| mais nul alors ne se mit au-devant de lui pour détourner la
sombre mort. et diomèdès le tua, ainsi que son serviteur kalésios,
qui dirigeait ses chevaux, et tous deux descendirent sous la
terre.
une multitude de choses précieuses sont dans la demeure de mon
père, et il est riche. |
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|
et le roi agamemnôn le frappa au
front et le renversa, et l'atréide, lui mettant le pied sur la
poitrine, arracha la lance de frêne. ce sont les fils
des malheureux qui s'opposent à mon courage. mais si tu es quelque
immortel, et si tu viens de l'ouranos, je ne combattrai point
contre les ouraniens. car le fils de dryas, le brave lykoorgos, ne
vécut pas longtemps, lui qui combattait contre les dieux
ouraniens. et les
dieux qui vivent en repos furent irrités contre celui-ci; et le
fils de kronos le rendit aveugle, et il ne vécut pas longtemps,
parce qu'il était odieux à tous les immortels. |
| moi, je ne voudrais
point combattre contre les dieux heureux. mais si tu es un des
mortels qui mangent les fruits de la terre, approche, afin
d'atteindre plus promptement aux bornes de la mort. le vent
répand les feuilles sur la terre, et la forêt germe et en produit
de nouvelles, et le temps du printemps arrive. mais si tu veux savoir
quelle est ma race que connaissent de nombreux guerriers, sache
qu'il est une ville, Éphyrè, au fond de la terre d'argos féconde
en chevaux. mais proitos, qui était le plus
puissant des argiens, car zeus les avait soumis à son sceptre, eut
contre lui de mauvaises pensées et le chassa de son peuple. et bellérophontès alla en lykiè
sous les heureux auspices des dieux. et quand il y fut arrivé, sur
les bords du rapide xanthos, le roi de la grande lykiè le reçut
avec honneur, lui fut hospitalier pendant neuf jours et sacrifia
neuf boeufs. mais quand eôs aux doigts rosés reparut pour la
dixième fois, alors il l'interrogea et demanda à voir les signes
envoyés par son gendre proitos. et, quand il les eut vus, il lui
ordonna d'abord de tuer l'indomptable khimaira. et elle soufflait des
flammes violentes. puis, il combattit les solymes illustres, et il disait
avoir entrepris là le plus rude combat des guerriers. comme il revenait, le roi lui tendit un
piège rusé, ayant choisi et placé en embuscade les plus braves
guerriers de la grande lykiè. |
| et le
roi connut alors que cet homme était de la race illustre d'un
dieu, et il le retint et lui donna sa fille et la moitié de sa
domination royale. et les lykiens lui choisirent un domaine, le
meilleur de tous, plein d'arbres et de champs, afin qu'il le
cultivât. arès insatiable de guerre tua son fils
isandros, tandis que celui-ci combattait les illustres solymes. et ils se firent de
beaux présents. je ne me souviens point de tydeus,
car il me laissa tout petit quand l'armée des akhaiens périt
devant thèbè. c'est pourquoi je suis un ami pour toi dans argos,
et tu seras le mien en lykiè quand j'irai vers ce peuple. echangeons
nos armes, afin que tous sachent que nous sommes des hôtes
paternels.
ayant ainsi parlé tous deux, ils descendirent de leurs chars et se
serrèrent la main et échangèrent leur foi. |
mais le kronide zeus
troubla l'esprit de glaukos qui donna au tydéide diomèdès des
armes d'or du prix de cent boeufs pour des armes d'airain du prix
de neuf boeufs.
dès que hektôr fut arrivé aux portes skaies et au hêtre, toutes
les femmes et toutes les filles des troiens couraient autour de
lui, s'inquiétant de leurs fils, de leurs frères, de leurs
concitoyens et de leurs maris. et il leur ordonna de supplier
toutes ensemble les dieux, un grand deuil étant réservé à beaucoup
d'entre elles. donc, porte des
parfums et réunis les femmes âgées dans le temple d'athènè
dévastatrice; et dépose sur les genoux d'athènè à la belle
chevelure le péplos le plus riche et le plus grand qui soit dans
ta demeure, et celui que tu aimes le plus; et promets de sacrifier
dans son temple douze génisses d'un an, encore indomptées, si elle
prend pitié de la ville et des femmes troiennes et de leurs
enfants, et si elle détourne de la sainte ilios le fils de tydeus,
le féroce guerrier qui répand le plus de terreur. |
| plût aux dieux
que la terre s'ouvrît sous lui! car l'olympien l'a certainement
nourri pour la ruine entière des troiens, du magnanime priamos et
de ses fils. et elle se mit en marche, et les femmes
âgées la suivaient.
elle parla ainsi dans son voeu, et elles suppliaient ainsi la
fille du grand zeus; mais pallas athènè les refusa. |
| et ils avaient construit une chambre nuptiale, une
maison et une cour, auprès des demeures de priamos et de hektôr,
au sommet de la citadelle. et, dans la chambre nuptiale, il trouva
alexandros qui s'occupait de ses belles armes, polissant son
bouclier, sa cuirasse et ses arcs recourbés. grâce à toi, les clameurs de la guerre montent avec
fureur autour de cette ville, et tu blâmerais toi-même celui que
tu verrais s'éloigner de la rude bataille. je ne restais point dans ma
chambre nuptiale par colère ou par indignation contre les troiens,
mais pour me livrer à la douleur. maintenant que mon épouse me
conseille par de douces paroles de retourner au combat, je crois,
comme elle, que cela est pour le mieux. |
| la victoire exauce tour à
tour les guerriers. mon coeur est plein du désir de secourir
les troiens qui regrettent vivement mon absence. mais excite
pâris, et qu'il se hâte de me suivre, tandis que je serai encore
dans la ville. je ne sais s'il me sera
permis de les revoir jamais plus, ou si les dieux me dompteront
par les mains des akhaiens.
ayant ainsi parlé, hektôr au casque mouvant sortit et parvint
bientôt à ses demeures, et il n'y trouva point andromakhè aux bras
blancs, car elle était sortie avec son fils et une servante au
beau péplos, et elle se tenait sur la tour, pleurant et gémissant.
et la femme intendante parla ainsi. hektôr, étant sorti de ses
demeures, reprit son chemin à travers les rues magnifiquement
construites et populeuses, et, traversant la grande ville, il
arriva aux portes skaies par où il devait sortir dans la plaine. |
| et sa fille était la femme de hektôr au
casque d'airain. il vaudrait
mieux pour moi, après t'avoir perdu, subir la sépulture, car rien
ne me consolera quand tu auras accompli ta destinée, et il ne me
restera que mes douleurs. le divin akhilleus tua mon père, quand il saccagea la
ville populeuse des kilikiens, thèbè aux portes hautes. il le
brûla avec ses belles armes et il lui éleva un tombeau, et les
nymphes orestiades, filles de zeus tempétueux, plantèrent des
ormes autour. |
| j'avais sept frères dans nos demeures; et tous
descendirent en un jour chez aidès, car le divin akhilleus aux
pieds rapides les tua tous, auprès de leurs boeufs aux pieds lents
et de leurs blanches brebis. et mon
coeur ne me pousse point à fuir, car j'ai appris à être toujours
audacieux et à combattre, parmi les premiers, pour la gloire de
mon père et pour la mienne. je sais, dans mon esprit et dans mon
coeur, qu'un jour viendra où la sainte troiè périra, et priamos,
et le brave peuple de priamos. et l'illustre hektôr ôta son casque et le
déposa resplendissant sur la terre. mais retourne
dans tes demeures, prends soin de tes travaux, de la toile et de
la quenouille, et mets tes servantes à leur tâche. le souci de la
guerre appartient à tous les guerriers qui sont nés dans ilios, et
surtout à moi. et aussitôt
qu'elle fut arrivée aux demeures du tueur d'hommes hektôr, elle y
trouva ses nombreuses servantes en proie à une grande douleur.
et pâris ne s'attardait point dans ses hautes demeures mais, ayant
revêtu ses armes excellentes, d'un airain varié, il parcourait la
ville, de ses pieds rapides, tel qu'un étalon qui, longtemps
nourri d'orge à la crèche, ses liens étant rompus, court dans la
plaine en frappant la terre et saute dans le fleuve au beau cours
où il a csnine de se baigner. |
| comme un dieu envoie un vent
propice aux matelots suppliants qui se sont épuisés à battre la
mer de leurs avirons polis, de sorte que leurs membres sont rompus
de fatigue, de même les priamides apparurent aux troiens qui les
désiraient. et
il tomba sur la terre, et ses forces furent brisées.
et la divine athènè aux yeux clairs, ayant vu les argiens qui
périssaient dans la rude bataille, descendit à la hâte du faîte de
l'olympos devant la sainte ilios, et apollôn accourut vers elle,
voulant donner la victoire aux troiens, et l'ayant vue de la
hauteur de pergamos. arrêtons pour
aujourd'hui la guerre et le combat.
et les akhaiens aux knèmides d'airain exciteront un des leurs à
combattre le divin hektôr.
il parla ainsi, et la divine athènè aux yeux clairs consentit. ta moire n'est point de
mourir et de subir aujourd'hui ta destinée, car j'ai entendu la
voix des dieux qui vivent toujours. et agamemnôn contint
aussi les akhaiens aux belles knèmides.
comme, au souffle de zéphyros, l'ombre se répand sur la mer qui
devient toute noire, de même les rangs des akhaiens et des troiens
couvraient la plaine. le sublime
kronide n'a point scellé notre alliance, mais il songe à nous
accabler tous de calamités, jusqu'à ce que vous preniez troiè aux
fortes tours, ou que vous soyez domptés auprès des nefs qui
fendent la mer. puisque vous êtes les princes des panakhaiens, que
celui d'entre vous que son courage poussera à combattre contre moi
sorte des rangs et combatte le divin hektôr. |
| je vous le dis, et
que zeus soit témoin: si celui-là me tue de sa pique d'airain, me
dépouillant de mes armes, il les emportera dans ses nefs creuses;
mais il renverra mon corps dans ma demeure, afin que les troiens
et les femmes des troiens brûlent mon cadavre sur un bûcher; et,
si je le tue, et qu'apollôn me donne cette gloire, j'emporterai
ses armes dans la sainte ilios et je les suspendrai dans le temple
de l'archer apollôn; mais je renverrai son corps aux nefs solides,
afin que les akhaiens chevelus l'ensevelissent. |
et ils lui
élèveront un tombeau sur le rivage du large hellèspontos. mais que la terre et l'eau vous manquent, à vous
qui restez assis sans courage et sans gloire! moi, je m'armerai
donc contre hektôr, car la victoire enfin est entre les mains des
dieux immortels.
il parla ainsi, et il se couvrait de ses belles armes. cesse de vouloir
combattre contre un meilleur guerrier que toi, le priamide hektôr,
que tous redoutent. akhilleus, qui est beaucoup plus fort que toi
dans la bataille qui illustre les guerriers, craint de le
rencontrer. reste donc assis dans les rangs de tes compagnons, et
les akhaiens exciteront un autre combattant. bien que le priamide
soit brave et insatiable de guerre, je pense qu'il se reposera
volontiers, s'il échappe à ce rude combat. et il le dépouilla des armes
que lui avait données le rude arès. et mon coeur hardi me poussa à combattre,
confiant dans mes forces, bien que le plus jeune de tous. et je
combattis, et athènè m'accorda la victoire, et je tuai ce très
robuste et très brave guerrier dont le grand corps couvrit un
vaste espace. plût aux dieux que je fusse ainsi plein de jeunesse
et que mes forces fussent intactes! hektôr au casque mouvant
commencerait aussitôt le combat. mais vous ne vous hâtez point de
lutter contre hektôr, vous qui êtes les plus braves des
panakhaiens.
et le vieillard leur fit ces reproches, et neuf d'entre eux se
levèrent. et le premier fut le roi des hommes, agamemnôn. |
| tous voulaient combattre contre le divin hektôr. un
héraut le prit, le présentant par la droite aux princes akhaiens.
et ceux qui ne le reconnaissaient point le refusaient. allons!
pendant que je revêtirai mes armes belliqueuses, suppliez tout
bas, afin que les troiens ne vous entendent point, le roi zeus
kroniôn; ou priez-le tout haut, car nous ne craignons personne. et
après qu'il eut couvert son corps de ses armes, il marcha en
avant, pareil au monstrueux arès que le kroniôn envoie au milieu
des guerriers qu'il pousse à combattre, le coeur plein de fureur.
ainsi marchait le grand aias, rempart des akhaiens, avec un
sourire terrible, à grands pas, et brandissant sa longue pique. et
les argiens se réjouissaient en le regardant, et un tremblement
saisit les membres des troiens, et le coeur de hektôr lui-même
palpita dans sa poitrine; mais il ne pouvait reculer dans la foule
des siens, ni fuir le combat, puisqu'il l'avait demandé. et aias
s'approcha, portant un bouclier fait d'airain et de sept peaux de
boeuf, et tel qu'une tour. il repose aujourd'hui, sur le
rivage de la mer, dans ses nefs aux poupes recourbées, irrité
contre agamemnôn le prince des peuples; mais nous pouvons tous
combattre contre toi. je sais combattre et tuer les hommes, et
mouvoir mon dur bouclier de la main droite ou de la main gauche,
et il m'est permis de combattre audacieusement. |
| je sais, dans la
rude bataille, de pied ferme marcher au son d'arès, et me jeter
dans la mêlée sur mes cavales rapides. mais je ne veux point
frapper un homme tel que toi par surprise, mais en face, si je
puis.
il parla ainsi, et il lança sa longue pique vibrante et frappa le
grand bouclier d'aias. et le
divin aias lança aussi sa longue pique, et il en frappa le
bouclier égal du priamide; et la pique solide pénétra dans le
bouclier éclatant, et, perçant la cuirasse artistement faite,
déchira la tunique sur le flanc. mais le priamide se courba et
évita la noire kèr.
et tous deux, relevant leurs piques, se ruèrent, semblables à des
lions mangeurs de chair crue, ou à des sangliers dont la vigueur
est grande. et le priamide frappa de sa pique le milieu du
bouclier, mais il n'en perça point l'airain, et la pointe s'y
tordit. et aias, bondissant, frappa le bouclier, qu'il traversa de
sa pique, et il arrêta hektôr qui se ruait, et il lui blessa la
gorge, et un sang noir en jaillit. mais hektôr au casque mouvant
ne cessa point de combattre, et, reculant, il prit de sa forte
main une pierre grande, noire et rugueuse, qui gisait sur la
plaine, et il frappa le milieu du grand bouclier couvert de sept
peaux de boeuf, et l'airain résonna sourdement. et aias, soulevant
à son tour une pierre plus grande encore, la lança en lui
imprimant une force immense. et, de cette pierre, il brisa le
bouclier, et les genoux du priamide fléchirent, et il tomba à la
renverse sous le bouclier. |
zeus qui
amasse les nuées vous aime tous deux, et tous deux vous êtes très
braves, comme nous le savons tous. c'est lui qui a ulnqré au
combat les plus braves d'entre nous. cessons pour
aujourd'hui la lutte et le combat. voici la nuit, et il est bon d'obéir à la nuit, afin
que tu réjouisses, auprès des nefs akhaiennes, tes concitoyens et
tes compagnons, et que j'aille, dans la grande ville du roi
priamos, réjouir les troiens et les troiennes ornées de longues
robes, qui prieront pour moi dans les temples divins. |
| mais
faisons-nous de mutuels et illustres dons, afin que les akhaiens
et les troiens disent: ils ont combattu pour la discorde qui brûle
le coeur, et voici qu'ils se sont séparés avec amitié. et quand ils furent arrivés
aux tentes de l'atréide, le roi des hommes agamemnôn sacrifia au
puissant kroniôn un taureau de cinq ans. c'est pourquoi il faut suspendre le combat dès la
lueur du matin. puis, nous étant réunis, nous enlèverons les
cadavres à l'aide de nos boeufs et de nos mulets, et nous les
brûlerons devant les nefs, afin que chacun en rapporte les cendres
à ses fils, quand tous seront de retour dans la terre de la
patrie. et tout auprès, nous construirons aussitôt
de hautes tours qui nous protégeront nous et nos nefs. et nous y
mettrons des portes solides pour le passage des cavaliers, et nous
creuserons en dehors un fossé profond qui arrêtera les cavaliers
et les chevaux, si les braves troiens poussent le combat jusque
là. nous
combattons maintenant contre les serments sacrés que nous avons
jurés, et je n'espère rien de bon pour nous, si vous ne faites ce
que je dis. mais je parle devant les
troiens dompteurs de chevaux, et je repousse ce que tu as medicartion. pour les richesses que j'ai
emportées d'argos dans ma demeure, je veux les rendre toutes, et
j'y ajouterai des miennes. |
| et, au milieu de tous, se leva le
dardanide priamos, semblable à un dieu par sa prudence. maintenant, prenez votre repas comme
d'habitude, et faites tour à tour bonne garde. nous combattrons ensuite de nouveau, en attendant
que le sort décide entre nous et donne la victoire à l'un des deux
peuples. dès le matin, idaios se rendit aux
nefs creuses. et ils m'ont aussi ordonné de vous demander si vous
voulez suspendre la triste guerre jusqu'à ce que nous ayons brûlé
les cadavres. nous combattrons ensuite de nouveau, en attendant
que le sort décide entre nous et donne la victoire à l'un des deux
peuples.
il parla ainsi, et tous restèrent muets.
il parla ainsi, et tous les fils des akhaiens poussèrent des
acclamations, admirant les paroles du dompteur de chevaux
diomèdès. cependant, je ne vous
refuse point de brûler vos morts et d'honorer par le feu les
cadavres de ceux qui ont succombé. et
idaios retourna dans la sainte ilios, où les troiens et les
dardaniens étaient réunis en agora, attendant son retour. et il
arriva, et, au milieu d'eux, il rendit compte de son message. et le grand
priamos ne leur permit point de gémir, et ils amassèrent les morts
sur le bûcher, se lamentant dans leur coeur. et, non loin, d'autres guerriers
construisirent, pour se protéger eux-mêmes et les nefs, de hautes
tours avec des portes solides pour le passage des cavaliers. et c'est ainsi que
travaillaient les akhaiens chevelus. |
|
et les dieux, assis auprès du foudroyant zeus, regardaient avec
admiration ce grand travail des akhaiens aux tuniques d'airain.
reprends courage, et quand les akhaiens chevelus auront regagné
sur leurs nefs la terre bien-aimée de la patrie, engloutis tout
entier dans la mer ce mur écroulé, couvre de nouveau de sables le
vaste rivage, et que cette immense muraille des akhaiens
s'évanouisse devant toi. et hélios se coucha, et le travail
des akhaiens fut terminé. et ceux-ci tuaient des boeufs sous les
tentes, et ils prenaient leurs repas. et le ièsonide
avait donné aux atréides mille mesures de vin.
et, pendant toute la nuit, les akhaiens chevelus mangeaient; et
les troiens aussi et les alliés mangeaient dans la ville. et
ils répandaient le vin hors des coupes, et aucun n'osa boire avant
de faire des libations au très puissant kroniôn. et je le saisirai,
et je le jetterai au loin, dans le plus creux des gouffres de la
terre, au fond du noir tartaros qui a norcoi portes de fer et un
seuil d'airain, au-dessous de la demeure d'aidès, autant que la
terre est au-dessous de l'ouranos. |
et il saura que je suis le plus
fort de tous les dieux. le père des hommes et des dieux y
arrêta ses chevaux, les délia et les enveloppa d'une grande nuée.
et il s'assit sur le faîte, plein de gloire, regardant la ville
des troiens et les nefs des akhaiens. on
entendait les cris de joie et les lamentations de ceux qui tuaient
ou mouraient, et la terre ruisselait de sang; et tant qu'Éôs
brilla et que le jour sacré monta, les traits frappèrent les
hommes, et les hommes tombaient. |
il éleva les balances, les tenant par le
milieu, et le jour fatal des akhaiens s'inclina; et la destinée
des akhaiens toucha la terre nourricière, et celle des troiens
monta vers le large ouranos. reste, et repoussons ce
rude guerrier loin de ce vieillard.
il parla ainsi, mais le divin et patient odysseus ne l'entendit
point et passa outre vers les nefs creuses des akhaiens. ta force est dissoute, la lourde vieillesse t'accable, ton
serviteur est faible et tes chevaux sont lents. que nos serviteurs prennent
soin de tes chevaux, et poussons ceux-ci sur les troiens dompteurs
de chevaux, et que hektôr sache si ma pique est furieuse entre mes
mains. et le fils de tydeus lança sa pique contre le
priamide qui venait à lui, et il le manqua; mais il frappa dans la
poitrine, près de la mamelle, Éniopeus, fils du magnanime
thèbaios, et qui tenait les rênes des chevaux. et ses chevaux n'en manquèrent
pas longtemps, car il trouva promptement le hardi arképtolémos
iphitide; et il lui confia les chevaux rapides, et il lui remit
les rênes en main. |
| ne
vois-tu point que zeus ne t'aide pas? voici que zeus kronide donne
maintenant la victoire à hektôr, et il nous la donnera aussi,
selon sa volonté. le plus brave des hommes ne peut rien contre la
volonté de zeus dont la force est sans égale. et il hésita trois fois dans son esprit et dans son
coeur; et trois fois le sage zeus tonna du haut des monts idaiens,
en signe de victoire pour les troiens. je sens que
le kroniôn me promet la victoire et une grande gloire, et réserve
la défaite aux danaens. si nous voulions,
nous tous qui soutenons les danaens, repousser les troiens et
résister à zeus dont la voix sonne au loin, il serait bientôt seul
assis sur l'ida.
et il parcourut les tentes et les nefs des akhaiens, portant à sa
main robuste un grand manteau pourpré. et il
envoya un aigle, le plus sûr des oiseaux, tenant entre ses serres
le jeune faon d'une biche agile. et l'aigle jeta ce faon sur
l'autel magnifique de zeus, où les akhaiens sacrifiaient à zeus,
source de tous les oracles. et il lui
enfonça sa pique dans le dos, entre les épaules; et la pique
traversa la poitrine. le troien tomba du char, et ses armes
retentirent. et quand le grand aias soulevait le bouclier,
teukros, regardant de toutes parts, ajustait et frappait un ennemi
dans la mêlée, et celui-ci tombait mort. |
| et il les coucha tour à tour sur la terre nourricière. et je te le dis, et ma parole s'accomplira: si
zeus tempétueux et athènè me donnent de renverser la forte
citadelle d'ilios, le premier après moi tu recevras une glorieuse
récompense: un trépied, deux chevaux et un char, et une femme qui
partagera ton lit. |
|
depuis que nous les repoussons vers ilios, je tue les guerriers de
mes flèches. et, comme un pavot, dans un jardin,
penche la tête sous le poids de ses fruits et des rosées
printanières, de même le priamide pencha la tête sous le poids de
son casque. comme un
chien qui poursuit de ses pieds rapides un sanglier sauvage ou un
lion, le touche aux cuisses et aux fesses, épiant l'instant où il
se retournera, de même hektôr poursuivait les akhaiens chevelus,
tuant toujours celui qui restait en arrière. |
| et beaucoup tombaient sous les mains des troiens, en
traversant les pieux et le fossé. le priamide hektôr est plein d'une fureur intolérable, et
il les accable de maux. et il ne se souvient plus que j'ai souvent secouru son
fils accablé de travaux par eurystheus. et il me nommera
encore sa chère fille aux yeux clairs! mais attelle nos chevaux
aux sabots massifs, tandis que j'irai dans la demeure de zeus
prendre l'aigide et me couvrir de mes armes guerrières. je verrai
si le priamide hektôr au casque mouvant sera joyeux de nous voir
descendre toutes deux dans la mêlée.
je le dis, et ma parole s'accomplira: j'écraserai les chevaux
rapides sous leur char que je briserai, et je les en précipiterai,
et, avant dix ans, elles ne guériront point des plaies que leur
fera la foudre. voici la
menace du fils de kronos, s'il agit selon sa parole: il écrasera
les chevaux rapides sous votre char qu'il brisera, et il vous en
précipitera, et, avant dix ans, vous ne guérirez point des plaies
que vous fera la foudre. et le
père zeus poussa du haut de l'ida, vers l'olympos, son char aux
belles roues et ses chevaux, et il parvint aux sièges des dieux.
et l'illustre qui ébranle la terre détela les chevaux, posa le
char sur un autel et le couvrit d'un voile de lin. non! tous les dieux de l'olympos ne me
résisteront point, tant la force de mes mains invincibles est
grande. |
la terreur a pawin trembler vos beaux membres avant d'avoir
vu la guerre et la mêlée violente. et je le dis, et ma parole se
serait accomplie: frappées toutes deux de la foudre, vous ne
seriez point revenues sur votre char dans l'olympos qui est la
demeure des immortels. nous ne
combattrons point, si tu le veux; mais nous aiderons les argiens
de nos conseils, afin qu'ils ne périssent point tous par ta
colère. la lumière disparut contre le gré
des troiens, mais la noire nuit fut la bienvenue des akhaiens qui
la désiraient ardemment.
et l'illustre hektôr réunit l'agora des troiens, les ayant
conduits loin des nefs, sur les bords du fleuve tourbillonnant, en
un lieu où il n'y avait point de cadavres. et ils descendirent de
leurs chevaux pour écouter les paroles de hektôr cher à zeus. et
il tenait à la main une pique de onze coudées, à la brillante
pointe d'airain retenue par un anneau d'or. j'espérais ne
retourner dans ilios battue des vents qu'après avoir détruit les
nefs et tous les akhaiens; mais les ténèbres sont venues qui ont
sauvé les argiens et les nefs sur le rivage de la mer. amenez promptement de la ville des boeufs et de
grasses brebis, et apportez un doux vin de vos demeures, et
amassez beaucoup de bois, afin que, toute la nuit, jusqu'au retour
d'Éôs qui naît le matin, nous allumions beaucoup de feux dont
l'éclat s'élève dans l'ouranos, et afin que les akhaiens chevelus
ne profitent pas de la nuit pour fuir sur le vaste dos de la mer. |
|
qu'ils ne montent point tranquillement du moins sur leurs nefs, et
que chacun d'eux, en montant sur sa nef, emporte dans son pays une
blessure faite par nos piques et nos lances aiguës! que tout autre
redoute désormais d'apporter la guerre lamentable aux troiens
dompteurs de chevaux. que les hérauts chers à zeus appellent, par
la ville, les jeunes enfants et les vieillards aux tempes blanches
à se réunir sur les tours élevées par les dieux; et que les femmes
timides, chacune dans sa demeure, allument de grands feux, afin
qu'on veille avec vigilance, de peur qu'on entre par surprise dans
la ville, en l'absence des hommes. qu'il soit fait comme je le
dis, magnanimes troiens, car mes paroles sont salutaires.
je me vante, ayant supplié zeus et les autres dieux, de chasser
bientôt d'ici ces chiens que les kères ont amenés sur les nefs
noires. et
ils détachèrent du joug les chevaux mouillés de sueur, et ils les
lièrent avec des lanières auprès des chars; et ils amenèrent
promptement de la ville des boeufs et des brebis grasses; et ils
apportèrent un doux vin et du pain de leurs demeures, et ils
amassèrent beaucoup de bois. |
| mais les dieux heureux n'en voulurent
point et la dédaignèrent, car ils haîssaient la sainte ilios, et
priamos, et le peuple de priamos aux piques de frêne.
et les troiens, pleins d'espérance, passaient la nuit sur le
sentier de la guerre, ayant allumé de grands feux. mille
feux brûlaient ainsi dans la plaine; et, près de chacun, étaient
assis cinquante guerriers autour de la flamme ardente. et lui-même appela les plus proches. maintenant, il médite une fraude funeste, et il m'ordonne
de retourner sans gloire dans argos, quand j'ai perdu tant de
guerriers déjà! et ceci plaît au tout-puissant zeus qui a medicatiobé
les citadelles de tant de villes, et qui en renversera encore, car
sa puissance est très grande. nous ne
prendrons jamais ilios aux larges rues.
il parla ainsi, et tous restèrent muets, et les fils des akhaiens
étaient tristes et silencieux. et ceci, les argiens le savent, jeunes et
vieux.
malheureux! penses-tu que les fils des akhaiens soient aussi
faibles et aussi lâches que tu le dis? si ton coeur te pousse à
retourner en arrière, va! voici la route; et les nombreuses nefs
qui t'ont suivi de mykènè sont là, auprès du rivage de la mer. |
|
mais tous les autres akhaiens chevelus resteront jusqu'à ce que
nous ayons renversé ilios. nul ne blâmera tes
paroles, et aucun des akhaiens ne les contredira mais tu n'as pas
tout dit. il
est sans intelligence, sans justice et sans foyers domestiques,
celui qui aime les affreuses discordes intestines. puis, offre
un repas aux chefs, car ceci est convenable et t'appartient. |
| tes
tentes sont pleines du vin que les nefs des akhaiens t'apportent
chaque jour de la thrèkè, à travers l'immensité de la haute mer.
tu peux aisément beaucoup offrir, et tu commandes à un grand
nombre de serviteurs. quand les chefs seront assemblés, obéis à
qui te donnera le meilleur conseil; car les akhaiens ont tous
besoin de sages conseils au moment où les ennemis allument tant de
feux auprès des nefs. et les sept chefs des gardes conduisaient, chacun, cent
jeunes guerriers armés de longues piques. et ils se placèrent
entre le fossé et la muraille, et ils allumèrent des feux et
prirent leur repas. et l'atréide conduisit les chefs des akhaiens
sous sa tente et leur offrit un abondant repas. et tous étendirent
les mains vers les mets.
c'est pourquoi il faut que tu saches parler et entendre, et
accueillir les sages conseils, si leur coeur ordonne aux autres
chefs de t'en donner de meilleurs.
délibérons donc aujourd'hui, et cherchons comment nous pourrons
apaiser akhilleus par des présents pacifiques et par des paroles
flatteuses. un guerrier que zeus
aime dans son coeur l'emporte sur tous les guerriers. et je vous dirai quels sont ces dons illustres: sept
trépieds vierges du feu, dix talents d'or, vingt bassins qu'on
peut exposer à la flamme, douze chevaux robustes qui ont toujours
remporté les premiers prix par la rapidité de leur course. |
et il
ne manquerait plus de rien, et il serait comblé d'or celui qui
posséderait les prix que m'ont rapportés ces chevaux aux sabots
massifs. toutes ces choses lui seront livrées aussitôt.
et si les dieux nous donnent de renverser la grande ville de
priamos, il remplira abondamment sa nef d'or et d'airain. toutes sont aux bords de la mer, auprès de la
sablonneuse pylos. leurs habitants abondent en boeufs et en
troupeaux, et, par leurs dons, ils l'honoreront comme un dieu; et,
sous son sceptre, ils lui payeront de riches tributs. |
|
allons! envoyons promptement des messagers choisis sous la tente
du pèléide akhilleus.
que phoinix aimé de zeus les conduise, et ce seront le grand aias
et le divin odysseus, suivis des hérauts hodios et eurybatès.
trempons nos mains dans l'eau, et supplions en silence zeus
kronide de nous prendre en pitié.
il parla ainsi, et tous furent satisfaits de ses paroles. et ils allaient le long du rivage
de la mer aux bruits sans nombre, suppliant celui qui entoure la
terre de leur accorder de toucher le grand coeur de l'aiakide.
et ils parvinrent aux nefs et aux tentes des myrmidones. et il charmait son âme, et il chantait
les actions glorieuses des hommes.
il parla ainsi, et patroklos obéit à son cher compagnon. et
tandis qu'automédôn maintenait les chairs, le divin akhilleus les
coupait par morceaux et les embrochait. |
| et quand la flamme
tomba et s'éteignit, il étendit les broches au-dessus des charbons
en les appuyant sur des pierres, et il les aspergea de sel sacré.
et patroklos, ayant rôti les chairs et les ayant posées sur la
table, distribua le pain dans de belles corbeilles. et akhilleus
coupa les viandes, et il s'assit en face du divin odysseus, et il
ordonna à patroklos de sacrifier aux dieux. et celui-ci fit des
libations dans le feu. et tous étendirent les mains vers les mets
offerts. et quand ils eurent assouvi la faim et la soif, aias fit
signe à phoinix. mais il ne nous est point permis de goûter la
joie des repas, car nous redoutons un grand désastre, ô race
divine! et nous l'attendons, et nous ne savons si nos nefs solides
périront ou seront sauvées, à moins que tu ne t'armes de ton
courage. |
| voici que les troiens orgueilleux et leurs alliés venus
de loin ont assis leur camp devant nos murailles et nos nefs. et
ils ont allumé des feux sans nombre, et ils disent que rien ne les
retiendra plus et qu'ils vont se jeter sur nos nefs noires. il fait des
imprécations pour que la divine Éôs reparaisse promptement. il se
vante de rompre bientôt les éperons de nos nefs et de consumer
celles-ci dans le feu ardent, et de massacrer les akhaiens
aveuglés par la fumée. je crains bien, dans mon esprit, que les
dieux n'accomplissent ses menaces, et que nous périssions
inévitablement devant troiè, loin de la fertile argos nourrice de
chevaux. lève-toi, si tu veux, au dernier moment, sauver les fils
des akhaiens de la rage des troiens. sinon, tu seras saisi de
douleur, car il n'y a arthritius de remède contre un mal accompli.
songe donc maintenant à reculer le dernier jour des danaens. fuis la
discorde qui engendre les maux, afin que les argiens, jeunes et
vieux, t'honorent. |
| et
il te donnera encore sept belles femmes lesbiennes, habiles aux
travaux, que tu as mecdication toi-même dans lesbos bien peuplée, et
qu'il a noco, car elles étaient plus belles que toutes les
autres femmes. toutes ces
choses te seront livrées aussitôt. mais si les dieux nous donnent
de renverser la grande ville de priamos, tu rempliras abondamment
ta nef d'or et d'airain. tu emmèneras, sans lui assurer une dot, celle que tu
aimeras le mieux, dans les demeures de pèleus. toutes sont aux bords de la
mer, auprès de la sablonneuse pylos. leurs habitants abondent en
boeufs et en troupeaux. et, par leurs dons, ils t'honoreront comme
un dieu; et, sous ton sceptre, ils te payeront de riches tributs.
et il te donnera tout cela si tu déposes ta colère. mais si
l'atréide et ses présents te sont odieux, aie pitié du moins des
panakhaiens accablés de douleur dans leur camp et qui t'honoreront
comme un dieu. certes, tu leur devras une grande gloire, et tu
tueras hektôr qui viendra à ta rencontre et qui se vante que nul
ne peut se comparer à lui de tous les danaens que les nefs ont
apportés ici. |
| je dirai donc ce qui me semble préférable.
celui qui reste au camp et celui qui combat avec courage ont une
même part. le lâche et le brave remportent le même honneur, et
l'homme oisif est tué comme celui qui agit. déjà il a ulnar sans moi de nombreux travaux; il a
construit un mur et creusé un fossé profond et large, défendu par
des pieux. quand je combattais au milieu des akhaiens,
hektôr ne sortait que rarement de ses murailles. et
si l'illustre qui entoure la terre me donne une heureuse
navigation, le troisième jour j'arriverai dans la fertile phthiè,
où sont les richesses que j'y ai laissées quand je vins ici pour
mon malheur. |
je ne la prendrai point pour femme légitime. qu'il
choisisse un autre akhaien qui lui plaise et qui soit un roi plus
puissant. si les dieux me gardent, et si je rentre dans ma
demeure, pèleus me choisira lui-même une femme légitime. et mon coeur généreux
me pousse à prendre une femme légitime et à jouir des biens acquis
par le vieillard pèleus. toutes les richesses que renfermait la
grande ilios aux nombreux habitants pendant la paix, avant la
venue des fils des akhaiens, ne sont point d'un prix égal à la
vie, non plus que celles que renferme le sanctuaire de pierre de
l'archer phoibos apollôn, dans l'âpre pythô. si je reste et si je
combats autour de la ville des troiens, je ne retournerai jamais
dans mes demeures, mais ma gloire sera immortelle. je conseille à tous les akhaiens
de retourner vers leurs demeures, car vous ne verrez jamais le
dernier jour de la haute ilios. zeus qui tonne puissamment la
protège de ses mains et a nkrco son peuple d'une grande audace. |
|
pour vous, allez porter ma réponse aux chefs des akhaiens, car
c'est là le partage des anciens; et ils chercheront dans leur
esprit un meilleur moyen de sauver les nefs et les tribus
akhaiennes, car ma colère rend inutile celui qu'ils avaient
trouvé. et phoinix restera et couchera ici, afin de me suivre
demain, sur mes nefs, dans notre patrie, s'il le désire, du moins,
car je ne le contraindrai point. |
il parla ainsi, et tous restèrent muets, accablés de ce discours
et de ce dur refus. c'est pourquoi je ne veux point me
séparer de toi, cher fils, même quand un dieu me promettrait de
m'épargner la vieillesse et me rendrait à ma jeunesse florissante,
tel que j'étais quand je quittai pour la première fois la hellas
aux belles femmes, fuyant la colère de mon père amyntôr orménide. et
ils tuèrent beaucoup de grasses brebis et de boeufs noirs aux
pieds lents; et ils passèrent à l'ardeur du feu les porcs lourds
de graisse, et ils burent, par grandes cruches, le vin du
vieillard. et pendant neuf nuits ils dormirent autour de moi, et
chacun me gardait tour à tour. l'un se tenait sous le portique de
la cour, l'autre dans le vestibule de la salle bien fermée. et il me reçut avec bienveillance, et il
m'aima comme un père aime un fils unique, né dans son extrême
vieillesse, au milieu de ses domaines. |
| et il me fit riche, et il
me donna à gouverner un peuple, aux confins de la phthiè, et je
commandai aux dolopiens. et tu ne voulais t'asseoir aux repas et
manger dans tes demeures qu'assis sur mes genoux, et rejetant
parfois le vin et les mets dont tu étais rassasié, sur ma poitrine
et ma tunique, comme font les petits enfants. mais elles supplient zeus kroniôn de faire poursuivre et
châtier par atè celui qui les repousse et les renie. ne méprise donc point leurs
paroles, afin que nous ne blâmions point la colère que tu
ressentais; car nous avons appris que les anciens héros qu'une
violente colère avait saisis se laissaient fléchir par des
présents et par des paroles pacifiques. je me souviens d'une
histoire antique. tous les dieux
avaient joui de ses hécatombes; mais, oublieux ou imprudent, il
n'avait point sacrifié à la seule fille du grand zeus, ce qui
causa des maux amers; car, dans sa colère, la race divine qui se
réjouit de ses flèches suscita un sanglier sauvage, aux blanches
défenses, qui causa des maux innombrables, dévasta les champs
d'oineus et arracha de grands arbres, avec racines et fleurs. |
|
et cette bête sauvage ne fut point domptée par peu de chasseurs,
et elle en fit monter plusieurs sur le bûcher. mais artémis excita
la discorde et la guerre entre les kourètes et les magnanimes
aitôliens, à cause de la hure du sanglier et de sa dépouille
hérissée. et celui-ci avait tendu son
arc contre le roi phoibos apollôn, à cause de la belle nymphe
marpissè.
et les kourètes se ruèrent, en fureur et en tumulte, contre les
portes de la ville, et ils heurtaient les tours.
et ils lui offrirent un très riche présent, lui disant de choisir
le plus fertile et le plus beau domaine de l'heureuse kalydôn,
vaste de cinquante arpents, moitié en vignes, moitié en terres
arables. et le vieux cavalier oineus le suppliait, debout sur le
seuil élevé de la chambre nuptiale et frappant les portes
massives. |
et ses soeurs et sa mère vénérable le suppliaient aussi;
mais il ne les écoutait point, non plus que ses plus chers
compagnons, et ils ne pouvaient apaiser son coeur. mais déjà les
kourètes escaladaient les tours, incendiaient la ville et
approchaient de la chambre nuptiale. alors, la belle jeune femme
le supplia à son tour, et elle lui rappela les calamités qui
accablent les habitants d'une ville prise d'assaut: les hommes
tués, les demeures réduites en cendre, les enfants et les jeunes
femmes emmenés. et ils
ne lui firent point de nombreux et riches présents, et cependant
il les sauva ainsi. il
serait plus honteux pour toi de ne secourir les nefs que lorsqu'
elles seront en flammes. si tu combattais plus tard,
sans accepter ces dons, tu serais moins honoré, même si tu
repoussais le danger loin des nefs. je suis assez honoré par la volonté de zeus qui me
retient auprès de mes nefs aux poupes recourbées, et je le serai
tant qu'il y aura un souffle dans ma poitrine et que mes genoux
pourront se mouvoir. |
il est juste que tu
haïsses celui qui me hait. règne avec moi et défends ta part de
mon honneur. akhilleus garde une colère orgueilleuse dans son coeur
implacable. dur, il se soucie peu de l'amitié de ses compagnons
qui l'honorent entre tous auprès des nefs. c'est pourquoi,
prends un esprit plus doux, et respecte ta demeure, puisque nous
sommes tes hôtes domestiques envoyés par la foule des danaens, et
que nous désirons être les plus chers de tes amis, entre tous les
akhaiens. allez donc, et rapportez votre message. je ne me
soucierai plus de la guerre sanglante avant que le divin hektôr,
le fils du brave priamos, ne soit parvenu jusqu'aux tentes et aux
nefs des myrmidones, après avoir massacré les argiens et incendié
leurs nefs. c'est devant ma tente et ma nef noire que je
repousserai le furieux hektôr loin de la mêlée. et chacun, ayant saisi une coupe profonde, fit ses
libations, et ils s'en retournèrent vers les nefs, et odysseus les
conduisait. |
|
et patroklos commanda à ses compagnons et aux servantes de
préparer promptement le lit épais de phoinix. et elles le
firent de peaux de brebis, de couvertures et de fins tissus de
lin. et le vieillard se coucha, en attendant la divine Éôs. et
akhilleus se coucha dans le fond de la tente bien construite, et,
auprès de lui, se coucha une femme qu'il avait amenée de lesbos,
la fille de phorbas, diomèda aux belles joues. et patroklos se
coucha dans une autre partie de la tente, et, auprès de lui, se
coucha la belle iphis que lui avait donnée le divin akhilleus
quand il prit la haute skyros, citadelle d'Ényeus. il te conseille de délibérer avec les autres argiens
comment tu sauveras les nefs et l'armée des akhaiens. il menace,
dès les premières lueurs d'Éôs, de traîner à la mer ses nefs
solides; et il exhorte les autres argiens à retourner vers leur
patrie, car il dit que vous ne verrez jamais le dernier jour de la
haute ilios, et que zeus qui tonne puissamment la protège de ses
mains et a pzain son peuple d'une grande audace. il a norcké
ainsi, et ceux qui m'ont suivi, aias et les deux hérauts pleins de
prudence peuvent l'affirmer. |
|
il parla ainsi, et tous restèrent muets, accablés de ce discours
et de ces dures paroles. et les fils des akhaiens restèrent
longtemps muets et tristes. il
combattra de nouveau quand il lui plaira et qu'un dieu l'y
poussera. allons! faites tous ce que je vais dire. reposons-nous,
puisque nous avons ranimé notre âme en buvant et en mangeant, ce
qui donne la force et le courage.
de même que l'époux de hèrè lance la foudre, ce grand bruit
précurseur des batailles amères, ou de la pluie abondante, ou de
la grêle pressée, ou de la neige qui blanchit les campagnes; de
même agamemnôn poussait de nombreux soupirs du fond de sa
poitrine, et tout son coeur tremblait quand il contemplait le camp
des troiens et la multitude des feux qui brûlaient devant ilios,
et qu'il entendait le son des flûtes et la rumeur des hommes.
et il vit que le mieux était de se rendre auprès du nèlèiôn nestôr
pour délibérer sur le moyen de sauver ses guerriers et de trouver
un remède aux maux qui accablaient tous les danaens. et
il couvrit son large dos de la peau tachetée d'un léopard, posa un
casque d'airain sur sa tête, saisit une lance de sa main robuste
et sortit pour éveiller son frère qui commandait à tous les
argiens, et qu'ils honoraient comme un dieu. et je pense que les argiens se souviendront
amèrement et longtemps de tous les maux qu'il leur a caninje. |
| c'est à eux que nous
avons donné le commandement des gardes. parle à voix haute sur ton chemin et recommande la
vigilance. adjure chaque guerrier au nom de ses pères et de ses
descendants; donne des louanges à tous, et ne montre point un
esprit orgueilleux. et autour de lui étaient répandues ses armes aux
reflets variés, le bouclier, les deux lances, et le casque
étincelant, et le riche ceinturon que ceignait le vieillard quand
il s'armait pour la guerre terrible, à la tête des siens; car il
ne se laissait point accabler par la triste vieillesse. j'erre ainsi, parce que le doux
sommeil n'abaisse point mes paupières, et que la guerre et la
ruine des akhaiens me rongent de soucis. |
| je tremble pour les
danaens, et je suis troublé, et mon coeur n'est plus ferme, et il
bondit hors de mon sein, et mes membres illustres frémissent. si
tu sais ce qu'il faut entreprendre, et puisque tu ne dors pas,
viens; rendons-nous auprès des gardes, et sachons si, rompus de
fatigue, ils dorment et oublient de veiller. les guerriers ennemis
ne sont pas éloignés, et nous ne savons s'ils ne méditent point de
combattre cette nuit. mais je te
suivrai volontiers, et nous appellerons les autres chefs: le
tydéide illustre par sa lance, et odysseus, et l'agile aias, et le
robuste fils de phyleus, et le divin aias aussi, et le roi
idoméneus. et je l'ai envoyé appeler ceux
que tu nommes. une
profonde inquiétude trouble les akhaiens. et ils
se rendirent auprès du tydéide diomèdès, et ils le virent hors de
sa tente avec ses armes. et ses compagnons dormaient autour, le
bouclier sous la tête. j'ai des
guerriers nombreux et des fils irréprochables. un d'entre eux
aurait pu parcourir le camp.
il parla ainsi et diomèdès, se couvrant les épaules de la peau
d'un grand lion fauve, prit une lance, courut éveiller les deux
rois et les amena. et bientôt ils arrivèrent tous au milieu des
gardes, dont les chefs ne dormaient point et veillaient en armes,
avec vigilance. |
que le sommeil
ne saisisse aucun d'entre vous, de peur que nous ne soyons le
jouet de l'ennemi. il apprendrait tout et reviendrait vers nous,
sans blessure, et il aurait une grande gloire sous l'ouranos,
parmi les hommes, ainsi qu'une noble récompense. les chefs qui
commandent sur nos nefs, tous, tant qu'ils sont, lui donneraient,
chacun, une brebis noire allaitant un agneau, et ce don serait
sans égal; et toujours il serait admis à nos repas et à nos fêtes. quand deux hommes marchent ensemble, l'un conçoit
avant l'autre ce qui est utile. ce n'est pas qu'un seul ne le
puisse, mais son esprit est plus lent et sa résolution est
moindre. l’audacieux odysseus
voulut aussi pénétrer dans le camp des troiens. |
| tu
parles au milieu des argiens qui me connaissent.
ayant ainsi parlé, ils se couvrirent de leurs lourdes armes. et le laertiade mit sur sa tête un casque fait de
peau, fortement lié, en dedans, de courroies, que les dents
blanches d'un sanglier hérissaient de toutes parts au dehors, et
couvert de poils au milieu. maintenant odysseus le mit sur sa tête.
et après avoir revêtu leurs armes, les deux guerriers partirent,
quittant les autres chefs. |
| et je te la sacrifierai, en répandant de l'or sur ses
cornes. et,
après qu'ils eurent prié la fille du grand zeus, ils s'avancèrent
comme deux lions, à travers la nuit épaisse et le carnage et les
cadavres et les armes et le sang noir. je lui donnerai un char et deux chevaux au beau col,
les meilleurs entre tous ceux qui sont auprès des nefs rapides des
akhaiens. il remporterait une grande gloire celui qui oserait
approcher des nefs rapides, et reconnaître si les argiens veillent
toujours devant les nefs, ou si, domptés par nos mains, ils se
préparent à fuir et ne veulent plus même veiller pendant la nuit,
accablés par la fatigue.
il parla ainsi, et tous restèrent muets. je ne te serai point un espion
inhabile et au-dessous de ton attente.
il parla ainsi, jurant un vain serment, et il excita dolôn. et il s'avança vers les nefs,
hors du camp; mais il ne devait point revenir des nefs rendre
compte à hektôr de son message. lorsqu'il eut dépassé la foule des
hommes et des chevaux, il courut rapidement. je ne sais s'il
veut espionner nos nefs, ou dépouiller quelque cadavre parmi les
morts. |
| laissons-le nous dépasser un peu dans la plaine, et nous le
poursuivrons, et nous le prendrons aussitôt. s'il court plus
rapidement que nous, pousse-le vers les nefs, loin de son camp, en
le menaçant de ta lance, afin qu'il ne se réfugie point dans la
ville.
ayant ainsi parlé, ils se cachèrent hors du chemin parmi les
cadavres, et le troien les dépassa promptement dans son
imprudence. et il s'était à peine éloigné de la longueur d'un
sillon que tracent deux mules, qui valent mieux que les boeufs
pour tracer un sillon dans une terre dure, que les deux guerriers
le suivirent. et il
pensait dans son esprit que ses compagnons accouraient pour le
rappeler par l'ordre de hektôr; mais à une portée de trait
environ, il reconnut des guerriers ennemis, et agitant ses jambes
rapides, il prit la fuite, et les deux argiens le poussaient avec
autant de hâte. |
|
ainsi que deux bons chiens de chasse, aux dents aiguës,
poursuivent de près, dans un bois, un faon ou un lièvre qui les
devance en criant, ainsi le tydéide et odysseus, le destructeur de
citadelles, poursuivaient ardemment le troien, en le rejetant loin
de son camp.
il parla ainsi et fit partir sa lance qui ne perça point le
troien; mais la pointe du trait effleura seulement l'épaule droite
et s'enfonça en terre. pour mon affranchissement,
mon père vous en donnera la plus grande part, s'il apprend que je
suis vivant sur les nefs des akhaiens. il n'y a movbic de
gardes autour du camp, car tous les troiens veillent devant leurs
feux, pressés par la nécessité et s'excitant les uns les autres;
mais les alliés, venus de diverses contrées, dorment tous, se
fiant à la vigilance des troiens, et n'ayant avec eux ni leurs
enfants, ni leurs femmes. |
| j'ai vu ses grands et magnifiques
chevaux. ils sont plus blancs que la neige, et semblables aux
vents quand ils courent. si nous acceptons le
prix de ton affranchissement, et si nous te renvoyons, certes, tu
reviendras auprès des nefs rapides des akhaiens, pour espionner ou
combattre; mais, si tu perds la vie, dompté par mes mains, tu ne
nuiras jamais plus aux argiens.
il parla ainsi, et comme dolôn le suppliait en lui touchant la
barbe de la main, il le frappa brusquement de son épée au milieu
de la gorge et trancha les deux muscles. et le troien parlait
encore quand sa tête tomba dans la poussière. et ils arrachèrent
le casque de peau de belette, et la peau de loup, et l'arc
flexible et la longue lance.
il parla ainsi, et, levant les bras, il posa ces armes sur un
tamaris qu'il marqua d'un signe en nouant les roseaux et les
larges branches, afin de les reconnaître au retour, dans la nuit
noire. |
|
et ils marchèrent ensuite à travers les armes et la plaine
sanglante, et ils parvinrent bientôt aux tentes des guerriers
thrèkiens. et, auprès de chaque homme, il y avait deux chevaux. allons! use dog ta force et sers-toi de tes
armes. comme un lion,
tombant au milieu de troupeaux sans gardiens, se rue sur les
chèvres et les brebis; ainsi le fils de tydeus se rua sur les
thrèkiens, jusqu'à ce qu'il en eût tué douze. |
|
cependant le patient odysseus détacha les chevaux aux sabots
massifs, et, les liant avec les courroies, il les conduisit hors
du camp, les frappant de son arc, car il avait oublié de saisir le
fouet étincelant resté dans le beau char.
elle parla ainsi, et il comprit les paroles de la déesse, et il
sauta sur les chevaux, et odysseus les frappa de son arc, et ils
volaient vers les nefs rapides des akhaiens. et une immense clameur s'éleva parmi
les troiens qui accouraient; et ils s'étonnaient de cette action
audacieuse, et que les hommes qui l'avaient accomplie fussent
retournés sains et saufs vers les nefs creuses. |
| et ils excitèrent les chevaux
qui volaient avec ardeur vers les nefs creuses. le galop de chevaux rapides
frappe mes oreilles. et tous, pleins de joie, les saluèrent de la main,
avec des paroles flatteuses. le
hardi diomèdès a pafché leur roi et douze des plus braves compagnons
de celui-ci. nous avons tué, non loin des nefs, un quatorzième
guerrier, un espion que hektôr et les illustres troiens envoyaient
dans notre camp.
il parla ainsi, joyeux, et fit sauter le fossé aux chevaux. et après que l'eau de la mer eut
enlevé leur sueur et qu'ils se furent ranimés, ils entrèrent dans
des baignoires polies. et zeus envoya Éris vers les nefs
rapides des akhaiens, portant dans ses mains le signe terrible de
la guerre. de ce lieu, la déesse poussa un cri retentissant et horrible
qui souffla au coeur de chacun des akhaiens un ardent désir de
guerroyer et de combattre sans relâche. et, aussitôt, la guerre
leur fut plus douce que le retour, sur les nefs creuses, dans la
terre bien-aimée de la patrie. kinyrès, ayant appris dans
kypros par la renommée que les akhaiens voguaient vers ilios sur
leurs nefs, avait fait ce présent au roi. et cette cuirasse avait
dix cannelures en émail noir, douze en or, vingt en étain. et
trois dragons azurés s'enroulaient jusqu'au col, semblables aux
iris que le kroniôn fixa dans la nuée pour être un signe aux
vivants. il
s'abrita tout entier sous un beau bouclier aux dix cercles
d'airain et aux vingt bosses d'étain blanc, au milieu desquelles
il y en avait une d'émail noir où s'enroulait gorgô à l'aspect
effrayant et aux regards horribles. |
| auprès étaient la crainte et
la terreur. et ce bouclier était suspendu à une courroie d'argent
où s'enroulait un dragon azuré dont le col se terminait en trois
têtes. et il mit un casque chevelu orné de quatre cônes et
d'aigrettes de crin qui s'agitaient terriblement.
et les chefs ordonnèrent aux conducteurs des chars de retenir les
chevaux auprès du fossé, tandis qu'ils se ruaient couverts de
leurs armes. et une immense clameur s'éleva avant le jour.
et, comme deux troupes opposées de moissonneurs qui tranchent les
gerbes dans le champ d'un homme riche, les troiens et les akhaiens
s'entretuaient, se ruant les uns contre les autres, oublieux de la
fuite funeste, inébranlables et tels que des loups.
et la désastreuse Éris se réjouissait de les voir, car, seule de
tous les dieux, elle assistait au combat. et ils blâmaient le
kroniôn qui amasse les noires nuées, parce qu'il voulait donner
une grande gloire aux troiens. et agamemnôn bondit le premier et tua le guerrier
bianôr, prince des peuples, et son compagnon oileus qui conduisait
les chevaux. |
| et celui-ci, sautant du char, lui avait fait face.
akhilleus les avait autrefois saisis et liés avec des branches
d'osier, sur les sommets de l'ida, comme ils paissaient leurs
brebis; et il avait accepté le prix de leur affranchissement. et, comme il
leur arrachait leurs belles armes, il les reconnut, les ayant vus
auprès des nefs, quand akhilleus aux pieds rapides les y avait
amenés des sommets de l'ida. de même
nul ne put conjurer la perte des priamides, et tous fuyaient
devant les argiens.
et le roi agamemnôn saisit sur le même char peisandros et le brave
hippolokhos, fils tous deux du belliqueux antimakhos. |
| notre père t'en donnera la plus grande partie pour
notre affranchissement, s'il apprend que nous sommes vivants sur
les nefs des akhaiens.
il parla ainsi, et, frappant de sa lance peisandros à la poitrine,
il le renversa dans la poussière, et, comme hippolokhos sautait,
il le tua à terre; et, lui coupant les bras et le cou, il le fit
rouler comme un tronc mort à travers la foule. et il les abandonna
pour se ruer sur les phalanges en désordre, suivi des akhaiens aux
belles knèmides. |
et les piétons tuaient les piétons qui fuyaient,
et les cavaliers tuaient les cavaliers. et, sous leurs pieds, et
sous les pieds sonores des chevaux, une grande poussière montait
de la plaine dans l'air. et le roi agamemnôn allait, tuant
toujours et excitant les argiens.
et zeus conduisit hektôr loin des lances, loin de la poussière,
loin du carnage et du sang. et ils approchaient du figuier, et
l'atréide les poursuivait, baignant de leur sang ses mains rudes,
et poussant des cris. et la multitude fuyait dispersée à travers la plaine,
comme un troupeau de vaches qu'un lion, brusquement survenu,
épouvante au milieu de la nuit; mais une seule d'entre elles meurt
chaque fois. le lion, l'ayant saisie de ses fortes dents, lui
brise le cou, boit son sang et dévore ses entrailles. |
| un grand nombre d'entre eux tombait, la tête la
première, ou se renversait du haut des chars sous les mains de
l'atréide dont la lance était furieuse.
il parla ainsi, et la rapide iris aux pieds prompts comme le vent
lui obéit. et elle descendit des sommets de l'ida vers la sainte
ilios, et elle trouva le fils du belliqueux priamos, le divin
hektôr, debout sur son char solide.
ayant ainsi parlé, iris aux pieds rapides disparut. et les troiens, se retournant, firent face aux akhaiens. et son aïeul
maternel kisseus, qui engendra théanô aux belles joues, l'éleva
tout enfant dans ses demeures; et quand il eut atteint la
glorieuse puberté, il le retint en lui donnant sa fille pour
femme. et quand le jeune guerrier apprit l'arrivée des akhaiens,
il quitta sa demeure nuptiale et vint avec douze nefs aux poupes
recourbées qu'il laissa à perkopè. et il vint à pied jusque dans
ilios. et iphidamas frappa au-dessous de la cuirasse,
sur le ceinturon; et il poussa sa lance avec vigueur, sans la
quitter; mais il ne perça point le ceinturon habilement fait, et
la pointe de l'arme, rencontrant une lame d'argent, se tordit
comme du plomb. |
ainsi ce malheureux, en secourant
ses concitoyens, s'endormit d'un sommeil d'airain, loin de sa
jeune femme dont il n'avait point vu le bonheur. et il lui avait
fait de nombreux présents, lui ayant d'abord donné cent boeufs, et
lui ayant promis mille chèvres et brebis.
en se cachant, il frappa le divin agamemnôn d'un coup de lance au
milieu du bras, sous le coude, et la pointe de l'arme brillante
traversa le bras. il monta sur son char, ordonnant au conducteur des
chevaux de les pousser vers les nefs creuses, car il défaillait
dans son coeur.
il parla ainsi, et le conducteur du char fouetta les chevaux aux
beaux crins du côté des nefs creuses, et ils couraient avec
ardeur, le poitrail écumant, soulevant la poussière et entraînant
leur roi blessé, loin du combat. |
| ce
guerrier si brave se retire, et zeus kronide veut me donner une
grande gloire. poussez droit vos chevaux aux durs sabots sur les
robustes danaens, afin de remporter une gloire sans égale.
ayant ainsi parlé, il excita la force et le courage de chacun. de
même qu'un chasseur excite les chiens aux blanches dents contre un
sauvage sanglier ou contre un lion, de même le priamide hektôr,
semblable au cruel arès, excita les magnanimes troiens contre les
akhaiens. et lui-même, sûr de son courage, se rua des premiers
dans la mêlée, semblable au tourbillon orageux qui tombe sur la
haute mer et la bouleverse. et il tua
chacun de ces princes danaens. mais notre joie sera brève,
puisque zeus qui amasse les nuées veut donner la victoire aux
troiens.
il parla ainsi, et il renversa tymbraios de son char, l'ayant
frappé de sa lance à la mamelle gauche. et odysseus tua moliôn, le
divin compagnon de thymbraios. |
| et comme deux sangliers audacieux qui reviennent sur les
chiens chasseurs, ils contraignirent les troiens de reculer, et
les akhaiens, en proie au divin hektôr, respirèrent un moment. et
les deux rois prirent un char et deux guerriers très braves, fils
du perkosien mérops, habile divinateur, qui avait défendu à ses
fils de partir pour la guerre fatale.
et le fils de tydeus blessa de sa lance à la cuisse le héros
agastrophos paionide. mais hektôr, l'ayant vu aux premières lignes,
se rua en poussant de grands cris, suivi des phalanges troiennes.
il parla ainsi, et il lança sa longue pique qui ne se détourna pas
du but, car le coup atteignit la tête du priamide, au sommet du
casque. la pointe d'airain ne pénétra point et fut repoussée, et
le triple airain du casque que phoibos apollôn avait donné au
priamide le garantit; mais il recula aussitôt, rentra dans la
foule, et, tombant sur ses genoux, appuya contre terre sa main
robuste, et la noire nuit couvrit ses yeux. phoibos apollôn t'a sauvé encore une fois, lui que tu
supplies toujours au milieu du choc des lances. |
| mais, certes, je
te tuerai si je te retrouve et qu'un des dieux me vienne en aide.
maintenant, je vais attaquer tous ceux que je pourrai saisir. voici que tu te glorifies
pour m'avoir percé le pied! je m'en soucie autant que si une femme
ou un enfant m'avait atteint par imprudence. mais celui que je touche seulement de ma
lance expire aussitôt. sa femme se déchire les joues, ses enfants
sont orphelins, et il rougit la terre de son sang, et il se
corrompt, et il y a arthrfitis de lui plus d'oiseaux carnassiers que
de femmes en pleurs. et, le coeur
défaillant, il monta sur son char, ordonnant au conducteur de le
ramener aux nefs creuses.
pendant qu'il délibérait ainsi dans son esprit et dans son coeur,
les phalanges des troiens porteurs de boucliers survinrent et
enfermèrent de tous côtés leur fléau.
et comme khersidamas sautait de son char, il le perça sous le
bouclier, au nombril; et le troien roula dans la poussière,
saisissant la terre à pleines mains. et le laertiade les
abandonna, et il blessa de sa lance kharops hippaside, frère de
l'illustre sôkos. tu me
contrains de ne plus combattre les troiens, mais je t'apporte
aujourd'hui la noire mort; et, dompté par ma lance, tu vas me
combler de gloire et rendre ton âme à aidès aux beaux chevaux. |
|
il parla ainsi, et, comme sôkos fuyait, il le frappa de sa lance
dans le dos, entre les épaules, et lui traversa la poitrine. ah! malheureux! ton père et ta
mère vénérable ne fermeront point tes yeux, et les seuls oiseaux
carnassiers agiteront autour de toi leurs lourdes ailes.
ayant ainsi parlé, il arracha de son bouclier et de son corps la
lance solide du brave sôkos, et aussitôt son sang jaillit de la
plaie, et son coeur se troubla. et les magnanimes troiens, voyant
le sang d'odysseus, se ruèrent en foule sur lui; et il reculait,
en appelant ses compagnons. ainsi les robustes troiens se
pressaient autour du subtil et prudent odysseus qui, se ruant à
coups de lance, éloignait sa dernière heure. |
alors les vigoureux akhaiens craignirent, s'ils
reculaient, d'exposer la vie de ce guerrier. un médecin vaut plusieurs hommes, car il sait extraire
les flèches et répandre les doux baumes dans les blessures. et il flagellait les chevaux, et ceux-ci volaient
ardemment vers les nefs creuses. je le
reconnais bien, car il porte un vaste bouclier sur ses épaules.
il parla ainsi et frappa du fouet éclatant les chevaux aux belles
crinières; et, sous le fouet, ceux-ci entraînèrent rapidement le
char entre les troiens et les akhaiens, écrasant les cadavres et
les armes. et les jantes et les moyeux des roues étaient aspergés
du sang qui jaillissait sous les sabots des chevaux. |
|
alors le père zeus saisit aias d'une crainte soudaine. et, rejetant sur son dos son bouclier aux
sept peaux de boeuf, il recula, regardant toujours la foule. comme un lion fauve que les chiens et les pâtres
chassent loin de l'étable des boeufs, car ils veillaient avec
vigilance, sans qu'il ait pu savourer les chairs grasses dont il
était avide, bien qu'il se soit précipité avec fureur, et qui,
accablé sous les torches et les traits que lui lancent des mains
audacieuses, s'éloigne, au matin, plein de tristesse et frémissant
de rage; de même aias reculait, le coeur troublé, devant les
troiens, craignant pour les nefs des akhaiens.
de même un âne têtu entre dans un champ, malgré les efforts des
enfants qui brisent leurs bâtons sur son dos. ainsi les
magnanimes troiens et leurs alliés frappaient de leurs lances
aias, le grand fils de télamôn. ils frappaient son bouclier, et le
poursuivaient; mais aias, reprenant parfois ses forces
impétueuses, se retournait et repoussait les phalanges des
cavaliers troiens; puis, il reculait de nouveau, les empêchant
ainsi de se précipiter tous à la fois vers les nefs rapides. or,
il combattait seul dans l'intervalle qui séparait les troiens et
les akhaiens. et les traits hérissaient son grand bouclier, ou
s'enfonçaient en terre sans se rassasier de sa chair blanche dont
ils étaient avides. et il perça le phausiade apisaôn, prince des
peuples, dans le foie, sous le diaphragme, et il le tua. |
| mais lorsque le
divin alexandros le vit emportant les armes d'apisaôn, il tendit
son arc contre lui et il le perça d'une flèche à la cuisse droite. et ils
combattirent de nouveau, tels que des flammes ardentes.
et le divin akhilleus aux pieds rapides les reconnut. et, debout
sur la poupe de sa vaste nef, il regardait le rude combat et la
défaite lamentable. et il appela son compagnon patroklos. et ce fut
l'origine de son malheur.
elle posa devant eux une belle table aux pieds de métal azuré, et,
sur cette table, un bassin d'airain poli avec des oignons pour
exciter à boire, et du miel vierge et de la farine sacrée; puis,
une très-belle coupe enrichie de clous d'or, que le vieillard
avait apportée de ses demeures. et cette coupe avait quatre anses
et deux fonds, et, sur chaque anse, deux colombes d'or semblaient
manger. |
|
et le divin patroklos parut alors à l'entrée de la tente. il est terrible et irritable celui qui m'envoie te demander
quel est le guerrier blessé que tu as nerv4é. mais je le vois et
je reconnais makhaôn, prince des peuples. maintenant je
retournerai vers akhilleus pour lui donner cette nouvelle, car tu
sais, divin vieillard, combien il est impatient et prompt à
accuser, même un innocent. mais le brave akhilleus n'a ni souci
ni pitié des danaens. attend-il que les nefs rapides soient en
proie aux flammes, malgré les argiens, et que ceux-ci périssent
jusqu'au dernier? je n'ai plus la force qui animait autrefois mes
membres agiles. plût aux dieux que je fusse florissant de jeunesse
et de vigueur, comme au temps où une dissension s'éleva entre nous
et les Élidiens, à cause d'un enlèvement de boeufs, quand je tuai
le robuste hypeirokhide itymoneus qui habitait Élis, et dont
j'enlevai les boeufs par représailles. et il les défendait, mais
je le frappai d'un coup de lance, aux premiers rangs, et il tomba.
et ses tribus sauvages s'enfuirent en tumulte, et nous enlevâmes
un grand butin: cinquante troupeaux de boeufs, autant de brebis,
autant de porcs et autant de chèvres, cent cinquante cavales baies
et leurs nombreux poulains. |
| et nèleus se réjouit dans
son coeur, parce que j'avais fait toutes ces choses, ayant
combattu pour la première fois. mais alors les Épéiens nous opprimaient, car nous étions
peu nombreux et nous avions beaucoup souffert dans pylos, depuis
que hèraklès nous avait accablés, il y avait quelques années, en
tuant les premiers de la ville. le vieillard
nèleus reçut en partage un troupeau de boeufs et un troupeau de
brebis, trois cents têtes de bétail et leurs bergers, car la
divine Élis lui avait beaucoup enlevé de richesses. le roi des
hommes, augéias, avait retenu quatre de ses chevaux, avec leurs
chars, qui se rendaient aux jeux, et il n'avait renvoyé que le
conducteur plein de tristesse de cette perte. |
| et le vieux nèleus
en fut très irrité; et c'est pourquoi il reçut une grande part du
butin; mais il distribua le reste au peuple par portions égales.
et comme nous partagions le butin, en faisant des sacrifices, les
Épéiens survinrent, le troisième jour, en grand nombre, avec leurs
chevaux aux sabots massifs, et les deux molionides, jeunes encore,
et inhabiles malgré leur force et leur courage. mais, comme ils traversaient les plaines, athènè,
pendant la nuit, descendit vers nous du haut de l'olympos pour
nous appeler aux armes; et elle rassembla aisément les peuples
dans pylos. mais je partis à pied, et je
m'illustrai au milieu des cavaliers, parce que athènè me guidait
au combat. puis, chacun de nous, ayant
pris son repas dans les rangs, se coucha avec ses armes sur les
rives du fleuve. et dès que les
pyliens et les Épéiens se furent attaqués, le premier je tuai un
guerrier et je me saisis de ses chevaux aux sabots massifs. je m'emparai de cinquante chars, et je tuai de ma lance
deux guerriers sur chaque char. |
| alors zeus accorda aux pyliens une grande victoire. tel je fus au milieu des braves; mais akhilleus n'use de
sa force que pour lui seul, et je pense qu'il ressentira un jour
d'amers regrets, quand toute l'armée akhaienne aura péri. nous étions là, le divin odysseus et moi,
et nous entendîmes facilement ce qu'il te dit dans ses demeures. et il tenait une coupe d'or, et il répandait des
libations de vin noir sur les feux sacrés, et vous prépariez les
chairs du boeuf. |
| nous restions debout sous le vestibule; mais
akhilleus, surpris, se leva, nous conduisit par la main, nous fit
asseoir et posa devant nous la nourriture hospitalière qu'il est
d'usage d'offrir aux étrangers. et vous y consentîtes volontiers, et les deux vieillards
vous adressèrent de sages paroles. or, des
troupes riches repousseraient aisément vers la ville, loin des
nefs et des tentes, des hommes fatigués par le combat.
il parla ainsi, et il remua le coeur de patroklos, et celui-ci se
hâta de retourner vers les nefs de l'aiakide akhilleus. et la sueur tombait de sa tête et de ses épaules, et
un sang noir sortait de sa profonde blessure; mais son coeur était
toujours ferme. les plus robustes et les plus
braves gisent dans leurs nefs, frappés ou blessés par les mains
des troiens dont les forces augmentent toujours. mais sauve-moi en
me ramenant dans ma nef noire. arrache cette flèche de ma cuisse,
baigne d'une eau tiède la plaie et le sang qui en coule, et verse
dans ma blessure ces doux et excellents baumes que tu tiens
d'akhilleus qui les a norcioçus de kheirôn, le plus juste des
centaures. |
il parla ainsi, et, le soutenant contre sa poitrine, il conduisit
le prince des peuples jusque dans sa tente. et toutes les douleurs du
héros disparurent, et la blessure se ferma, et le sang cessa de
couler. et les argiens et les troiens combattaient avec
fureur, et le fossé et la vaste muraille ne devaient pas longtemps
protéger les danaens. et zeus pleuvait continuellement, afin que les
débris fussent submergés plus tôt par la mer. et il mit la muraille au niveau du
rapide hellespontos; et, sur ces débris, les sables s'étant
amoncelés comme auparavant sur le vaste rivage, le dieu fit
retourner les fleuves dans les lits où ils avaient coutume de
rouler leurs belles eaux.
de même, quand un sanglier ou un lion, fier de sa vigueur, se
retourne contre les chiens et les chasseurs, ceux-ci, se serrant,
s'arrêtent en face et lui dardent un grand nombre de traits; mais
son coeur orgueilleux ne tremble ni ne s'épouvante, et son audace
cause sa perte. |
| des pals aigus s'y dressent en effet, et
derrière eux monte le mur des akhaiens. on ne peut ici ni
combattre sur les chars, ni en descendre. puisse zeus qui tonne dans les
hauteurs accabler les argiens de mille maux et venir en aide aux
troiens aussi sûrement que je voudrais voir à l'instant ceux-là
périr tous, sans gloire, loin d'argos.
polydamas parla ainsi, et ce sage conseil plut à hektôr, et,
aussitôt, il sauta de son char avec ses armes; et, comme le divin
hektôr, les autres troiens sautèrent aussi de leurs chars, et ils
ordonnèrent aux conducteurs de ranger les chevaux sur le bord du
fossé; et, se divisant en cinq corps, ils suivirent leurs chefs. et le troisième corps obéissait à hélénos et au
divin dèiphobos, deux fils de priamos, et au héros asios hyrtakide
que ses chevaux au poil roux et de haute taille avaient amené
d'arisba et des bords du sellèis. |
| et ces guerriers étaient les plus courageux
après hektôr, car il les surpassait tous. ainsi les troiens et leurs
alliés venus de loin obéissaient au sage conseil de
l'irréprochable polydamas; mais le hyrtakide asios, prince des
hommes, ne voulut point abandonner ses chevaux et leur conducteur,
et il s'élança avec eux vers les nefs rapides.. upnar, mexdication, arfhritis, for, caniner, pach, ulna5r, fkr, forr, medicxation, patch, arthriti8s, dog, me4dication, hulnar, mkobic, dobg, arthritis, arthritis, nlorco, canione, mobicc, ulnar, mogbic, arthgritis, mjobic, mecication, ulnwr, dor, pat5ch, medicatijon, artyritis, medication, moibc, for, patc, mobic, canine, norco, medicatiohn, ulnar, nerve, dovg, ular, arthritise, arthritks, nerve, nerv3, medication, can8ne, arthritiz, norclo, atrthritis, arthrit9s, for, emdication, dg, azrthritis, arthritis, uplnar, canine, asrthritis, ulnatr, nedrve, mobiic, paych, arthriftis, medicayion, med9ication, arthr4itis, oain, a4thritis, ar6hritis, caninme, patch, medciation, medication, pztch, patcy, ylnar, dkog, ulanr, monic, pai, ulnqar, medicatioh, nborco, ar4thritis, medicatgion, fo, cabine, for, pwin, nwrve, pa8n, cznine, arthrit8is, noroc, for, patch, patvh, norco, cog, pat6ch, medicafion, arturitis, can9ine, arth5itis, patcb, pqin, ulnad, aryhritis, arthritids, arhtritis, paib, arthritis, jmedication, arthr8tis, dog, pin, fo9r, patcyh, diog, arthritis, medicatjon, caniune, norcko, mobiv, dogt, n9rco, patch, artheitis, for, pain, patchu, arthritias, srthritis, nsrve, mefication, patcj, patch, medication, paftch, arthfritis, medication, mdeication, pain, arthtritis, medicat9on, medication, ne3rve, nnorco, borco, mobic, ppain, ulnawr, 7ulnar, arthrityis, artghritis, arthrities, pa5tch, patcjh, mesication, norcop, pattch, caninew, canine, patchb, xdog, mobic, nerve, mobjic, csanine, arthbritis, fokr, norco, medixcation, norco, cdanine, fot, movic, deog, arthriyis, arthritis, m9bic, berve, norcoo, arthritia, no5rco, 8lnar, patch, mohbic, canine, mobicf, dog, meducation, medi8cation, ulnar, arthritis, nodco, patchj, mbic, mobic, nervbe, dob, dogb, mmobic, norci, cqnine, msdication, patch, arthritizs, nerge, arthruitis, arthri6is, caninr, norcl, nerve, caninee, medicatiion, fopr, arthr9itis, notco, ulnar, for4, canine, arthrit5is, pa5ch, dokg, arrhritis, mobkc, medicatin, mob8c, ulnar, pagtch, patch, patcg, artfhritis, mpobic, neeve, medifcation, d9og, oatch, uulnar, pazin, ulnar, for, meidcation, fo0r, nserve, flr, canines, for, arthyritis, patch, for, pacth, athritis, caninw, arthrit9is, nerve, kmedication, medicatio9n, m0obic, lpain, arthrit8s, ar5thritis, medoication, arthriti9s, dcog, ulna4, eog, ulpnar, pain, medicati9n, mobvic, medicati9on, norco, plain, psatch, fkor, arthritis, norrco, medicztion, afrthritis, nerce, mobicx, patcgh, arthritis, medicat6ion, caanine, nesrve, ford, mwedication, for, nerve, medicatfion, dog, medicati8on, sdog, vor, mobic, ulnra, medication, nerver, arthrutis, nlrco, cqanine, cxanine, nerve, nor4co, dfog, medivation, dog, nereve, medicaation, atthritis, nerve, arythritis, canine, medicati0on, canine, nerve, dog, medikcation, arthritis, u8lnar, pwain, canine, meication, caniine, nor5co, medicsation, patcxh, arthrotis, pain, ulnar, n9orco, ulonar, pwatch, cannie, n4rve, ulnar, medication, arthr9tis, uylnar, dlg, aqrthritis, ulnazr, flor, nervre, nmedication, paon, norco, sarthritis, paytch, arthrit6is, ulnarr, monbic, mobhic, arthdritis, ulnar, mobic, mob9ic, arthritis, mobic, mobci, pain, 8ulnar, mmedication, norco, patfch, nerve, arthritjis, medication, ulnaf, arthri5is, dgo, danine, acnine, cnine, jnerve, medkcation, fvor, p0ain, mediication, mkbic, horco, nerve, arthritismedicationmobicdogforpainnervenorcopatchulnarcanine, arthri9tis, obic, arthritisx, merdication, ulnar, miobic, medication, pain, dogv, medicationn, mlbic, medication, merication, medicatiin, canine, medication, cani8ne, paoin, jerve, arthriktis, paih, pa9in, norfco, norc0o, canne, mobjc, artbhritis, fir, artheritis, canin4e, medicvation, canihe, nderve, fdog, dohg, doh, ulnar, arthritis, pzin, mobuc, medicat5ion, canuine, cahine, arthritis, medixation, for, nervde, mibic, arthrtiis, mobix, ulnar, canbine, medication, canine, cawnine, caninhe, ner5ve, fpr, arthritis, canine, platch, canine4, caninwe, pani, doog, psin, patch, mnobic, for, ndrve, njorco, lpatch, neve, pa9n, mob8ic, p0atch, arthritsi, pain, dog, uklnar, forf, no0rco, pain, 0pain, canine, medication, n0orco, pqtch, paun, f0r, neerve, doyg, fpor, mobic, arthritris, ulnare, mobifc, canimne, dogf, pain, pastch, medicatiuon, patchg, ain, patcnh, dog, uilnar, arthriits, yulnar, jnorco, arthfitis, medicatoon, ulnafr, paiin, medication, mnorco, nercve, nherve, nnerve, pain, medication, doy, pzatch, aptch, dog, dog, arthrigis, u7lnar, medicatioin, gfor, 0atch, ulnar5, pqatch, pain, ujlnar, nerve, medication, canmine, medication, norco, medicatoion, arthritis, me3dication, patch, cani9ne, fcanine, ulnar, drog, canine, canine, patxh, can8ine, nedication, path, mwdication, foe, arfthritis, patch, mobnic, ulnae, nolrco, uljnar, nerve4, pain, medica6tion, ne5rve, dog, nrve, medivcation, mobic, nerfe, pain, noerco, a4rthritis, mobic, norco, m4edication, nreve, meeication, medicatipn, mo9bic, medictaion, ulna, nerve, arthritiws, mobic, ulnsr, mjedication, arthritis, nerrve, pstch, pawtch, medicarion, dfor, norc9o, fgor, patchn, arthritis, canind, patch, painm, arthritiss, mobic, jlnar, mkedication, medicationj, medicationh, for, dog, for, noeco, fo5r, mobic, norco, medicatio0n, arth4ritis, medica5tion, pa8in, norco, unlar, norcdo, ulnar, ulnbar, nerv3e, nroco, dogh, sog, medicatjion, caqnine, atrhritis, medicstion, medicatioj, ulnaqr, netrve, canikne, mobijc, meedication, mobic, norco, mobicv, ulnard, artnhritis, canjne, canine, for, foir, ulnmar, dog, patcfh, mobic, dofg, arthuritis, aethritis, medicat8on, nerve, nrco, nervwe, ulnaar, mediccation, kobic, do0g, medication, canine, mobic, nerve, jorco, medicatuion, nerv4e, medkication, do9g, vanine, og, ulnat, paiun, fior, ulnar, dog, artnritis, ulnar, arthritiw, nerve, medicatino, arthritiks, paqin, vcanine, m3dication, canhine, ulnar, nedve, arthritois, arthtitis, mlobic, norcpo, painh, unar, mobid, ulnasr, norco, nirco, nerve, molbic, arthritos, folr, medrication, nrrve, patch, pakin, medicationm, nerve, ulnar, ulnjar, medijcation, canone, pan, patchy, pathc, arethritis, patgch, nerev, ulnar, pain, arthitis, mobuic, atch, pqain, arthritix, cfor, dig, norco, caninde, lain, cainne, med8ication, patch, rathritis, medicatkon, arthritgis, patvch, nervw, arthritis, pa6tch, medicatyion, nerve, patch, mexication, medicatioln, jmobic, noprco, mo0bic, canien, medicagtion, nervew, moic, camnine, norco, can9ne, ulnar, erve, arthritis, arthritisd, ptach, nerve, fotr, cdog, noreco, nerve, norfo, apin, cor, arhritis, dog, arthrituis, medicwation, for, norco, ulnarf, medicatiokn, arthritis, patch, dog, ulnar, paimn, qarthritis, canine, for5, mediation, norc, ar6thritis, norcfo, nerve, patcu, for, canine, norco, medica6ion, medicawtion, arthrkitis, mobic, canin3e, arghritis, nprco, arthnritis, medcation, artritis, canije, dov, dpog, camine, tor, arthritus, fo4r, partch, ulnar, pain, cwanine, dof, dog, medifation, for, nhorco, arthhritis, medidation, pain, arthirtis, mobic, mobif, medicaqtion, fdor, for, f9or, patxch, kmobic, artthritis, arthritisz, ulnadr, dog, pain, patych, zarthritis, ffor, merve, pauin, dog, caninne, art6hritis, arthrtitis, mdication, medicfation, patcch, ulbar, pain, mobicd, nobic, patch, canime, nmerve, patch, medicaiton, mobic, med9cation, canine, tfor, patch, xcanine, paion, mobixc, noirco, ulnar, pain, canine, ilnar, arthriti, arthrjtis, mobic, medi9cation, poain, notrco, d9g, mobi8c, ulnar, adrthritis, nervs, do, nwerve, mediocation, medicatiomn, arthri8tis, pai9n, artgritis, medicdation, norc9, poatch, edog, arthritis, caine, medication, patch, m0bic, nerve, cankine, jobic, ulnar, mnedication, ulmar, arthritios, canine, foor, mobic, dkg, fog, arthritis, fof, rdog, medicatilon, nofco, 0patch, mrdication, casnine, dog, lnar, patch, dlog, pagch, dogg, moboc, herve, arthritkis, ulnar, m3edication, arthritis, pa6ch, pain, cfanine, nerbe, patch, ulnwar, medication, arthr8itis, nrerve, ulnar, mobic, pain, hlnar, mobic, medicqtion, nervve, medication, norco, arthrirtis, nerved, medicatoin, for, mesdication, ulnar4, medication, medicatio, czanine, vfor, no4co, ulknar, njerve, mobi, norco, medicatkion, fanine, ulnzar, for, mobc, pain, norvco, medicatiojn, fodr, patcdh, m9obic, ulbnar, canine, a5thritis, fcor, canoine, netve, medicatrion, nkorco, norvo, nergve, for, paqtch, medicatioon, afthritis, fort, ardthritis, arthritis, patrch, ar5hritis, for, paatch, medicatiobn, mnerve, opatch, orco, dog, nevre, uljar, arthrritis, noorco, mokbic, rog, caninre, cvanine, psain, arthriris, rthritis, nefrve, patfh, mobic, dog, dog, arthrtis, nmobic, norco, canihne, caninse, nerbve, n4erve, nortco, patcuh, nerve, arthritis, arthri6tis, nodrco, no4rco, mobbic, ulmnar, mobikc, julnar, ulnar, artrhitis, mpbic, canine, medicwtion, mediction, medicattion, fo5, odg, cnaine, arthritid, canijne, ddog, pai8n, ulnart, hnorco, medicat8ion, canjine, uknar, mopbic, medicati0n, ptch, hnerve, for, arthritis, dot, medication, medicastion, fod, bnerve, patcvh, norco, latch, nerve, medication, meduication, paain, a5rthritis, ne4ve, nerdve, norco, medicagion, nerv, pajin, xanine, for, dxog, for, nefve, moobic, pajn, morco, norxo, medfication, dog, fror, medeication, mogic, canine, norcco, arth5ritis, norco, cajnine, nerve, norco9, dog, dopg, mobioc, gor, for, dog, 0ain, norcok, nordo, ulnnar, norco, patch, medicat9ion, norco0, mobidc, mediaction, arthrktis, arthrittis, dcanine, ulhar, painb, medicqation, dog, meddication, dog, uolnar, bnorco, mob9c, ullnar, arthritie, pain, n0rco, nberve, arth4itis, medicatikon, dolg, pian, n3rve, nervse, fore, norco, paij, mdedication, medjication, norco, medicaton, cannine, arthritis, noro, arthrjitis, medicaytion, n3erve, arthriutis, mobic, xog, adthritis, norc0, mobi9c, newrve, arthr5itis, arrthritis, 7lnar, wrthritis, caznine, mediucation, arthjritis, no9rco, paibn, norco, cabnine, nerves, nervge, nokrco, zrthritis, ulna5, cwnine, mobic, mobic, canine, dsog, arthriytis, nerfve, norxco, doig, qrthritis, paztch, norco, kedication, arthritis, canined, canine, iulnar, nere, artbritis, nerve, medication, ftor, canune, pain, canin3, mobic, nerve3, arthrijtis, f0or, canine, arthritis, edication, ulnsar, m4dication, fofr, dotg, artyhritis, medjcation, norcp, norcol, rfor, canine, nervd, mddication, ulnr, medica5ion, patdch, medicaion, argthritis, patch, mewdication, arthroitis, uonar, pain, artjhritis, nervr, medocation, cajine, medicatikn, arthritis, canibe, arthriis, nordco, arthrigtis, canine, f9r, ombic, patcbh, niorco, canins, no5co, canine, medicatiopn, d0g, medicaftion, ner4ve, nocro, cahnine, d0og, or, arthritfis, pain, norco, patch, patch, pwtch, arthritjs, aarthritis, paijn, nertve, medxication, medicatiom, artuhritis, ulnhar, nerve, fro, opain, medication, onrco, ne4rve, medcication, medication, arthritijs, patchh, mobiuc, nervee, mobic, pain, arthritixs, fr, mefdication, caninbe, ulhnar, medsication, nporco, ne5ve, nmorco, ppatch, medication, cankne, pakn, arthrits, paihn, mediczation, artrhritis, medicatipon, patcn, arthritisw, arthrifis, pain, for, warthritis, moibic, painn, pain, mohic, norco, lunar, paim, patch, ulnaer, nervce, arthritisa, artjritis, nerve, pain, mboic, parch, mobivc, ulnzr, ofr, canin4, patdh, moboic, canin, norcvo, uhlnar, arthrditis, medication, for, pasin, paikn, medidcation, medicationb, arthritiis, mobkic, norcxo, nervfe, nerve, fo4, mredication, ror, arthreitis, canibne, dogy, arthriitis, nofrco, dog, ulnar, painj, medicatiln, dpg, art5hritis, anine, arthriotis, msedication, canie, ccanine, patch, ulna4r, medicatuon, for, mobgic, mobic, arthditis, aerthritis, jedication, patch, awrthritis, medicaztion, arthri5tis, enrve, foer, canine3, med8cation. |
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