu'un chasseur a electricé tandis qu'il bondissait
hors du gîte. et antilokhos ne l'attendit
pas, quoique brave, et il prit la fuite, comme une bête fauve qui,
ayant tué un chien, ou le bouvier au milieu des boeufs, fuit avant
que la foule des hommes la poursuive.
et les troiens, semblables à des lions mangeurs de chair crue, se
ruaient sur les nefs, accomplissant ainsi les ordres de zeus, car
il leur inspirait la force et il troublait l'âme des argiens,
voulant donner une grande gloire au priamide hektôr, et le laisser
jeter la flamme ardente sur les nefs aux poupes recourbées, afin
d'exaucer la fatale prière de thétis. et le sage zeus attendait
qu'il eût vu le feu embraser une nef, et alors il repousserait les
troiens loin des nefs et rendrait la victoire aux danaens.
et il tentait de rompre les lignes des guerriers, se ruant là où
il voyait la mêlée la plus pressée et les armes les plus belles. |
|
mais, malgré son désir, il ne pouvait rompre l'armée ennemie, car
celle-ci résistait comme une tour, ou comme une roche énorme et
haute qui, se dressant près de la blanche mer, soutient le souffle
rugissant des vents et le choc des grandes lames qui se brisent
contre elle.
comme l'eau de la mer, enflée par les vents qui soufflent avec
véhémence du milieu des nuées, assiège une nef rapide et la couvre
tout entière d'écume, tandis que le vent frémit dans la voile et
que les matelots sont épouvantés, parce que la mort est proche; de
même le coeur des akhaiens se rompait dans leurs poitrines. et
il donna une grande gloire à hektôr, car, en se retournant, il
heurta le bord du grand bouclier qui le couvrait tout entier et le
préservait des traits; et, les pieds embarrassés, il tomba en
arrière, et, dans sa chute, son casque résonna autour de ses
tempes. souvenez-vous de vos fils, de vos femmes, de vos domaines,
de vos parents qui vivent encore ou qui sont morts. je vous adjure
en leur nom de tenir ferme et de ne pas fuir.
il parla ainsi, et il ranima leur force et leur courage. alors,
athènè dissipa la nuée épaisse qui couvrait leurs yeux, et la
lumière se fit de toutes parts, autant sur les nefs que sur le
champ de bataille. |
| et ceux qui fuyaient, comme ceux qui luttaient,
et ceux qui combattaient auprès des nefs rapides, virent le brave
hektôr et ses compagnons.
et il ne plut point à l'âme du magnanime aias de rester où étaient
les autres fils des akhaiens. comme un habile cavalier qui, ayant mis
ensemble quatre chevaux très agiles, les pousse vers une grande
ville, sur le chemin public, et que les hommes et les femmes
admirent, tandis qu'il saute de l'un à l'autre, et qu'ils courent
toujours; de même aias marchait rapidement sur les poupes des
nefs, et sa voix montait dans l'ouranos, tandis qu'il excitait par
de grandes clameurs les danaens à sauver les tentes et les nefs. comme un aigle fauve qui tombe sur une multitude
d'oiseaux, paissant le long d'un fleuve, oies, grues et cygnes aux
longs cous; de même hektôr se précipita sur une nef à proue bleue.
et, de sa grande main, zeus le poussait par derrière, et tout son
peuple avec lui. on eût dit des hommes infatigables et indomptés
se ruant à un premier combat, tant ils luttaient tous avec ardeur. et ils se ruaient,
avec ces pensées, les uns contre les autres.
hektôr saisit la poupe de la nef belle et rapide qui avait amené
prôtésilaos à troiè et qui n'avait point dû le ramener dans la
terre de la patrie. et les akhaiens et les troiens s'entre-tuaient
pour cette nef. |
| et beaucoup de beaux glaives à poignée noire tombaient sur
le sable des mains et des épaules des hommes qui combattaient, et
la terre était trempée d'un sang noir. et aias ne put soutenir plus longtemps l'assaut, car il
était accablé de traits; et il recula, de peur de mourir, jusqu'au
banc des rameurs, long de sept pieds, et il abandonna la poupe de
la nef. |
| mais, du banc où il était, il éloignait à coups de lance
chaque troien qui apportait le feu infatigable. pensez-vous
trouver derrière vous d'autres défenseurs, ou une muraille plus
inaccessible qui vous préserve de la mort? nous n'avons point ici
de ville ceinte de tours d'où nous puissions repousser l'ennemi et
assurer notre salut. mais nous sommes ici dans les plaines des
troiens bien armés, acculés contre la mer, loin de la terre de la
patrie, et notre salut est dans nos mains et non dans la lassitude
du combat.
il parla ainsi, et, furieux, il traversait de sa lance aiguë
chaque troien qui apportait le feu sur les nefs creuses afin de
plaire à hektôr et de lui obéir. |
| et
patroklos se tenait devant le prince des peuples, akhilleus,
versant de chaudes larmes, comme une source d'eau noire qui flue
du haut d'un rocher. eurypylos a charbrfoil cuisse percée
d'une flèche; et les médecins les soignent et baignent leurs
blessures avec des baumes. la mer bleue t'a enfanté et ton âme est dure comme
les hauts rochers. les troiens reculeront, me prenant pour toi, et les fils
belliqueux des akhaiens respireront, et nous chasserons
facilement, nouveaux combattants, ces hommes écrasés de fatigue,
loin des tentes et des nefs, vers leur ville. mais
un noir chagrin est dans mon coeur et trouble mon esprit, depuis
que cet homme, dont la puissance est la plus haute, m'a arraché ma
récompense, à moi qui suis son égal! tel est le noir chagrin qui
me ronge. |
| sans doute je ne puis nourrir dans mon coeur
une colère éternelle. j'avais résolu de ne la déposer que le jour
où les clameurs de la guerre parviendraient jusqu'à mes nefs.
couvre donc tes épaules de mes armes illustres, et mène les braves
myrmidones au combat, puisqu'une noire nuée de troiens enveloppe
les nefs. voici que les argiens sont acculés contre le rivage de
la mer, dans un espace très-étroit, et toute la ville des troiens
s'est ruée sur eux avec audace, car ils ne voient point le front
de mon casque resplendir. |
| et la
clameur de ceux-ci remplit toute la plaine, et ils bouleversent
les akhaiens. ne les laisse pas détruire les nefs par le
feu ardent, et que le doux retour ne nous soit pas ravi. mais
garde mes paroles dans ton esprit, si tu veux que je sois honoré
et glorifié par tous les danaens, et qu'ils me rendent cette belle
jeune femme et un grand nombre de présents splendides, par
surcroît. repousse les troiens loin des nefs et reviens. mais aias ne suffisait plus au combat,
tant il était accablé de traits. et l'esprit de zeus et les
troiens illustres l'emportaient sur lui; et son casque splendide,
dont les aigrettes étaient rompues par les coups, sonnait autour
de ses tempes, et son épaule fatiguée ne pouvait plus soutenir le
poids du bouclier. et aias, dans son coeur
irréprochable, reconnut avec horreur l'oeuvre des dieux, et vit
que zeus qui tonne dans les hauteurs, domptant son courage,
donnait la victoire aux troiens. |
|
si elles brûlent, nous ne pourrons plus songer au retour.
il parla ainsi, et patroklos se couvrit de l'airain splendide.
et akhilleus armait les myrmidones sous leurs tentes. de même que
des loups mangeurs de chair crue et pleins d'une grande force qui,
dévorant un grand cerf rameux qu'ils ont tué sur les montagnes,
vont en troupe, la gueule rouge de sang et vomissant le sang,
laper de leurs langues légères les eaux de la source noire, tandis
que leur ventre s'enfle et que leur coeur est toujours intrépide;
de même les chefs des myrmidones se pressaient autour du brave
compagnon du rapide aiakide. et, au milieu d'eux, le belliqueux
akhilleus excitait les porteurs de boucliers et les chevaux.
et akhilleus cher à zeus avait conduit à troiè cinquante nefs
rapides, et cinquante guerriers étaient assis sur les bancs de
rameurs de chacune, et cinq chefs les commandaient sous ses
ordres.
et le troisième chef était le brave peisandros maimalide qui
excellait au combat de la lance, parmi les myrmidones, après
patroklos. |
que chacun de vous, avec un coeur solide,
lutte donc contre les troiens.
il parla ainsi, et il excita la force et le courage de chacun, et
ils serrèrent leurs rangs.
mais akhilleus entra sous sa tente, et souleva le couvercle d'un
coffre riche et bien fait, et plein de tuniques, de manteaux
impénétrables au vent et de tapis velus. et là se trouvait une
coupe d'un beau travail dans laquelle le vin ardent n'avait été
versé que pour akhilleus seul entre tous les hommes, et qui
n'avait fait de libations qu'au père zeus seul entre tous les
dieux. Ô
prévoyant zeus! donne-lui la victoire, affermis son coeur dans sa
poitrine, et que hektôr apprenne que mon compagnon sait combattre
seul et que ses mains robustes n'attendent point pour agir que je
me rue dans le carnage d'arès. il voulut bien que
patroklos repoussât la guerre et le combat loin des nefs, mais il
ne voulut pas qu'il revînt sain et sauf du combat. après avoir
fait des libations et supplié le père zeus, le pèléide rentra sous
sa tente et déposa la coupe dans le coffre; et il sortit de
nouveau pour regarder la rude mêlée des troiens et des akhaiens. |
| et ils se répandaient
semblables à des guêpes, nichées sur le bord du chemin, et que des
enfants se plaisent à irriter dans leurs nids. et ces insensés
préparent un grand mal pour beaucoup; car, si un voyageur les
excite involontairement au passage, les guêpes au coeur intrépide
tourbillonnent et défendent leurs petits. et que l'atréide
agamemnôn qui commande au loin reconnaisse sa faute, lui qui a
outragé le plus brave des akhaiens.
il parla ainsi, et il excita leur force et leur courage, et ils se
ruèrent avec fureur sur les troiens, et les nefs résonnèrent des
hautes clameurs des akhaiens. et, alors, les troiens virent le
brave fils de ménoitios et son compagnon, tous deux
resplendissants sous leurs armes. et chacun
regardait de tous côtés comment il éviterait la mort.
patroklos les dispersa tous ainsi, ayant tué leur chef qui
excellait dans le combat. mais ce ne fut point la
fin du combat. l'airain traversa la
cuisse et brisa l'os, et l'homme tomba la face contre terre. et le
brave ménélaos frappa thoas à l'endroit de la poitrine que le
bouclier ne couvrait pas, et il rompit ses forces. et la lance aiguë du nestôride blessa atymnios, et
l'airain traversa les entrailles, et le troien tomba devant
antilokhos. et maris tomba avec bruit, et un
noir brouillard couvrit ses yeux. |
|
idoméneus frappa de sa pique Érymas dans la bouche, et la pique
d'airain pénétra jusque dans la cervelle en brisant les os blancs;
et toutes les dents furent ébranlées, et les deux yeux s'emplirent
de sang, et le sang jaillit de la bouche et des narines, et la
nuée noire de la mort l'enveloppa.
ainsi les chefs danaens tuèrent chacun un guerrier. de même que
des loups féroces se jettent, dans les montagnes, sur des agneaux
ou des chevreaux que les bergers imprudents ont laissés, dispersés
çà et là, et qui les emportent tout tremblants; de même les
danaens bouleversaient les troiens qui fuyaient tumultueusement,
oubliant leur force et leur courage.
et le grand aias désirait surtout atteindre hektôr arme d'airain;
mais celui-ci, habile au combat, couvrant ses larges épaules de
son bouclier de peau de taureau, observait le bruit strident des
flèches et le son des piques. et il comprenait les chances du
combat; et toujours ferme, il protégeait ses chers compagnons. et
une multitude de chevaux s'y précipitaient, brisant les timons et
abandonnant les chars des princes. et patroklos les poursuivait
avec fureur, exhortant les danaens et méditant la ruine des
troiens. et ceux-ci, pleins de clameurs, emplissaient les chemins
de leur fuite; et une vaste poussière montait vers les nuées, et
les chevaux aux sabots massifs couraient vers la ville, loin des
nefs et des tentes. |
et les hommes tombaient hors
des chars sous les essieux, et les chars bondissants
retentissaient. et le coeur de patroklos le poussait vers
hektôr, afin de le frapper de sa pique; mais les chevaux rapides
du priamide l'avaient emporté.
dans les jours de l'automne, quand la terre est accablée sous de
noirs tourbillons, et quand zeus répand une pluie abondante,
irrité contre les hommes qui jugeaient avec iniquité dans l'agora
et chassaient la justice, sans respect des dieux, de même qu'ils
voient maintenant les torrents creuser leurs campagnes et se
précipiter dans la mer pourprée du haut des rochers escarpés,
détruisant de tous côtés les travaux des hommes; de même on charbroil
les cavales troiennes courir épouvantées. |
et patroklos, ayant
rompu les premières phalanges, les repoussa vers les nefs et ne
leur permit pas de regagner la ville qu'elles désiraient
atteindre. et il les massacrait, en les poursuivant, entre les
nefs, le fleuve et les hautes murailles, et il tirait vengeance
d'un grand nombre d'hommes. et il frappa d'abord pronoos, de sa
pique éclatante, dans la poitrine découverte par le bouclier. et
les forces du troien furent rompues, et il retentit en tombant. patroklos le frappa de sa lance à la joue droite, et
l'airain passa à travers les dents, et, comme il le ramenait, il
arracha l'homme du char. ainsi un homme, assis au faîte d'un haut
rocher qui avance, à l'aide de l'hameçon brillant et de la ligne,
attire un grand poisson hors de la mer. et patroklos le vit et sauta de son char. de même que deux
vautours aux becs recourbés et aux serres aiguës, sur une roche
escarpée luttent avec de grands cris; de même ils se ruèrent l'un
sur l'autre avec des clameurs. |
| il y a, en effet, beaucoup de fils des
dieux qui combattent autour de la grande ville de priamos, de ces
dieux que tu auras irrités.
elle parla ainsi, et le père des hommes et des dieux consentit. et
il versa sur la terre une pluie de sang, afin d'honorer son fils
bien-aimé que patroklos devait tuer dans la fertile troiè, loin de
sa patrie. et les deux
autres chevaux, se remettant au joug, obéirent aux rênes, et les
deux guerriers continuèrent le combat lamentable. et il tomba comme tombe un chêne, ou un
peuplier, ou un grand pin que les bûcherons, sur les montagnes,
coupent de leurs haches tranchantes, pour construire des nefs. et
il était étendu devant ses chevaux et son char, grinçant des dents
et saisissant la poussière sanglante. de même qu'un taureau
magnanime qu'un lion fauve a grjills parmi les boeufs aux pieds
flexibles, et qui meurt en mugissant sous les dents du lion, de
même le roi des lykiens porteurs de boucliers gémissait, dompté
par patroklos. |
| si la mêlée lamentable ne trouble
point ton coeur, sois prompt. je serais à jamais ton opprobre et ta honte si les
akhaiens me dépouillaient de mes armes dans le combat des nefs.
sois ferme, et exhorte tout mon peuple.
il parla ainsi, et l'ombre de la mort couvrit ses yeux et ses
narines.
les myrmidones saisirent les chevaux haletants et qui voulaient
fuir depuis que le char de leurs maîtres était vide. je subis une blessure cruelle,
et ma main est en proie à de grands maux, et mon sang coule sans
cesse, et mon épaule est très-lourde, et je ne puis ni saisir ma
lance, ni combattre l'ennemi. et voici que le plus illustre des
hommes est mort, sarpèdôn, fils de zeus qui n'a point secouru son
fils.
il parla ainsi en priant, et phoibos apollôn l'entendit et apaisa
aussitôt sa douleur. et le sang noir cessa de couler de sa
blessure amère, et la force lui fut rendue. glaukos connut dans
son esprit que le grand dieu avait exaucé sa prière, et il se
réjouit. le chef des lykiens porteurs de boucliers est mort,
sarpèdôn, qui protégeait la lykiè par sa justice et par sa vertu. il est tombé l'homme qui, le
premier, a medco le mur des akhaiens, sarpèdôn! insultons ce
cadavre et arrachons ses armes de ses épaules, et tuons de
l'airain tous ceux de ses compagnons qui voudraient le défendre. |
| et d'abord les troiens
repoussèrent les akhaiens aux sourcils arqués; et un des meilleurs
parmi les myrmidones fut tué, le divin Épeigeus, fils du magnanime
agakleus.
et il se rua à travers les combattants, semblable à un épervier
rapide qui terrifie les geais et les étourneaux. ainsi le cavalier
patroklos se rua contre les lykiens et les troiens, irrité dans
son coeur à cause de son compagnon. et, bathykleus
le poursuivant, glaukos se retourna subitement et le frappa de sa
lance au milieu de la poitrine, et il tomba avec bruit, et une
lourde douleur saisit les akhaiens quand le guerrier tomba, et les
troiens se réjouirent; mais les akhaiens infatigables, se
souvenant de leur courage, se jetèrent en foule autour du cadavre. si moi aussi, je
t'atteignais de l'airain aigu, bien que tu sois robuste et
confiant dans tes forces, tu me donnerais la gloire et ton âme à
aidès illustre par ses chevaux. la fin de la guerre est dans nos mains. il ne s'agit point ici de parler,
mais de combattre. et de même que les bûcherons font un grand tumulte dans
les gorges des montagnes, et que l'écho retentit au loin; de même
la grande plaine frémissait sous les guerriers qui frappaient, de
leurs épées et de leurs lances, l'airain et le cuir des solides
boucliers; et nul n'aurait plus reconnu le divin sarpèdôn, tant il
était couvert de traits, de sang et de poussière. et tous se
ruaient sans cesse autour de son cadavre, comme les mouches qui
bourdonnent, au printemps, dans l'étable, autour des vases remplis
de lait. |
| c'est ainsi qu'ils se ruaient en foule autour de ce
cadavre. et c'est
pourquoi il amollit le courage de hektôr qui, montant sur son
char, prit la fuite en ordonnant aux troiens de fuir aussi, car il
avait reconnu les balances sacrées de zeus. et les illustres
lykiens ne restèrent point, et ils prirent aussi la fuite en
voyant leur roi couché, le coeur percé, au milieu des cadavres,
car beaucoup étaient tombés pendant que le kroniôn excitait le
combat. et les akhaiens arrachèrent des épaules de sarpèdôn ses
belles armes resplendissantes, et le robuste fils de ménoitios les
donna à ses compagnons pour être portées aux nefs creuses. puis, remets-le aux jumeaux rapides, hypnos et
thanatos, pour qu'ils le portent chez le riche peuple de la grande
lykiè. et il le transporta pour le laver dans les eaux
du fleuve, l'oignit d'ambroisie, le couvrit de vêtements immortels
et le confia aux jumeaux rapides, hypnos et thanatos, qui le
transportèrent aussitôt chez le riche peuple de la grande lykiè. |
| mais l'esprit de zeus est plus puissant que
celui des hommes. il terrifie le brave que lui-même a ouitleté au
combat, et il lui enlève la victoire. et alors les fils des akhaiens eussent
pris la haute ilios par les mains de patroklos furieux, si phoibos
apollôn, debout au faîte d'une tour solide, préparant la perte du
ménoitiade, ne fût venu en aide aux troiens. et trois fois
patroklos s'élança jusqu'au relief de la haute muraille, et trois
fois apollôn le repoussa de ses mains immortelles, en heurtant son
bouclier éclatant. il n'est pas dans ta destinée de
renverser de ta lance la haute citadelle des magnanimes troiens. et hektôr, retenant ses chevaux aux sabots
solides près des portes skaies, hésitait s'il retournerait au
combat, ou s'il ordonnerait aux troupes de se renfermer dans les
murailles.
et phoibos apollôn s'approcha de lui, semblable au jeune et brave
guerrier asios, fils de dymas, frère de hékabè et oncle du
dompteur de chevaux hektôr, et qui habitait la phrygiè sur les
bords du sangarios. plût aux dieux que je te fusse supérieur autant que je te
suis inférieur, il te serait fatal d'avoir quitté le combat.
allons, pousse tes chevaux aux sabots massifs contre patroklos. |
ayant ainsi parlé, le dieu rentra dans la foule des guerriers. et apollôn, au milieu de la foule, répandit le
trouble parmi les argiens et accorda la victoire à hektôr et aux
troiens. et le priamide, laissant tous les autres danaens,
poussait vers le seul patroklos ses chevaux aux sabots massifs. et il saisit de la droite un morceau de marbre, rude
et anguleux, d'abord caché dans sa main, et qu'il lança avec
effort. et ce ne fut pas en vain, car cette pierre aiguë frappa au
front le conducteur de chevaux kébrionès, bâtard de l'illustre
priamos. et la pierre coupa les deux sourcils, et l'os ne résista
pas, et les yeux du troien jaillirent à ses pieds dans la
poussière. et, semblable au plongeur, il tomba du char, et son âme
abandonna ses membres. et le priamide sauta de son
char, et tous deux luttèrent pour le cadavre, comme deux lions
pleins de faim combattent, sur les montagnes, pour une biche
égorgée. et le priamide tenait le
cadavre par la tête et ne lâchait point prise, tandis que
patroklos le tenait par les pieds. et les troiens et les danaens
engagèrent alors un rude combat.
de même que l'euros et le notos, par leur rencontre furieuse,
bouleversent, dans les gorges des montagnes, une haute forêt de
hêtres, de frênes et de cornouillers à écorce épaisse, qui
heurtent leurs vastes rameaux et se rompent avec bruit; ainsi les
troiens et les akhaiens, se ruant les uns sur les autres,
combattaient et ne fuyaient point honteusement. |
et patroklos, méditant la perte des troiens, se rua en avant. il
se rua trois fois, tel que le rapide arès, poussant des cris
horribles, et il tua neuf guerriers. et phoibos se tint derrière lui et le frappa de la
main dans le dos, entre les larges épaules, et ses yeux furent
troublés par le vertige. et phoibos apollôn lui arracha de la tête
son casque, qui roula sous les pieds des chevaux en retentissant,
et dont l'aigrette fut souillée de sang et de poussière.
et la longue et lourde lance de patroklos se brisa dans sa main,
et le roi apollôn, fils de zeus, détacha sa cuirasse. et celui-ci, frappé par un
dieu et par la lance d'un homme, recula aussi dans la foule de ses
compagnons, pour éviter la mort. |
|
et dès que hektôr eut vu le magnanime patroklos se retirer, blessé
par l'airain aigu, il se jeta sur lui et le frappa dans le côté
d'un coup de lance qui le traversa. et le ménoitiade tomba avec
bruit, et la douleur saisit le peuple des akhaiens. de même un
lion dompte dans le combat un robuste sanglier, car ils
combattaient ardemment sur le faîte des montagnes, pour un peu
d'eau qu'ils voulaient boire tous deux; mais le lion dompte avec
violence le sanglier haletant. mais
toi, les oiseaux carnassiers te mangeront. je
te le dis, garde mes paroles dans ton esprit: tu ne vivras point
longtemps, et ta mort est proche. la moire violente va te dompter
par les mains de l'irréprochable aiakide akhilleus.
il parla ainsi et mourut, et son âme abandonna son corps et
descendit chez aidès, en pleurant sa destinée, sa force et sa
jeunesse. ainsi le blond ménélaos
allait autour de patroklos, et, le gardant de sa lance et de son
bouclier égal, il se préparait à tuer celui qui approcherait. |
| laisse-moi donc remporter cette
gloire parmi les troiens, ou je te frapperai et j'arracherai ta
chère âme. ainsi je romprai tes forces si tu me tiens
tête; et je t'avertis de rentrer dans la foule et de ne point me
braver, avant que le malheur soit tombé sur toi. tu t'en glorifies, et tu as wall sa femme
veuve dans la profonde chambre nuptiale, et tu as griolé ses
parents d'une douleur amère. et moi, je vengerai ces malheureux et
je remettrai aux mains de panthos et de la divine phrontis ta tête
et tes armes. |
| mais ne retardons pas plus longtemps le combat qui
amènera la victoire ou la défaite de l'un de nous.
il parla ainsi, et il frappa le bouclier d'une rondeur égale; mais
il ne put le traverser, et la pointe d'airain se recourba sur le
solide bouclier. et le panthoide tomba avec bruit, et ses armes
retentirent sur lui. et ses cheveux, qui avaient les reflets de
l'or et de l'argent, et qui étaient semblables aux cheveux des
kharites, furent souillés de sang. |
|
quand un lion montagnard, sûr de sa force, enlève la meilleure
vache d'un grand troupeau qui paît, lui brise le cou avec ses
fortes dents, boit son sang et mange ses entrailles, les chiens et
les bergers poussent, de loin, de grandes clameurs et n'approchent
point, parce que la blême terreur les a grills. |
|
le dieu parla ainsi et rentra dans la foule des hommes. et une
amère douleur saisit le coeur sombre de hektôr. il regarda autour
de lui dans la mêlée, et il vit ménélaos enlevant les belles armes
d'euphorbos, et le panthoide gisant contre terre, et le sang qui
coulait de la plaie ouverte. si j'entendais le brave aias
dans la mêlée, nous retournerions tous deux au combat, même contre
un dieu, et nous sauverions ce cadavre pour le pèléide akhilleus,
et dans nos maux ceci serait pour le mieux.
et tandis qu'il délibérait dans son esprit et dans son coeur, les
phalanges troiennes arrivaient conduites par hektôr. et hektôr rentra dans la foule
de ses compagnons; et, montant sur son char, il donna les belles
armes aux troiens, pour être portées à ilios et pour répandre le
bruit de sa gloire.
et aias marchait autour du ménoitiade, le couvrant de son
bouclier, comme une lionne autour de ses petits. elle les menait à
travers la forêt, quand les chasseurs surviennent. aussitôt,
pleine de fureur, elle fronce les sourcils et en couvre ses yeux. |
ainsi aias marchait autour du héros patroklos, et le brave atréide
ménélaos se tenait près de lui, avec un grand deuil dans la
poitrine. songe maintenant à sauver ta ville et ta
citadelle, seul avec les peuples nés dans ilios. jamais plus les
lykiens ne lutteront contre les danaens pour troiè, puisque tu
n'en as ele3ctric de reconnaissance, bien qu'ils combattent
éternellement. si les troiens avaient l'audace et la force de ceux qui
combattent pour la patrie, nous traînerions dans ilios, dans la
grande ville de priamos, le cadavre de patroklos; et, aussitôt,
les argiens nous rendraient les belles armes de sarpèdôn et
sarpèdôn lui-même; car il a wwllé tué, le compagnon de cet homme qui
est le plus formidable des argiens auprès des nefs et qui a parts
plus braves compagnons. mais viens et tu verras en ce jour si je suis un lâche,
comme tu le dis, et si je saurai rompre la vigueur des danaens qui
défendront le cadavre de patroklos. et il se couvrit des armes immortelles du pèléide
akhilleus, que les dieux ouraniens avaient données à pèleus. |
|
zeus parla ainsi, et il scella sa promesse en abaissant ses
sourcils bleus. et il adapta les armes au corps du priamide qui,
hardi et furieux comme arès, sentit couler dans tous ses membres
la force et le courage. que chacun
combatte donc, triomphe ou périsse, car c'est le sort de la
guerre. de même que le
large courant d'un fleuve tombé de zeus se précipite à la mer, et
que la mer s'enfle hors de son lit, et que les rivages résonnent
au loin; de même retentissait la clameur des troiens.
et hippothoos, fils du pélasge lèthos, ayant lié le tendon par une
courroie, traînait patroklos par un pied dans la mêlée, afin de
plaire à hektôr et aux troiens; mais il lui en arriva malheur,
sans que nul pût le sauver, car le télamônien, se ruant au milieu
de la foule, le frappa sur son casque d'airain, et le casque à
crinière fut brisé par la grande lance et la main vigoureuse
d'aias, et l'airain de la pointe traversa la cervelle qui jaillit
sanglante de la plaie, et ses forces furent rompues. |
| la
pique le perça au milieu de la gorge, et la pointe d'airain sortit
au sommet de l'épaule. il tomba avec bruit et ses armes
retentirent sur lui. et aias perça au milieu du ventre le brave
phorkys, fils de phainops, qui défendait le corps de hippothoos.
l'airain rompit le creux de la cuirasse et déchira les entrailles. zeus nous offre la victoire plutôt
qu'aux danaens, mais vous êtes des lâches qui ne savez pas
combattre. voici qu'un des dieux s'est approché de moi,
et il m'a dit que le très puissant zeus nous était propice dans le
combat. |
|
il parla ainsi, et il s'élança parmi les premiers combattants, et
les troiens firent face aux akhaiens. et le brave lykomèdès fut saisi de compassion en le
voyant tomber. et le brave
astéropaios fut saisi de compassion en le voyant tomber, et il se
rua en avant pour combattre les danaens, mais vainement, car les
akhaiens se tenaient tous, hérissés de lances, autour de
patroklos. et aias les exhortait ardemment, et il leur ordonnait
de ne point s'écarter du cadavre en s'élançant hors des rangs,
mais de rester autour de patroklos et de tenir ferme. mais, au centre, sous le noir brouillard, les
plus braves, se frappant de l'airain cruel, subissaient tous les
maux de la guerre.
et, pendant tout le jour, le carnage continua autour de patroklos,
du brave compagnon du rapide aiakide, et tous avaient les genoux,
les pieds, les mains et les yeux souillés de poussière et de sang. ainsi zeus heurta, tout le jour, la mêlée des hommes et
des chevaux sur le cadavre de patroklos.
mais le divin akhilleus ignorait la mort du ménoitiade, car les
hommes combattaient, loin des nefs, sous les murailles de troiè. |
et il pensait que patroklos reviendrait vivant, après avoir poussé
jusqu'aux portes de la ville, sachant qu'il ne devait point
renverser ilios sans lui, et même avec lui. mais le priamide
hektôr ne vous conduira jamais, ni vous, ni vos chars splendides. et il
s'éloignait ainsi de la foule des troiens, et il revenait se ruer
dans la mêlée; mais il poursuivait les guerriers sans les tuer, ne
pouvant à la fois, seul sur le char sacré, combattre de la lance
et diriger les chevaux rapides. maintenant, la mort et
la moire l'ont saisi. prends le fouet et les rênes splendides, et
je descendrai pour combattre. et avec eux marchaient khromios et arètos
semblable à un dieu. et les insensés espéraient tuer les deux
akhaiens et se saisir des chevaux au large cou; mais ils ne
devaient point revenir sans avoir répandu leur sang sous les mains
d'automédôn. |
| mais la
destinée est sur les genoux des dieux! je lance ma pique, me
confiant en zeus. et le bouclier n'arrêta point l'airain qui le
traversa et entra dans le ventre à travers le baudrier.
et il mit sur le char les dépouilles sanglantes, et il y monta,
les pieds et les mains sanglants, comme un lion qui vient de
manger un taureau. mais la vigueur de hektôr est comme
celle du feu, et il ne cesse de tuer avec l'airain, et zeus lui
donne la victoire. et elle répandit la vigueur
dans ses épaules et dans ses genoux, et elle mit dans sa poitrine
l'audace de la mouche qui, toujours et vainement chassée, se plaît
à mordre, car le sang de l'homme lui est doux. et elle mit cette
audace dans son coeur sombre; et, retournant vers patroklos, il
lança sa pique brillante. et apollôn excita
hektôr, sous la forme de phainops asiade qui habitait abydos, et
qui était le plus cher des hôtes du priamide.
la pique ébranla les dents et trancha la moitié de la langue. |
|
il parla ainsi, et idoméneus fouetta les chevaux aux belles
crinières, jusqu'aux nefs creuses, car la crainte avait envahi son
coeur. et le magnanime aias et ménélaos reconnurent aussi que la
victoire échappait aux akhaiens et que zeus la donnait aux
troiens. tous leurs traits portent, que
ce soit la main d'un lâche qui les envoie ou d'un brave; zeus les
dirige, et les nôtres tombent vains et impuissants sur la terre.
allons, songeons au moins au meilleur moyen d'entraîner le cadavre
de patroklos, et nous réjouirons ensuite nos compagnons par notre
retour. ils s'attristent en nous regardant, car ils pensent que
nous n'échapperons pas aux mains inévitables et à la vigueur du
tueur d'hommes hektôr, mais que nous serons rejetés vers les nefs
noires. mais je ne sais qui nous pourrions envoyer
parmi les akhaiens. un brouillard noir nous enveloppe tous, les
hommes et les chevaux. plût aux
dieux que ceci ne fût jamais arrivé! sans doute tu sais déjà qu'un
dieu accable les akhaiens et donne la victoire aux troiens. mais toi, cours aux nefs des akhaiens, et
annonce ce malheur au pèléide. qu'il vienne promptement sauver son
cadavre nu, car hektôr au casque mouvant possède ses armes. et
les troiens poussèrent des cris horribles en voyant les akhaiens
enlever patroklos. ainsi les troiens se ruaient en
foule, frappant de l'épée et de la lance; mais, quand les aias se
retournaient et leur tenaient tête, ils changeaient de couleur, et
aucun n'osait les combattre pour leur disputer ce cadavre. |
|
et ils emportaient ainsi avec ardeur le cadavre, hors de la mêlée,
vers les nefs creuses. et le combat les suivait, acharné et
terrible, comme un incendie qui éclate brusquement dans une ville;
et les maisons croulent dans une vaste flamme que tourmente la
violence du vent. ainsi le tumulte sans trêve des chevaux et des
hommes poursuivait les akhaiens. et derrière eux, les
aias repoussaient les troiens, comme une colline boisée, qui
s'étend par la plaine, repousse les courants furieux des fleuves
rapides qui ne peuvent la rompre et qu'elle rejette toujours vers
la plaine. |
| ainsi les aias repoussaient la foule des troiens qui
les poursuivaient, conduits par ainéias ankhisiade et par
l'illustre hektôr. et les belles armes des danaens en fuite emplissaient les
bords du fossé et le fossé lui-même; mais le carnage ne cessait
point.
il parla ainsi, et la noire nuée de la douleur enveloppa
akhilleus, et il saisit de ses deux mains la poussière du foyer et
la répandit sur sa tête, et il en souilla sa belle face; et la
noire poussière souilla sa tunique nektaréenne; et, lui-même,
étendu tout entier dans la poussière, gisait, et des deux mains
arrachait sa chevelure. |
| . cvoers, pafrt, charbroil, charbrpoil, chrabroil, grilkl, outlet, charhbroil, neco, outlegt, wall, charbrol, elecric, parts, 9outlet, coversa, grill, electr8c, mecco, mkeco, grikl, wall, elecftric, gas, charbrokil, grillp, charbrouil, charbfoil, cocers, grill, parts, parts, electri8c, o8utlet, charbril, electrkic, meco, meco, gax, gr9ills, out6let, 0parts, wall, grill, gqas, grfill, poart, electr9c, patrts, meco, swall, kutlet, oparts, grills, frills, covedrs, tgrill, mec9o, gfills, wall, covgers, covsrs, emco, oyutlet, wall, keco, parts, 3electric, grilles, gr8ll, outlest, gaas, mecdo, patr, 4electric, grills, grillas, covesrs, eoectric, cxharbroil, cov4ers, part, ooutlet, parts, gas, g5rill, partsz, electeic, part, cgarbroil, grill, par6ts, covere, dcovers, grills, mec0o, elcetric, charbrojil, electric, out5let, lpart, grtills, chardbroil, charbdoil, part, g5ill, cbarbroil, g4ills, outle6t, electtic, grkills, ga, charbgroil, aprt, grill, covers, grillps, 9utlet, elwctric, grills, 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