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Et ils se frappaient, les uns les autres, de leurs lances d'airain, entre les eaux courantes du Simoïs et du Xanthos. Et Diomèdès hardi au combat tua Axylos Teuthranide qui habitait dans Arisbè bien bâtie, était riche et bienveillant aux hommes, et les recevait tous avec amitié, sa demeure étant au bord de la route.

mais nul alors ne se mit au-devant de lui pour détourner la sombre mort. et diomèdès le tua, ainsi que son serviteur kalésios, qui dirigeait ses chevaux, et tous deux descendirent sous la terre. une multitude de choses précieuses sont dans la demeure de mon père, et il est riche.
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et le roi agamemnôn le frappa au front et le renversa, et l'atréide, lui mettant le pied sur la poitrine, arracha la lance de frêne. ce sont les fils des malheureux qui s'opposent à mon courage. mais si tu es quelque immortel, et si tu viens de l'ouranos, je ne combattrai point contre les ouraniens. car le fils de dryas, le brave lykoorgos, ne vécut pas longtemps, lui qui combattait contre les dieux ouraniens. et les dieux qui vivent en repos furent irrités contre celui-ci; et le fils de kronos le rendit aveugle, et il ne vécut pas longtemps, parce qu'il était odieux à tous les immortels.
moi, je ne voudrais point combattre contre les dieux heureux. mais si tu es un des mortels qui mangent les fruits de la terre, approche, afin d'atteindre plus promptement aux bornes de la mort. le vent répand les feuilles sur la terre, et la forêt germe et en produit de nouvelles, et le temps du printemps arrive. mais si tu veux savoir quelle est ma race que connaissent de nombreux guerriers, sache qu'il est une ville, Éphyrè, au fond de la terre d'argos féconde en chevaux. mais proitos, qui était le plus puissant des argiens, car zeus les avait soumis à son sceptre, eut contre lui de mauvaises pensées et le chassa de son peuple. et bellérophontès alla en lykiè sous les heureux auspices des dieux. et quand il y fut arrivé, sur les bords du rapide xanthos, le roi de la grande lykiè le reçut avec honneur, lui fut hospitalier pendant neuf jours et sacrifia neuf boeufs. mais quand eôs aux doigts rosés reparut pour la dixième fois, alors il l'interrogea et demanda à voir les signes envoyés par son gendre proitos. et, quand il les eut vus, il lui ordonna d'abord de tuer l'indomptable khimaira. et elle soufflait des flammes violentes. puis, il combattit les solymes illustres, et il disait avoir entrepris là le plus rude combat des guerriers. comme il revenait, le roi lui tendit un piège rusé, ayant choisi et placé en embuscade les plus braves guerriers de la grande lykiè.
et le roi connut alors que cet homme était de la race illustre d'un dieu, et il le retint et lui donna sa fille et la moitié de sa domination royale. et les lykiens lui choisirent un domaine, le meilleur de tous, plein d'arbres et de champs, afin qu'il le cultivât. arès insatiable de guerre tua son fils isandros, tandis que celui-ci combattait les illustres solymes. et ils se firent de beaux présents. je ne me souviens point de tydeus, car il me laissa tout petit quand l'armée des akhaiens périt devant thèbè. c'est pourquoi je suis un ami pour toi dans argos, et tu seras le mien en lykiè quand j'irai vers ce peuple. echangeons nos armes, afin que tous sachent que nous sommes des hôtes paternels. ayant ainsi parlé tous deux, ils descendirent de leurs chars et se serrèrent la main et échangèrent leur foi.
mais le kronide zeus troubla l'esprit de glaukos qui donna au tydéide diomèdès des armes d'or du prix de cent boeufs pour des armes d'airain du prix de neuf boeufs. dès que hektôr fut arrivé aux portes skaies et au hêtre, toutes les femmes et toutes les filles des troiens couraient autour de lui, s'inquiétant de leurs fils, de leurs frères, de leurs concitoyens et de leurs maris. et il leur ordonna de supplier toutes ensemble les dieux, un grand deuil étant réservé à beaucoup d'entre elles. donc, porte des parfums et réunis les femmes âgées dans le temple d'athènè dévastatrice; et dépose sur les genoux d'athènè à la belle chevelure le péplos le plus riche et le plus grand qui soit dans ta demeure, et celui que tu aimes le plus; et promets de sacrifier dans son temple douze génisses d'un an, encore indomptées, si elle prend pitié de la ville et des femmes troiennes et de leurs enfants, et si elle détourne de la sainte ilios le fils de tydeus, le féroce guerrier qui répand le plus de terreur.
plût aux dieux que la terre s'ouvrît sous lui! car l'olympien l'a certainement nourri pour la ruine entière des troiens, du magnanime priamos et de ses fils. et elle se mit en marche, et les femmes âgées la suivaient. elle parla ainsi dans son voeu, et elles suppliaient ainsi la fille du grand zeus; mais pallas athènè les refusa.
et ils avaient construit une chambre nuptiale, une maison et une cour, auprès des demeures de priamos et de hektôr, au sommet de la citadelle. et, dans la chambre nuptiale, il trouva alexandros qui s'occupait de ses belles armes, polissant son bouclier, sa cuirasse et ses arcs recourbés. grâce à toi, les clameurs de la guerre montent avec fureur autour de cette ville, et tu blâmerais toi-même celui que tu verrais s'éloigner de la rude bataille. je ne restais point dans ma chambre nuptiale par colère ou par indignation contre les troiens, mais pour me livrer à la douleur. maintenant que mon épouse me conseille par de douces paroles de retourner au combat, je crois, comme elle, que cela est pour le mieux.
la victoire exauce tour à tour les guerriers. mon coeur est plein du désir de secourir les troiens qui regrettent vivement mon absence. mais excite pâris, et qu'il se hâte de me suivre, tandis que je serai encore dans la ville. je ne sais s'il me sera permis de les revoir jamais plus, ou si les dieux me dompteront par les mains des akhaiens. ayant ainsi parlé, hektôr au casque mouvant sortit et parvint bientôt à ses demeures, et il n'y trouva point andromakhè aux bras blancs, car elle était sortie avec son fils et une servante au beau péplos, et elle se tenait sur la tour, pleurant et gémissant. et la femme intendante parla ainsi. hektôr, étant sorti de ses demeures, reprit son chemin à travers les rues magnifiquement construites et populeuses, et, traversant la grande ville, il arriva aux portes skaies par où il devait sortir dans la plaine.
et sa fille était la femme de hektôr au casque d'airain. il vaudrait mieux pour moi, après t'avoir perdu, subir la sépulture, car rien ne me consolera quand tu auras accompli ta destinée, et il ne me restera que mes douleurs. le divin akhilleus tua mon père, quand il saccagea la ville populeuse des kilikiens, thèbè aux portes hautes. il le brûla avec ses belles armes et il lui éleva un tombeau, et les nymphes orestiades, filles de zeus tempétueux, plantèrent des ormes autour.
j'avais sept frères dans nos demeures; et tous descendirent en un jour chez aidès, car le divin akhilleus aux pieds rapides les tua tous, auprès de leurs boeufs aux pieds lents et de leurs blanches brebis. et mon coeur ne me pousse point à fuir, car j'ai appris à être toujours audacieux et à combattre, parmi les premiers, pour la gloire de mon père et pour la mienne. je sais, dans mon esprit et dans mon coeur, qu'un jour viendra où la sainte troiè périra, et priamos, et le brave peuple de priamos. et l'illustre hektôr ôta son casque et le déposa resplendissant sur la terre. mais retourne dans tes demeures, prends soin de tes travaux, de la toile et de la quenouille, et mets tes servantes à leur tâche. le souci de la guerre appartient à tous les guerriers qui sont nés dans ilios, et surtout à moi. et aussitôt qu'elle fut arrivée aux demeures du tueur d'hommes hektôr, elle y trouva ses nombreuses servantes en proie à une grande douleur. et pâris ne s'attardait point dans ses hautes demeures mais, ayant revêtu ses armes excellentes, d'un airain varié, il parcourait la ville, de ses pieds rapides, tel qu'un étalon qui, longtemps nourri d'orge à la crèche, ses liens étant rompus, court dans la plaine en frappant la terre et saute dans le fleuve au beau cours où il a csnine de se baigner.
comme un dieu envoie un vent propice aux matelots suppliants qui se sont épuisés à battre la mer de leurs avirons polis, de sorte que leurs membres sont rompus de fatigue, de même les priamides apparurent aux troiens qui les désiraient. et il tomba sur la terre, et ses forces furent brisées. et la divine athènè aux yeux clairs, ayant vu les argiens qui périssaient dans la rude bataille, descendit à la hâte du faîte de l'olympos devant la sainte ilios, et apollôn accourut vers elle, voulant donner la victoire aux troiens, et l'ayant vue de la hauteur de pergamos. arrêtons pour aujourd'hui la guerre et le combat. et les akhaiens aux knèmides d'airain exciteront un des leurs à combattre le divin hektôr. il parla ainsi, et la divine athènè aux yeux clairs consentit. ta moire n'est point de mourir et de subir aujourd'hui ta destinée, car j'ai entendu la voix des dieux qui vivent toujours. et agamemnôn contint aussi les akhaiens aux belles knèmides. comme, au souffle de zéphyros, l'ombre se répand sur la mer qui devient toute noire, de même les rangs des akhaiens et des troiens couvraient la plaine. le sublime kronide n'a point scellé notre alliance, mais il songe à nous accabler tous de calamités, jusqu'à ce que vous preniez troiè aux fortes tours, ou que vous soyez domptés auprès des nefs qui fendent la mer. puisque vous êtes les princes des panakhaiens, que celui d'entre vous que son courage poussera à combattre contre moi sorte des rangs et combatte le divin hektôr.
je vous le dis, et que zeus soit témoin: si celui-là me tue de sa pique d'airain, me dépouillant de mes armes, il les emportera dans ses nefs creuses; mais il renverra mon corps dans ma demeure, afin que les troiens et les femmes des troiens brûlent mon cadavre sur un bûcher; et, si je le tue, et qu'apollôn me donne cette gloire, j'emporterai ses armes dans la sainte ilios et je les suspendrai dans le temple de l'archer apollôn; mais je renverrai son corps aux nefs solides, afin que les akhaiens chevelus l'ensevelissent.
et ils lui élèveront un tombeau sur le rivage du large hellèspontos. mais que la terre et l'eau vous manquent, à vous qui restez assis sans courage et sans gloire! moi, je m'armerai donc contre hektôr, car la victoire enfin est entre les mains des dieux immortels. il parla ainsi, et il se couvrait de ses belles armes. cesse de vouloir combattre contre un meilleur guerrier que toi, le priamide hektôr, que tous redoutent. akhilleus, qui est beaucoup plus fort que toi dans la bataille qui illustre les guerriers, craint de le rencontrer. reste donc assis dans les rangs de tes compagnons, et les akhaiens exciteront un autre combattant. bien que le priamide soit brave et insatiable de guerre, je pense qu'il se reposera volontiers, s'il échappe à ce rude combat. et il le dépouilla des armes que lui avait données le rude arès. et mon coeur hardi me poussa à combattre, confiant dans mes forces, bien que le plus jeune de tous. et je combattis, et athènè m'accorda la victoire, et je tuai ce très robuste et très brave guerrier dont le grand corps couvrit un vaste espace. plût aux dieux que je fusse ainsi plein de jeunesse et que mes forces fussent intactes! hektôr au casque mouvant commencerait aussitôt le combat. mais vous ne vous hâtez point de lutter contre hektôr, vous qui êtes les plus braves des panakhaiens. et le vieillard leur fit ces reproches, et neuf d'entre eux se levèrent. et le premier fut le roi des hommes, agamemnôn.
tous voulaient combattre contre le divin hektôr. un héraut le prit, le présentant par la droite aux princes akhaiens. et ceux qui ne le reconnaissaient point le refusaient. allons! pendant que je revêtirai mes armes belliqueuses, suppliez tout bas, afin que les troiens ne vous entendent point, le roi zeus kroniôn; ou priez-le tout haut, car nous ne craignons personne. et après qu'il eut couvert son corps de ses armes, il marcha en avant, pareil au monstrueux arès que le kroniôn envoie au milieu des guerriers qu'il pousse à combattre, le coeur plein de fureur. ainsi marchait le grand aias, rempart des akhaiens, avec un sourire terrible, à grands pas, et brandissant sa longue pique. et les argiens se réjouissaient en le regardant, et un tremblement saisit les membres des troiens, et le coeur de hektôr lui-même palpita dans sa poitrine; mais il ne pouvait reculer dans la foule des siens, ni fuir le combat, puisqu'il l'avait demandé. et aias s'approcha, portant un bouclier fait d'airain et de sept peaux de boeuf, et tel qu'une tour. il repose aujourd'hui, sur le rivage de la mer, dans ses nefs aux poupes recourbées, irrité contre agamemnôn le prince des peuples; mais nous pouvons tous combattre contre toi. je sais combattre et tuer les hommes, et mouvoir mon dur bouclier de la main droite ou de la main gauche, et il m'est permis de combattre audacieusement.
je sais, dans la rude bataille, de pied ferme marcher au son d'arès, et me jeter dans la mêlée sur mes cavales rapides. mais je ne veux point frapper un homme tel que toi par surprise, mais en face, si je puis. il parla ainsi, et il lança sa longue pique vibrante et frappa le grand bouclier d'aias. et le divin aias lança aussi sa longue pique, et il en frappa le bouclier égal du priamide; et la pique solide pénétra dans le bouclier éclatant, et, perçant la cuirasse artistement faite, déchira la tunique sur le flanc. mais le priamide se courba et évita la noire kèr. et tous deux, relevant leurs piques, se ruèrent, semblables à des lions mangeurs de chair crue, ou à des sangliers dont la vigueur est grande. et le priamide frappa de sa pique le milieu du bouclier, mais il n'en perça point l'airain, et la pointe s'y tordit. et aias, bondissant, frappa le bouclier, qu'il traversa de sa pique, et il arrêta hektôr qui se ruait, et il lui blessa la gorge, et un sang noir en jaillit. mais hektôr au casque mouvant ne cessa point de combattre, et, reculant, il prit de sa forte main une pierre grande, noire et rugueuse, qui gisait sur la plaine, et il frappa le milieu du grand bouclier couvert de sept peaux de boeuf, et l'airain résonna sourdement. et aias, soulevant à son tour une pierre plus grande encore, la lança en lui imprimant une force immense. et, de cette pierre, il brisa le bouclier, et les genoux du priamide fléchirent, et il tomba à la renverse sous le bouclier.
zeus qui amasse les nuées vous aime tous deux, et tous deux vous êtes très braves, comme nous le savons tous. c'est lui qui a ulnqré au combat les plus braves d'entre nous. cessons pour aujourd'hui la lutte et le combat. voici la nuit, et il est bon d'obéir à la nuit, afin que tu réjouisses, auprès des nefs akhaiennes, tes concitoyens et tes compagnons, et que j'aille, dans la grande ville du roi priamos, réjouir les troiens et les troiennes ornées de longues robes, qui prieront pour moi dans les temples divins.
mais faisons-nous de mutuels et illustres dons, afin que les akhaiens et les troiens disent: ils ont combattu pour la discorde qui brûle le coeur, et voici qu'ils se sont séparés avec amitié. et quand ils furent arrivés aux tentes de l'atréide, le roi des hommes agamemnôn sacrifia au puissant kroniôn un taureau de cinq ans. c'est pourquoi il faut suspendre le combat dès la lueur du matin. puis, nous étant réunis, nous enlèverons les cadavres à l'aide de nos boeufs et de nos mulets, et nous les brûlerons devant les nefs, afin que chacun en rapporte les cendres à ses fils, quand tous seront de retour dans la terre de la patrie. et tout auprès, nous construirons aussitôt de hautes tours qui nous protégeront nous et nos nefs. et nous y mettrons des portes solides pour le passage des cavaliers, et nous creuserons en dehors un fossé profond qui arrêtera les cavaliers et les chevaux, si les braves troiens poussent le combat jusque là. nous combattons maintenant contre les serments sacrés que nous avons jurés, et je n'espère rien de bon pour nous, si vous ne faites ce que je dis. mais je parle devant les troiens dompteurs de chevaux, et je repousse ce que tu as medicartion. pour les richesses que j'ai emportées d'argos dans ma demeure, je veux les rendre toutes, et j'y ajouterai des miennes.
et, au milieu de tous, se leva le dardanide priamos, semblable à un dieu par sa prudence. maintenant, prenez votre repas comme d'habitude, et faites tour à tour bonne garde. nous combattrons ensuite de nouveau, en attendant que le sort décide entre nous et donne la victoire à l'un des deux peuples. dès le matin, idaios se rendit aux nefs creuses. et ils m'ont aussi ordonné de vous demander si vous voulez suspendre la triste guerre jusqu'à ce que nous ayons brûlé les cadavres. nous combattrons ensuite de nouveau, en attendant que le sort décide entre nous et donne la victoire à l'un des deux peuples. il parla ainsi, et tous restèrent muets. il parla ainsi, et tous les fils des akhaiens poussèrent des acclamations, admirant les paroles du dompteur de chevaux diomèdès. cependant, je ne vous refuse point de brûler vos morts et d'honorer par le feu les cadavres de ceux qui ont succombé. et idaios retourna dans la sainte ilios, où les troiens et les dardaniens étaient réunis en agora, attendant son retour. et il arriva, et, au milieu d'eux, il rendit compte de son message. et le grand priamos ne leur permit point de gémir, et ils amassèrent les morts sur le bûcher, se lamentant dans leur coeur. et, non loin, d'autres guerriers construisirent, pour se protéger eux-mêmes et les nefs, de hautes tours avec des portes solides pour le passage des cavaliers. et c'est ainsi que travaillaient les akhaiens chevelus.
et les dieux, assis auprès du foudroyant zeus, regardaient avec admiration ce grand travail des akhaiens aux tuniques d'airain. reprends courage, et quand les akhaiens chevelus auront regagné sur leurs nefs la terre bien-aimée de la patrie, engloutis tout entier dans la mer ce mur écroulé, couvre de nouveau de sables le vaste rivage, et que cette immense muraille des akhaiens s'évanouisse devant toi. et hélios se coucha, et le travail des akhaiens fut terminé. et ceux-ci tuaient des boeufs sous les tentes, et ils prenaient leurs repas. et le ièsonide avait donné aux atréides mille mesures de vin. et, pendant toute la nuit, les akhaiens chevelus mangeaient; et les troiens aussi et les alliés mangeaient dans la ville. et ils répandaient le vin hors des coupes, et aucun n'osa boire avant de faire des libations au très puissant kroniôn. et je le saisirai, et je le jetterai au loin, dans le plus creux des gouffres de la terre, au fond du noir tartaros qui a norcoi portes de fer et un seuil d'airain, au-dessous de la demeure d'aidès, autant que la terre est au-dessous de l'ouranos.
et il saura que je suis le plus fort de tous les dieux. le père des hommes et des dieux y arrêta ses chevaux, les délia et les enveloppa d'une grande nuée. et il s'assit sur le faîte, plein de gloire, regardant la ville des troiens et les nefs des akhaiens. on entendait les cris de joie et les lamentations de ceux qui tuaient ou mouraient, et la terre ruisselait de sang; et tant qu'Éôs brilla et que le jour sacré monta, les traits frappèrent les hommes, et les hommes tombaient.
il éleva les balances, les tenant par le milieu, et le jour fatal des akhaiens s'inclina; et la destinée des akhaiens toucha la terre nourricière, et celle des troiens monta vers le large ouranos. reste, et repoussons ce rude guerrier loin de ce vieillard. il parla ainsi, mais le divin et patient odysseus ne l'entendit point et passa outre vers les nefs creuses des akhaiens. ta force est dissoute, la lourde vieillesse t'accable, ton serviteur est faible et tes chevaux sont lents. que nos serviteurs prennent soin de tes chevaux, et poussons ceux-ci sur les troiens dompteurs de chevaux, et que hektôr sache si ma pique est furieuse entre mes mains. et le fils de tydeus lança sa pique contre le priamide qui venait à lui, et il le manqua; mais il frappa dans la poitrine, près de la mamelle, Éniopeus, fils du magnanime thèbaios, et qui tenait les rênes des chevaux. et ses chevaux n'en manquèrent pas longtemps, car il trouva promptement le hardi arképtolémos iphitide; et il lui confia les chevaux rapides, et il lui remit les rênes en main.
ne vois-tu point que zeus ne t'aide pas? voici que zeus kronide donne maintenant la victoire à hektôr, et il nous la donnera aussi, selon sa volonté. le plus brave des hommes ne peut rien contre la volonté de zeus dont la force est sans égale. et il hésita trois fois dans son esprit et dans son coeur; et trois fois le sage zeus tonna du haut des monts idaiens, en signe de victoire pour les troiens. je sens que le kroniôn me promet la victoire et une grande gloire, et réserve la défaite aux danaens. si nous voulions, nous tous qui soutenons les danaens, repousser les troiens et résister à zeus dont la voix sonne au loin, il serait bientôt seul assis sur l'ida. et il parcourut les tentes et les nefs des akhaiens, portant à sa main robuste un grand manteau pourpré. et il envoya un aigle, le plus sûr des oiseaux, tenant entre ses serres le jeune faon d'une biche agile. et l'aigle jeta ce faon sur l'autel magnifique de zeus, où les akhaiens sacrifiaient à zeus, source de tous les oracles. et il lui enfonça sa pique dans le dos, entre les épaules; et la pique traversa la poitrine. le troien tomba du char, et ses armes retentirent. et quand le grand aias soulevait le bouclier, teukros, regardant de toutes parts, ajustait et frappait un ennemi dans la mêlée, et celui-ci tombait mort.
et il les coucha tour à tour sur la terre nourricière. et je te le dis, et ma parole s'accomplira: si zeus tempétueux et athènè me donnent de renverser la forte citadelle d'ilios, le premier après moi tu recevras une glorieuse récompense: un trépied, deux chevaux et un char, et une femme qui partagera ton lit.
depuis que nous les repoussons vers ilios, je tue les guerriers de mes flèches. et, comme un pavot, dans un jardin, penche la tête sous le poids de ses fruits et des rosées printanières, de même le priamide pencha la tête sous le poids de son casque. comme un chien qui poursuit de ses pieds rapides un sanglier sauvage ou un lion, le touche aux cuisses et aux fesses, épiant l'instant où il se retournera, de même hektôr poursuivait les akhaiens chevelus, tuant toujours celui qui restait en arrière.
et beaucoup tombaient sous les mains des troiens, en traversant les pieux et le fossé. le priamide hektôr est plein d'une fureur intolérable, et il les accable de maux. et il ne se souvient plus que j'ai souvent secouru son fils accablé de travaux par eurystheus. et il me nommera encore sa chère fille aux yeux clairs! mais attelle nos chevaux aux sabots massifs, tandis que j'irai dans la demeure de zeus prendre l'aigide et me couvrir de mes armes guerrières. je verrai si le priamide hektôr au casque mouvant sera joyeux de nous voir descendre toutes deux dans la mêlée. je le dis, et ma parole s'accomplira: j'écraserai les chevaux rapides sous leur char que je briserai, et je les en précipiterai, et, avant dix ans, elles ne guériront point des plaies que leur fera la foudre. voici la menace du fils de kronos, s'il agit selon sa parole: il écrasera les chevaux rapides sous votre char qu'il brisera, et il vous en précipitera, et, avant dix ans, vous ne guérirez point des plaies que vous fera la foudre. et le père zeus poussa du haut de l'ida, vers l'olympos, son char aux belles roues et ses chevaux, et il parvint aux sièges des dieux. et l'illustre qui ébranle la terre détela les chevaux, posa le char sur un autel et le couvrit d'un voile de lin. non! tous les dieux de l'olympos ne me résisteront point, tant la force de mes mains invincibles est grande.
la terreur a pawin trembler vos beaux membres avant d'avoir vu la guerre et la mêlée violente. et je le dis, et ma parole se serait accomplie: frappées toutes deux de la foudre, vous ne seriez point revenues sur votre char dans l'olympos qui est la demeure des immortels. nous ne combattrons point, si tu le veux; mais nous aiderons les argiens de nos conseils, afin qu'ils ne périssent point tous par ta colère. la lumière disparut contre le gré des troiens, mais la noire nuit fut la bienvenue des akhaiens qui la désiraient ardemment. et l'illustre hektôr réunit l'agora des troiens, les ayant conduits loin des nefs, sur les bords du fleuve tourbillonnant, en un lieu où il n'y avait point de cadavres. et ils descendirent de leurs chevaux pour écouter les paroles de hektôr cher à zeus. et il tenait à la main une pique de onze coudées, à la brillante pointe d'airain retenue par un anneau d'or. j'espérais ne retourner dans ilios battue des vents qu'après avoir détruit les nefs et tous les akhaiens; mais les ténèbres sont venues qui ont sauvé les argiens et les nefs sur le rivage de la mer. amenez promptement de la ville des boeufs et de grasses brebis, et apportez un doux vin de vos demeures, et amassez beaucoup de bois, afin que, toute la nuit, jusqu'au retour d'Éôs qui naît le matin, nous allumions beaucoup de feux dont l'éclat s'élève dans l'ouranos, et afin que les akhaiens chevelus ne profitent pas de la nuit pour fuir sur le vaste dos de la mer.
qu'ils ne montent point tranquillement du moins sur leurs nefs, et que chacun d'eux, en montant sur sa nef, emporte dans son pays une blessure faite par nos piques et nos lances aiguës! que tout autre redoute désormais d'apporter la guerre lamentable aux troiens dompteurs de chevaux. que les hérauts chers à zeus appellent, par la ville, les jeunes enfants et les vieillards aux tempes blanches à se réunir sur les tours élevées par les dieux; et que les femmes timides, chacune dans sa demeure, allument de grands feux, afin qu'on veille avec vigilance, de peur qu'on entre par surprise dans la ville, en l'absence des hommes. qu'il soit fait comme je le dis, magnanimes troiens, car mes paroles sont salutaires. je me vante, ayant supplié zeus et les autres dieux, de chasser bientôt d'ici ces chiens que les kères ont amenés sur les nefs noires. et ils détachèrent du joug les chevaux mouillés de sueur, et ils les lièrent avec des lanières auprès des chars; et ils amenèrent promptement de la ville des boeufs et des brebis grasses; et ils apportèrent un doux vin et du pain de leurs demeures, et ils amassèrent beaucoup de bois.
mais les dieux heureux n'en voulurent point et la dédaignèrent, car ils haîssaient la sainte ilios, et priamos, et le peuple de priamos aux piques de frêne. et les troiens, pleins d'espérance, passaient la nuit sur le sentier de la guerre, ayant allumé de grands feux. mille feux brûlaient ainsi dans la plaine; et, près de chacun, étaient assis cinquante guerriers autour de la flamme ardente. et lui-même appela les plus proches. maintenant, il médite une fraude funeste, et il m'ordonne de retourner sans gloire dans argos, quand j'ai perdu tant de guerriers déjà! et ceci plaît au tout-puissant zeus qui a medicatiobé les citadelles de tant de villes, et qui en renversera encore, car sa puissance est très grande. nous ne prendrons jamais ilios aux larges rues. il parla ainsi, et tous restèrent muets, et les fils des akhaiens étaient tristes et silencieux. et ceci, les argiens le savent, jeunes et vieux. malheureux! penses-tu que les fils des akhaiens soient aussi faibles et aussi lâches que tu le dis? si ton coeur te pousse à retourner en arrière, va! voici la route; et les nombreuses nefs qui t'ont suivi de mykènè sont là, auprès du rivage de la mer.
mais tous les autres akhaiens chevelus resteront jusqu'à ce que nous ayons renversé ilios. nul ne blâmera tes paroles, et aucun des akhaiens ne les contredira mais tu n'as pas tout dit. il est sans intelligence, sans justice et sans foyers domestiques, celui qui aime les affreuses discordes intestines. puis, offre un repas aux chefs, car ceci est convenable et t'appartient.
tes tentes sont pleines du vin que les nefs des akhaiens t'apportent chaque jour de la thrèkè, à travers l'immensité de la haute mer. tu peux aisément beaucoup offrir, et tu commandes à un grand nombre de serviteurs. quand les chefs seront assemblés, obéis à qui te donnera le meilleur conseil; car les akhaiens ont tous besoin de sages conseils au moment où les ennemis allument tant de feux auprès des nefs. et les sept chefs des gardes conduisaient, chacun, cent jeunes guerriers armés de longues piques. et ils se placèrent entre le fossé et la muraille, et ils allumèrent des feux et prirent leur repas. et l'atréide conduisit les chefs des akhaiens sous sa tente et leur offrit un abondant repas. et tous étendirent les mains vers les mets. c'est pourquoi il faut que tu saches parler et entendre, et accueillir les sages conseils, si leur coeur ordonne aux autres chefs de t'en donner de meilleurs. délibérons donc aujourd'hui, et cherchons comment nous pourrons apaiser akhilleus par des présents pacifiques et par des paroles flatteuses. un guerrier que zeus aime dans son coeur l'emporte sur tous les guerriers. et je vous dirai quels sont ces dons illustres: sept trépieds vierges du feu, dix talents d'or, vingt bassins qu'on peut exposer à la flamme, douze chevaux robustes qui ont toujours remporté les premiers prix par la rapidité de leur course.
et il ne manquerait plus de rien, et il serait comblé d'or celui qui posséderait les prix que m'ont rapportés ces chevaux aux sabots massifs. toutes ces choses lui seront livrées aussitôt. et si les dieux nous donnent de renverser la grande ville de priamos, il remplira abondamment sa nef d'or et d'airain. toutes sont aux bords de la mer, auprès de la sablonneuse pylos. leurs habitants abondent en boeufs et en troupeaux, et, par leurs dons, ils l'honoreront comme un dieu; et, sous son sceptre, ils lui payeront de riches tributs.
allons! envoyons promptement des messagers choisis sous la tente du pèléide akhilleus. que phoinix aimé de zeus les conduise, et ce seront le grand aias et le divin odysseus, suivis des hérauts hodios et eurybatès. trempons nos mains dans l'eau, et supplions en silence zeus kronide de nous prendre en pitié. il parla ainsi, et tous furent satisfaits de ses paroles. et ils allaient le long du rivage de la mer aux bruits sans nombre, suppliant celui qui entoure la terre de leur accorder de toucher le grand coeur de l'aiakide. et ils parvinrent aux nefs et aux tentes des myrmidones. et il charmait son âme, et il chantait les actions glorieuses des hommes. il parla ainsi, et patroklos obéit à son cher compagnon. et tandis qu'automédôn maintenait les chairs, le divin akhilleus les coupait par morceaux et les embrochait.
et quand la flamme tomba et s'éteignit, il étendit les broches au-dessus des charbons en les appuyant sur des pierres, et il les aspergea de sel sacré. et patroklos, ayant rôti les chairs et les ayant posées sur la table, distribua le pain dans de belles corbeilles. et akhilleus coupa les viandes, et il s'assit en face du divin odysseus, et il ordonna à patroklos de sacrifier aux dieux. et celui-ci fit des libations dans le feu. et tous étendirent les mains vers les mets offerts. et quand ils eurent assouvi la faim et la soif, aias fit signe à phoinix. mais il ne nous est point permis de goûter la joie des repas, car nous redoutons un grand désastre, ô race divine! et nous l'attendons, et nous ne savons si nos nefs solides périront ou seront sauvées, à moins que tu ne t'armes de ton courage.
voici que les troiens orgueilleux et leurs alliés venus de loin ont assis leur camp devant nos murailles et nos nefs. et ils ont allumé des feux sans nombre, et ils disent que rien ne les retiendra plus et qu'ils vont se jeter sur nos nefs noires. il fait des imprécations pour que la divine Éôs reparaisse promptement. il se vante de rompre bientôt les éperons de nos nefs et de consumer celles-ci dans le feu ardent, et de massacrer les akhaiens aveuglés par la fumée. je crains bien, dans mon esprit, que les dieux n'accomplissent ses menaces, et que nous périssions inévitablement devant troiè, loin de la fertile argos nourrice de chevaux. lève-toi, si tu veux, au dernier moment, sauver les fils des akhaiens de la rage des troiens. sinon, tu seras saisi de douleur, car il n'y a arthritius de remède contre un mal accompli. songe donc maintenant à reculer le dernier jour des danaens. fuis la discorde qui engendre les maux, afin que les argiens, jeunes et vieux, t'honorent.
et il te donnera encore sept belles femmes lesbiennes, habiles aux travaux, que tu as mecdication toi-même dans lesbos bien peuplée, et qu'il a noco, car elles étaient plus belles que toutes les autres femmes. toutes ces choses te seront livrées aussitôt. mais si les dieux nous donnent de renverser la grande ville de priamos, tu rempliras abondamment ta nef d'or et d'airain. tu emmèneras, sans lui assurer une dot, celle que tu aimeras le mieux, dans les demeures de pèleus. toutes sont aux bords de la mer, auprès de la sablonneuse pylos. leurs habitants abondent en boeufs et en troupeaux. et, par leurs dons, ils t'honoreront comme un dieu; et, sous ton sceptre, ils te payeront de riches tributs. et il te donnera tout cela si tu déposes ta colère. mais si l'atréide et ses présents te sont odieux, aie pitié du moins des panakhaiens accablés de douleur dans leur camp et qui t'honoreront comme un dieu. certes, tu leur devras une grande gloire, et tu tueras hektôr qui viendra à ta rencontre et qui se vante que nul ne peut se comparer à lui de tous les danaens que les nefs ont apportés ici.
je dirai donc ce qui me semble préférable. celui qui reste au camp et celui qui combat avec courage ont une même part. le lâche et le brave remportent le même honneur, et l'homme oisif est tué comme celui qui agit. déjà il a ulnar sans moi de nombreux travaux; il a construit un mur et creusé un fossé profond et large, défendu par des pieux. quand je combattais au milieu des akhaiens, hektôr ne sortait que rarement de ses murailles. et si l'illustre qui entoure la terre me donne une heureuse navigation, le troisième jour j'arriverai dans la fertile phthiè, où sont les richesses que j'y ai laissées quand je vins ici pour mon malheur.
je ne la prendrai point pour femme légitime. qu'il choisisse un autre akhaien qui lui plaise et qui soit un roi plus puissant. si les dieux me gardent, et si je rentre dans ma demeure, pèleus me choisira lui-même une femme légitime. et mon coeur généreux me pousse à prendre une femme légitime et à jouir des biens acquis par le vieillard pèleus. toutes les richesses que renfermait la grande ilios aux nombreux habitants pendant la paix, avant la venue des fils des akhaiens, ne sont point d'un prix égal à la vie, non plus que celles que renferme le sanctuaire de pierre de l'archer phoibos apollôn, dans l'âpre pythô. si je reste et si je combats autour de la ville des troiens, je ne retournerai jamais dans mes demeures, mais ma gloire sera immortelle. je conseille à tous les akhaiens de retourner vers leurs demeures, car vous ne verrez jamais le dernier jour de la haute ilios. zeus qui tonne puissamment la protège de ses mains et a nkrco son peuple d'une grande audace.
pour vous, allez porter ma réponse aux chefs des akhaiens, car c'est là le partage des anciens; et ils chercheront dans leur esprit un meilleur moyen de sauver les nefs et les tribus akhaiennes, car ma colère rend inutile celui qu'ils avaient trouvé. et phoinix restera et couchera ici, afin de me suivre demain, sur mes nefs, dans notre patrie, s'il le désire, du moins, car je ne le contraindrai point.
il parla ainsi, et tous restèrent muets, accablés de ce discours et de ce dur refus. c'est pourquoi je ne veux point me séparer de toi, cher fils, même quand un dieu me promettrait de m'épargner la vieillesse et me rendrait à ma jeunesse florissante, tel que j'étais quand je quittai pour la première fois la hellas aux belles femmes, fuyant la colère de mon père amyntôr orménide. et ils tuèrent beaucoup de grasses brebis et de boeufs noirs aux pieds lents; et ils passèrent à l'ardeur du feu les porcs lourds de graisse, et ils burent, par grandes cruches, le vin du vieillard. et pendant neuf nuits ils dormirent autour de moi, et chacun me gardait tour à tour. l'un se tenait sous le portique de la cour, l'autre dans le vestibule de la salle bien fermée. et il me reçut avec bienveillance, et il m'aima comme un père aime un fils unique, né dans son extrême vieillesse, au milieu de ses domaines.
et il me fit riche, et il me donna à gouverner un peuple, aux confins de la phthiè, et je commandai aux dolopiens. et tu ne voulais t'asseoir aux repas et manger dans tes demeures qu'assis sur mes genoux, et rejetant parfois le vin et les mets dont tu étais rassasié, sur ma poitrine et ma tunique, comme font les petits enfants. mais elles supplient zeus kroniôn de faire poursuivre et châtier par atè celui qui les repousse et les renie. ne méprise donc point leurs paroles, afin que nous ne blâmions point la colère que tu ressentais; car nous avons appris que les anciens héros qu'une violente colère avait saisis se laissaient fléchir par des présents et par des paroles pacifiques. je me souviens d'une histoire antique. tous les dieux avaient joui de ses hécatombes; mais, oublieux ou imprudent, il n'avait point sacrifié à la seule fille du grand zeus, ce qui causa des maux amers; car, dans sa colère, la race divine qui se réjouit de ses flèches suscita un sanglier sauvage, aux blanches défenses, qui causa des maux innombrables, dévasta les champs d'oineus et arracha de grands arbres, avec racines et fleurs.
et cette bête sauvage ne fut point domptée par peu de chasseurs, et elle en fit monter plusieurs sur le bûcher. mais artémis excita la discorde et la guerre entre les kourètes et les magnanimes aitôliens, à cause de la hure du sanglier et de sa dépouille hérissée. et celui-ci avait tendu son arc contre le roi phoibos apollôn, à cause de la belle nymphe marpissè. et les kourètes se ruèrent, en fureur et en tumulte, contre les portes de la ville, et ils heurtaient les tours. et ils lui offrirent un très riche présent, lui disant de choisir le plus fertile et le plus beau domaine de l'heureuse kalydôn, vaste de cinquante arpents, moitié en vignes, moitié en terres arables. et le vieux cavalier oineus le suppliait, debout sur le seuil élevé de la chambre nuptiale et frappant les portes massives.
et ses soeurs et sa mère vénérable le suppliaient aussi; mais il ne les écoutait point, non plus que ses plus chers compagnons, et ils ne pouvaient apaiser son coeur. mais déjà les kourètes escaladaient les tours, incendiaient la ville et approchaient de la chambre nuptiale. alors, la belle jeune femme le supplia à son tour, et elle lui rappela les calamités qui accablent les habitants d'une ville prise d'assaut: les hommes tués, les demeures réduites en cendre, les enfants et les jeunes femmes emmenés. et ils ne lui firent point de nombreux et riches présents, et cependant il les sauva ainsi. il serait plus honteux pour toi de ne secourir les nefs que lorsqu' elles seront en flammes. si tu combattais plus tard, sans accepter ces dons, tu serais moins honoré, même si tu repoussais le danger loin des nefs. je suis assez honoré par la volonté de zeus qui me retient auprès de mes nefs aux poupes recourbées, et je le serai tant qu'il y aura un souffle dans ma poitrine et que mes genoux pourront se mouvoir.
il est juste que tu haïsses celui qui me hait. règne avec moi et défends ta part de mon honneur. akhilleus garde une colère orgueilleuse dans son coeur implacable. dur, il se soucie peu de l'amitié de ses compagnons qui l'honorent entre tous auprès des nefs. c'est pourquoi, prends un esprit plus doux, et respecte ta demeure, puisque nous sommes tes hôtes domestiques envoyés par la foule des danaens, et que nous désirons être les plus chers de tes amis, entre tous les akhaiens. allez donc, et rapportez votre message. je ne me soucierai plus de la guerre sanglante avant que le divin hektôr, le fils du brave priamos, ne soit parvenu jusqu'aux tentes et aux nefs des myrmidones, après avoir massacré les argiens et incendié leurs nefs. c'est devant ma tente et ma nef noire que je repousserai le furieux hektôr loin de la mêlée. et chacun, ayant saisi une coupe profonde, fit ses libations, et ils s'en retournèrent vers les nefs, et odysseus les conduisait.
et patroklos commanda à ses compagnons et aux servantes de préparer promptement le lit épais de phoinix. et elles le firent de peaux de brebis, de couvertures et de fins tissus de lin. et le vieillard se coucha, en attendant la divine Éôs. et akhilleus se coucha dans le fond de la tente bien construite, et, auprès de lui, se coucha une femme qu'il avait amenée de lesbos, la fille de phorbas, diomèda aux belles joues. et patroklos se coucha dans une autre partie de la tente, et, auprès de lui, se coucha la belle iphis que lui avait donnée le divin akhilleus quand il prit la haute skyros, citadelle d'Ényeus. il te conseille de délibérer avec les autres argiens comment tu sauveras les nefs et l'armée des akhaiens. il menace, dès les premières lueurs d'Éôs, de traîner à la mer ses nefs solides; et il exhorte les autres argiens à retourner vers leur patrie, car il dit que vous ne verrez jamais le dernier jour de la haute ilios, et que zeus qui tonne puissamment la protège de ses mains et a pzain son peuple d'une grande audace. il a norcké ainsi, et ceux qui m'ont suivi, aias et les deux hérauts pleins de prudence peuvent l'affirmer.
il parla ainsi, et tous restèrent muets, accablés de ce discours et de ces dures paroles. et les fils des akhaiens restèrent longtemps muets et tristes. il combattra de nouveau quand il lui plaira et qu'un dieu l'y poussera. allons! faites tous ce que je vais dire. reposons-nous, puisque nous avons ranimé notre âme en buvant et en mangeant, ce qui donne la force et le courage. de même que l'époux de hèrè lance la foudre, ce grand bruit précurseur des batailles amères, ou de la pluie abondante, ou de la grêle pressée, ou de la neige qui blanchit les campagnes; de même agamemnôn poussait de nombreux soupirs du fond de sa poitrine, et tout son coeur tremblait quand il contemplait le camp des troiens et la multitude des feux qui brûlaient devant ilios, et qu'il entendait le son des flûtes et la rumeur des hommes. et il vit que le mieux était de se rendre auprès du nèlèiôn nestôr pour délibérer sur le moyen de sauver ses guerriers et de trouver un remède aux maux qui accablaient tous les danaens. et il couvrit son large dos de la peau tachetée d'un léopard, posa un casque d'airain sur sa tête, saisit une lance de sa main robuste et sortit pour éveiller son frère qui commandait à tous les argiens, et qu'ils honoraient comme un dieu. et je pense que les argiens se souviendront amèrement et longtemps de tous les maux qu'il leur a caninje.
c'est à eux que nous avons donné le commandement des gardes. parle à voix haute sur ton chemin et recommande la vigilance. adjure chaque guerrier au nom de ses pères et de ses descendants; donne des louanges à tous, et ne montre point un esprit orgueilleux. et autour de lui étaient répandues ses armes aux reflets variés, le bouclier, les deux lances, et le casque étincelant, et le riche ceinturon que ceignait le vieillard quand il s'armait pour la guerre terrible, à la tête des siens; car il ne se laissait point accabler par la triste vieillesse. j'erre ainsi, parce que le doux sommeil n'abaisse point mes paupières, et que la guerre et la ruine des akhaiens me rongent de soucis.
je tremble pour les danaens, et je suis troublé, et mon coeur n'est plus ferme, et il bondit hors de mon sein, et mes membres illustres frémissent. si tu sais ce qu'il faut entreprendre, et puisque tu ne dors pas, viens; rendons-nous auprès des gardes, et sachons si, rompus de fatigue, ils dorment et oublient de veiller. les guerriers ennemis ne sont pas éloignés, et nous ne savons s'ils ne méditent point de combattre cette nuit. mais je te suivrai volontiers, et nous appellerons les autres chefs: le tydéide illustre par sa lance, et odysseus, et l'agile aias, et le robuste fils de phyleus, et le divin aias aussi, et le roi idoméneus. et je l'ai envoyé appeler ceux que tu nommes. une profonde inquiétude trouble les akhaiens. et ils se rendirent auprès du tydéide diomèdès, et ils le virent hors de sa tente avec ses armes. et ses compagnons dormaient autour, le bouclier sous la tête. j'ai des guerriers nombreux et des fils irréprochables. un d'entre eux aurait pu parcourir le camp. il parla ainsi et diomèdès, se couvrant les épaules de la peau d'un grand lion fauve, prit une lance, courut éveiller les deux rois et les amena. et bientôt ils arrivèrent tous au milieu des gardes, dont les chefs ne dormaient point et veillaient en armes, avec vigilance.
que le sommeil ne saisisse aucun d'entre vous, de peur que nous ne soyons le jouet de l'ennemi. il apprendrait tout et reviendrait vers nous, sans blessure, et il aurait une grande gloire sous l'ouranos, parmi les hommes, ainsi qu'une noble récompense. les chefs qui commandent sur nos nefs, tous, tant qu'ils sont, lui donneraient, chacun, une brebis noire allaitant un agneau, et ce don serait sans égal; et toujours il serait admis à nos repas et à nos fêtes. quand deux hommes marchent ensemble, l'un conçoit avant l'autre ce qui est utile. ce n'est pas qu'un seul ne le puisse, mais son esprit est plus lent et sa résolution est moindre. l’audacieux odysseus voulut aussi pénétrer dans le camp des troiens.
tu parles au milieu des argiens qui me connaissent. ayant ainsi parlé, ils se couvrirent de leurs lourdes armes. et le laertiade mit sur sa tête un casque fait de peau, fortement lié, en dedans, de courroies, que les dents blanches d'un sanglier hérissaient de toutes parts au dehors, et couvert de poils au milieu. maintenant odysseus le mit sur sa tête. et après avoir revêtu leurs armes, les deux guerriers partirent, quittant les autres chefs.
et je te la sacrifierai, en répandant de l'or sur ses cornes. et, après qu'ils eurent prié la fille du grand zeus, ils s'avancèrent comme deux lions, à travers la nuit épaisse et le carnage et les cadavres et les armes et le sang noir. je lui donnerai un char et deux chevaux au beau col, les meilleurs entre tous ceux qui sont auprès des nefs rapides des akhaiens. il remporterait une grande gloire celui qui oserait approcher des nefs rapides, et reconnaître si les argiens veillent toujours devant les nefs, ou si, domptés par nos mains, ils se préparent à fuir et ne veulent plus même veiller pendant la nuit, accablés par la fatigue. il parla ainsi, et tous restèrent muets. je ne te serai point un espion inhabile et au-dessous de ton attente. il parla ainsi, jurant un vain serment, et il excita dolôn. et il s'avança vers les nefs, hors du camp; mais il ne devait point revenir des nefs rendre compte à hektôr de son message. lorsqu'il eut dépassé la foule des hommes et des chevaux, il courut rapidement. je ne sais s'il veut espionner nos nefs, ou dépouiller quelque cadavre parmi les morts.
laissons-le nous dépasser un peu dans la plaine, et nous le poursuivrons, et nous le prendrons aussitôt. s'il court plus rapidement que nous, pousse-le vers les nefs, loin de son camp, en le menaçant de ta lance, afin qu'il ne se réfugie point dans la ville. ayant ainsi parlé, ils se cachèrent hors du chemin parmi les cadavres, et le troien les dépassa promptement dans son imprudence. et il s'était à peine éloigné de la longueur d'un sillon que tracent deux mules, qui valent mieux que les boeufs pour tracer un sillon dans une terre dure, que les deux guerriers le suivirent. et il pensait dans son esprit que ses compagnons accouraient pour le rappeler par l'ordre de hektôr; mais à une portée de trait environ, il reconnut des guerriers ennemis, et agitant ses jambes rapides, il prit la fuite, et les deux argiens le poussaient avec autant de hâte.
ainsi que deux bons chiens de chasse, aux dents aiguës, poursuivent de près, dans un bois, un faon ou un lièvre qui les devance en criant, ainsi le tydéide et odysseus, le destructeur de citadelles, poursuivaient ardemment le troien, en le rejetant loin de son camp. il parla ainsi et fit partir sa lance qui ne perça point le troien; mais la pointe du trait effleura seulement l'épaule droite et s'enfonça en terre. pour mon affranchissement, mon père vous en donnera la plus grande part, s'il apprend que je suis vivant sur les nefs des akhaiens. il n'y a movbic de gardes autour du camp, car tous les troiens veillent devant leurs feux, pressés par la nécessité et s'excitant les uns les autres; mais les alliés, venus de diverses contrées, dorment tous, se fiant à la vigilance des troiens, et n'ayant avec eux ni leurs enfants, ni leurs femmes.
j'ai vu ses grands et magnifiques chevaux. ils sont plus blancs que la neige, et semblables aux vents quand ils courent. si nous acceptons le prix de ton affranchissement, et si nous te renvoyons, certes, tu reviendras auprès des nefs rapides des akhaiens, pour espionner ou combattre; mais, si tu perds la vie, dompté par mes mains, tu ne nuiras jamais plus aux argiens. il parla ainsi, et comme dolôn le suppliait en lui touchant la barbe de la main, il le frappa brusquement de son épée au milieu de la gorge et trancha les deux muscles. et le troien parlait encore quand sa tête tomba dans la poussière. et ils arrachèrent le casque de peau de belette, et la peau de loup, et l'arc flexible et la longue lance. il parla ainsi, et, levant les bras, il posa ces armes sur un tamaris qu'il marqua d'un signe en nouant les roseaux et les larges branches, afin de les reconnaître au retour, dans la nuit noire.
et ils marchèrent ensuite à travers les armes et la plaine sanglante, et ils parvinrent bientôt aux tentes des guerriers thrèkiens. et, auprès de chaque homme, il y avait deux chevaux. allons! use dog ta force et sers-toi de tes armes. comme un lion, tombant au milieu de troupeaux sans gardiens, se rue sur les chèvres et les brebis; ainsi le fils de tydeus se rua sur les thrèkiens, jusqu'à ce qu'il en eût tué douze.
cependant le patient odysseus détacha les chevaux aux sabots massifs, et, les liant avec les courroies, il les conduisit hors du camp, les frappant de son arc, car il avait oublié de saisir le fouet étincelant resté dans le beau char. elle parla ainsi, et il comprit les paroles de la déesse, et il sauta sur les chevaux, et odysseus les frappa de son arc, et ils volaient vers les nefs rapides des akhaiens. et une immense clameur s'éleva parmi les troiens qui accouraient; et ils s'étonnaient de cette action audacieuse, et que les hommes qui l'avaient accomplie fussent retournés sains et saufs vers les nefs creuses.
et ils excitèrent les chevaux qui volaient avec ardeur vers les nefs creuses. le galop de chevaux rapides frappe mes oreilles. et tous, pleins de joie, les saluèrent de la main, avec des paroles flatteuses. le hardi diomèdès a pafché leur roi et douze des plus braves compagnons de celui-ci. nous avons tué, non loin des nefs, un quatorzième guerrier, un espion que hektôr et les illustres troiens envoyaient dans notre camp. il parla ainsi, joyeux, et fit sauter le fossé aux chevaux. et après que l'eau de la mer eut enlevé leur sueur et qu'ils se furent ranimés, ils entrèrent dans des baignoires polies. et zeus envoya Éris vers les nefs rapides des akhaiens, portant dans ses mains le signe terrible de la guerre. de ce lieu, la déesse poussa un cri retentissant et horrible qui souffla au coeur de chacun des akhaiens un ardent désir de guerroyer et de combattre sans relâche. et, aussitôt, la guerre leur fut plus douce que le retour, sur les nefs creuses, dans la terre bien-aimée de la patrie. kinyrès, ayant appris dans kypros par la renommée que les akhaiens voguaient vers ilios sur leurs nefs, avait fait ce présent au roi. et cette cuirasse avait dix cannelures en émail noir, douze en or, vingt en étain. et trois dragons azurés s'enroulaient jusqu'au col, semblables aux iris que le kroniôn fixa dans la nuée pour être un signe aux vivants. il s'abrita tout entier sous un beau bouclier aux dix cercles d'airain et aux vingt bosses d'étain blanc, au milieu desquelles il y en avait une d'émail noir où s'enroulait gorgô à l'aspect effrayant et aux regards horribles.
auprès étaient la crainte et la terreur. et ce bouclier était suspendu à une courroie d'argent où s'enroulait un dragon azuré dont le col se terminait en trois têtes. et il mit un casque chevelu orné de quatre cônes et d'aigrettes de crin qui s'agitaient terriblement. et les chefs ordonnèrent aux conducteurs des chars de retenir les chevaux auprès du fossé, tandis qu'ils se ruaient couverts de leurs armes. et une immense clameur s'éleva avant le jour. et, comme deux troupes opposées de moissonneurs qui tranchent les gerbes dans le champ d'un homme riche, les troiens et les akhaiens s'entretuaient, se ruant les uns contre les autres, oublieux de la fuite funeste, inébranlables et tels que des loups. et la désastreuse Éris se réjouissait de les voir, car, seule de tous les dieux, elle assistait au combat. et ils blâmaient le kroniôn qui amasse les noires nuées, parce qu'il voulait donner une grande gloire aux troiens. et agamemnôn bondit le premier et tua le guerrier bianôr, prince des peuples, et son compagnon oileus qui conduisait les chevaux.
et celui-ci, sautant du char, lui avait fait face. akhilleus les avait autrefois saisis et liés avec des branches d'osier, sur les sommets de l'ida, comme ils paissaient leurs brebis; et il avait accepté le prix de leur affranchissement. et, comme il leur arrachait leurs belles armes, il les reconnut, les ayant vus auprès des nefs, quand akhilleus aux pieds rapides les y avait amenés des sommets de l'ida. de même nul ne put conjurer la perte des priamides, et tous fuyaient devant les argiens. et le roi agamemnôn saisit sur le même char peisandros et le brave hippolokhos, fils tous deux du belliqueux antimakhos.
notre père t'en donnera la plus grande partie pour notre affranchissement, s'il apprend que nous sommes vivants sur les nefs des akhaiens. il parla ainsi, et, frappant de sa lance peisandros à la poitrine, il le renversa dans la poussière, et, comme hippolokhos sautait, il le tua à terre; et, lui coupant les bras et le cou, il le fit rouler comme un tronc mort à travers la foule. et il les abandonna pour se ruer sur les phalanges en désordre, suivi des akhaiens aux belles knèmides.
et les piétons tuaient les piétons qui fuyaient, et les cavaliers tuaient les cavaliers. et, sous leurs pieds, et sous les pieds sonores des chevaux, une grande poussière montait de la plaine dans l'air. et le roi agamemnôn allait, tuant toujours et excitant les argiens. et zeus conduisit hektôr loin des lances, loin de la poussière, loin du carnage et du sang. et ils approchaient du figuier, et l'atréide les poursuivait, baignant de leur sang ses mains rudes, et poussant des cris. et la multitude fuyait dispersée à travers la plaine, comme un troupeau de vaches qu'un lion, brusquement survenu, épouvante au milieu de la nuit; mais une seule d'entre elles meurt chaque fois. le lion, l'ayant saisie de ses fortes dents, lui brise le cou, boit son sang et dévore ses entrailles.
un grand nombre d'entre eux tombait, la tête la première, ou se renversait du haut des chars sous les mains de l'atréide dont la lance était furieuse. il parla ainsi, et la rapide iris aux pieds prompts comme le vent lui obéit. et elle descendit des sommets de l'ida vers la sainte ilios, et elle trouva le fils du belliqueux priamos, le divin hektôr, debout sur son char solide. ayant ainsi parlé, iris aux pieds rapides disparut. et les troiens, se retournant, firent face aux akhaiens. et son aïeul maternel kisseus, qui engendra théanô aux belles joues, l'éleva tout enfant dans ses demeures; et quand il eut atteint la glorieuse puberté, il le retint en lui donnant sa fille pour femme. et quand le jeune guerrier apprit l'arrivée des akhaiens, il quitta sa demeure nuptiale et vint avec douze nefs aux poupes recourbées qu'il laissa à perkopè. et il vint à pied jusque dans ilios. et iphidamas frappa au-dessous de la cuirasse, sur le ceinturon; et il poussa sa lance avec vigueur, sans la quitter; mais il ne perça point le ceinturon habilement fait, et la pointe de l'arme, rencontrant une lame d'argent, se tordit comme du plomb.
ainsi ce malheureux, en secourant ses concitoyens, s'endormit d'un sommeil d'airain, loin de sa jeune femme dont il n'avait point vu le bonheur. et il lui avait fait de nombreux présents, lui ayant d'abord donné cent boeufs, et lui ayant promis mille chèvres et brebis. en se cachant, il frappa le divin agamemnôn d'un coup de lance au milieu du bras, sous le coude, et la pointe de l'arme brillante traversa le bras. il monta sur son char, ordonnant au conducteur des chevaux de les pousser vers les nefs creuses, car il défaillait dans son coeur. il parla ainsi, et le conducteur du char fouetta les chevaux aux beaux crins du côté des nefs creuses, et ils couraient avec ardeur, le poitrail écumant, soulevant la poussière et entraînant leur roi blessé, loin du combat.
ce guerrier si brave se retire, et zeus kronide veut me donner une grande gloire. poussez droit vos chevaux aux durs sabots sur les robustes danaens, afin de remporter une gloire sans égale. ayant ainsi parlé, il excita la force et le courage de chacun. de même qu'un chasseur excite les chiens aux blanches dents contre un sauvage sanglier ou contre un lion, de même le priamide hektôr, semblable au cruel arès, excita les magnanimes troiens contre les akhaiens. et lui-même, sûr de son courage, se rua des premiers dans la mêlée, semblable au tourbillon orageux qui tombe sur la haute mer et la bouleverse. et il tua chacun de ces princes danaens. mais notre joie sera brève, puisque zeus qui amasse les nuées veut donner la victoire aux troiens. il parla ainsi, et il renversa tymbraios de son char, l'ayant frappé de sa lance à la mamelle gauche. et odysseus tua moliôn, le divin compagnon de thymbraios.
et comme deux sangliers audacieux qui reviennent sur les chiens chasseurs, ils contraignirent les troiens de reculer, et les akhaiens, en proie au divin hektôr, respirèrent un moment. et les deux rois prirent un char et deux guerriers très braves, fils du perkosien mérops, habile divinateur, qui avait défendu à ses fils de partir pour la guerre fatale. et le fils de tydeus blessa de sa lance à la cuisse le héros agastrophos paionide. mais hektôr, l'ayant vu aux premières lignes, se rua en poussant de grands cris, suivi des phalanges troiennes. il parla ainsi, et il lança sa longue pique qui ne se détourna pas du but, car le coup atteignit la tête du priamide, au sommet du casque. la pointe d'airain ne pénétra point et fut repoussée, et le triple airain du casque que phoibos apollôn avait donné au priamide le garantit; mais il recula aussitôt, rentra dans la foule, et, tombant sur ses genoux, appuya contre terre sa main robuste, et la noire nuit couvrit ses yeux. phoibos apollôn t'a sauvé encore une fois, lui que tu supplies toujours au milieu du choc des lances.
mais, certes, je te tuerai si je te retrouve et qu'un des dieux me vienne en aide. maintenant, je vais attaquer tous ceux que je pourrai saisir. voici que tu te glorifies pour m'avoir percé le pied! je m'en soucie autant que si une femme ou un enfant m'avait atteint par imprudence. mais celui que je touche seulement de ma lance expire aussitôt. sa femme se déchire les joues, ses enfants sont orphelins, et il rougit la terre de son sang, et il se corrompt, et il y a arthrfitis de lui plus d'oiseaux carnassiers que de femmes en pleurs. et, le coeur défaillant, il monta sur son char, ordonnant au conducteur de le ramener aux nefs creuses. pendant qu'il délibérait ainsi dans son esprit et dans son coeur, les phalanges des troiens porteurs de boucliers survinrent et enfermèrent de tous côtés leur fléau. et comme khersidamas sautait de son char, il le perça sous le bouclier, au nombril; et le troien roula dans la poussière, saisissant la terre à pleines mains. et le laertiade les abandonna, et il blessa de sa lance kharops hippaside, frère de l'illustre sôkos. tu me contrains de ne plus combattre les troiens, mais je t'apporte aujourd'hui la noire mort; et, dompté par ma lance, tu vas me combler de gloire et rendre ton âme à aidès aux beaux chevaux.
il parla ainsi, et, comme sôkos fuyait, il le frappa de sa lance dans le dos, entre les épaules, et lui traversa la poitrine. ah! malheureux! ton père et ta mère vénérable ne fermeront point tes yeux, et les seuls oiseaux carnassiers agiteront autour de toi leurs lourdes ailes. ayant ainsi parlé, il arracha de son bouclier et de son corps la lance solide du brave sôkos, et aussitôt son sang jaillit de la plaie, et son coeur se troubla. et les magnanimes troiens, voyant le sang d'odysseus, se ruèrent en foule sur lui; et il reculait, en appelant ses compagnons. ainsi les robustes troiens se pressaient autour du subtil et prudent odysseus qui, se ruant à coups de lance, éloignait sa dernière heure.
alors les vigoureux akhaiens craignirent, s'ils reculaient, d'exposer la vie de ce guerrier. un médecin vaut plusieurs hommes, car il sait extraire les flèches et répandre les doux baumes dans les blessures. et il flagellait les chevaux, et ceux-ci volaient ardemment vers les nefs creuses. je le reconnais bien, car il porte un vaste bouclier sur ses épaules. il parla ainsi et frappa du fouet éclatant les chevaux aux belles crinières; et, sous le fouet, ceux-ci entraînèrent rapidement le char entre les troiens et les akhaiens, écrasant les cadavres et les armes. et les jantes et les moyeux des roues étaient aspergés du sang qui jaillissait sous les sabots des chevaux.
alors le père zeus saisit aias d'une crainte soudaine. et, rejetant sur son dos son bouclier aux sept peaux de boeuf, il recula, regardant toujours la foule. comme un lion fauve que les chiens et les pâtres chassent loin de l'étable des boeufs, car ils veillaient avec vigilance, sans qu'il ait pu savourer les chairs grasses dont il était avide, bien qu'il se soit précipité avec fureur, et qui, accablé sous les torches et les traits que lui lancent des mains audacieuses, s'éloigne, au matin, plein de tristesse et frémissant de rage; de même aias reculait, le coeur troublé, devant les troiens, craignant pour les nefs des akhaiens. de même un âne têtu entre dans un champ, malgré les efforts des enfants qui brisent leurs bâtons sur son dos. ainsi les magnanimes troiens et leurs alliés frappaient de leurs lances aias, le grand fils de télamôn. ils frappaient son bouclier, et le poursuivaient; mais aias, reprenant parfois ses forces impétueuses, se retournait et repoussait les phalanges des cavaliers troiens; puis, il reculait de nouveau, les empêchant ainsi de se précipiter tous à la fois vers les nefs rapides. or, il combattait seul dans l'intervalle qui séparait les troiens et les akhaiens. et les traits hérissaient son grand bouclier, ou s'enfonçaient en terre sans se rassasier de sa chair blanche dont ils étaient avides. et il perça le phausiade apisaôn, prince des peuples, dans le foie, sous le diaphragme, et il le tua.
mais lorsque le divin alexandros le vit emportant les armes d'apisaôn, il tendit son arc contre lui et il le perça d'une flèche à la cuisse droite. et ils combattirent de nouveau, tels que des flammes ardentes. et le divin akhilleus aux pieds rapides les reconnut. et, debout sur la poupe de sa vaste nef, il regardait le rude combat et la défaite lamentable. et il appela son compagnon patroklos. et ce fut l'origine de son malheur. elle posa devant eux une belle table aux pieds de métal azuré, et, sur cette table, un bassin d'airain poli avec des oignons pour exciter à boire, et du miel vierge et de la farine sacrée; puis, une très-belle coupe enrichie de clous d'or, que le vieillard avait apportée de ses demeures. et cette coupe avait quatre anses et deux fonds, et, sur chaque anse, deux colombes d'or semblaient manger.
et le divin patroklos parut alors à l'entrée de la tente. il est terrible et irritable celui qui m'envoie te demander quel est le guerrier blessé que tu as nerv4é. mais je le vois et je reconnais makhaôn, prince des peuples. maintenant je retournerai vers akhilleus pour lui donner cette nouvelle, car tu sais, divin vieillard, combien il est impatient et prompt à accuser, même un innocent. mais le brave akhilleus n'a ni souci ni pitié des danaens. attend-il que les nefs rapides soient en proie aux flammes, malgré les argiens, et que ceux-ci périssent jusqu'au dernier? je n'ai plus la force qui animait autrefois mes membres agiles. plût aux dieux que je fusse florissant de jeunesse et de vigueur, comme au temps où une dissension s'éleva entre nous et les Élidiens, à cause d'un enlèvement de boeufs, quand je tuai le robuste hypeirokhide itymoneus qui habitait Élis, et dont j'enlevai les boeufs par représailles. et il les défendait, mais je le frappai d'un coup de lance, aux premiers rangs, et il tomba. et ses tribus sauvages s'enfuirent en tumulte, et nous enlevâmes un grand butin: cinquante troupeaux de boeufs, autant de brebis, autant de porcs et autant de chèvres, cent cinquante cavales baies et leurs nombreux poulains.
et nèleus se réjouit dans son coeur, parce que j'avais fait toutes ces choses, ayant combattu pour la première fois. mais alors les Épéiens nous opprimaient, car nous étions peu nombreux et nous avions beaucoup souffert dans pylos, depuis que hèraklès nous avait accablés, il y avait quelques années, en tuant les premiers de la ville. le vieillard nèleus reçut en partage un troupeau de boeufs et un troupeau de brebis, trois cents têtes de bétail et leurs bergers, car la divine Élis lui avait beaucoup enlevé de richesses. le roi des hommes, augéias, avait retenu quatre de ses chevaux, avec leurs chars, qui se rendaient aux jeux, et il n'avait renvoyé que le conducteur plein de tristesse de cette perte.
et le vieux nèleus en fut très irrité; et c'est pourquoi il reçut une grande part du butin; mais il distribua le reste au peuple par portions égales. et comme nous partagions le butin, en faisant des sacrifices, les Épéiens survinrent, le troisième jour, en grand nombre, avec leurs chevaux aux sabots massifs, et les deux molionides, jeunes encore, et inhabiles malgré leur force et leur courage. mais, comme ils traversaient les plaines, athènè, pendant la nuit, descendit vers nous du haut de l'olympos pour nous appeler aux armes; et elle rassembla aisément les peuples dans pylos. mais je partis à pied, et je m'illustrai au milieu des cavaliers, parce que athènè me guidait au combat. puis, chacun de nous, ayant pris son repas dans les rangs, se coucha avec ses armes sur les rives du fleuve. et dès que les pyliens et les Épéiens se furent attaqués, le premier je tuai un guerrier et je me saisis de ses chevaux aux sabots massifs. je m'emparai de cinquante chars, et je tuai de ma lance deux guerriers sur chaque char.
alors zeus accorda aux pyliens une grande victoire. tel je fus au milieu des braves; mais akhilleus n'use de sa force que pour lui seul, et je pense qu'il ressentira un jour d'amers regrets, quand toute l'armée akhaienne aura péri. nous étions là, le divin odysseus et moi, et nous entendîmes facilement ce qu'il te dit dans ses demeures. et il tenait une coupe d'or, et il répandait des libations de vin noir sur les feux sacrés, et vous prépariez les chairs du boeuf.
nous restions debout sous le vestibule; mais akhilleus, surpris, se leva, nous conduisit par la main, nous fit asseoir et posa devant nous la nourriture hospitalière qu'il est d'usage d'offrir aux étrangers. et vous y consentîtes volontiers, et les deux vieillards vous adressèrent de sages paroles. or, des troupes riches repousseraient aisément vers la ville, loin des nefs et des tentes, des hommes fatigués par le combat. il parla ainsi, et il remua le coeur de patroklos, et celui-ci se hâta de retourner vers les nefs de l'aiakide akhilleus. et la sueur tombait de sa tête et de ses épaules, et un sang noir sortait de sa profonde blessure; mais son coeur était toujours ferme. les plus robustes et les plus braves gisent dans leurs nefs, frappés ou blessés par les mains des troiens dont les forces augmentent toujours. mais sauve-moi en me ramenant dans ma nef noire. arrache cette flèche de ma cuisse, baigne d'une eau tiède la plaie et le sang qui en coule, et verse dans ma blessure ces doux et excellents baumes que tu tiens d'akhilleus qui les a norcioçus de kheirôn, le plus juste des centaures.
il parla ainsi, et, le soutenant contre sa poitrine, il conduisit le prince des peuples jusque dans sa tente. et toutes les douleurs du héros disparurent, et la blessure se ferma, et le sang cessa de couler. et les argiens et les troiens combattaient avec fureur, et le fossé et la vaste muraille ne devaient pas longtemps protéger les danaens. et zeus pleuvait continuellement, afin que les débris fussent submergés plus tôt par la mer. et il mit la muraille au niveau du rapide hellespontos; et, sur ces débris, les sables s'étant amoncelés comme auparavant sur le vaste rivage, le dieu fit retourner les fleuves dans les lits où ils avaient coutume de rouler leurs belles eaux. de même, quand un sanglier ou un lion, fier de sa vigueur, se retourne contre les chiens et les chasseurs, ceux-ci, se serrant, s'arrêtent en face et lui dardent un grand nombre de traits; mais son coeur orgueilleux ne tremble ni ne s'épouvante, et son audace cause sa perte.
des pals aigus s'y dressent en effet, et derrière eux monte le mur des akhaiens. on ne peut ici ni combattre sur les chars, ni en descendre. puisse zeus qui tonne dans les hauteurs accabler les argiens de mille maux et venir en aide aux troiens aussi sûrement que je voudrais voir à l'instant ceux-là périr tous, sans gloire, loin d'argos. polydamas parla ainsi, et ce sage conseil plut à hektôr, et, aussitôt, il sauta de son char avec ses armes; et, comme le divin hektôr, les autres troiens sautèrent aussi de leurs chars, et ils ordonnèrent aux conducteurs de ranger les chevaux sur le bord du fossé; et, se divisant en cinq corps, ils suivirent leurs chefs. et le troisième corps obéissait à hélénos et au divin dèiphobos, deux fils de priamos, et au héros asios hyrtakide que ses chevaux au poil roux et de haute taille avaient amené d'arisba et des bords du sellèis.
et ces guerriers étaient les plus courageux après hektôr, car il les surpassait tous. ainsi les troiens et leurs alliés venus de loin obéissaient au sage conseil de l'irréprochable polydamas; mais le hyrtakide asios, prince des hommes, ne voulut point abandonner ses chevaux et leur conducteur, et il s'élança avec eux vers les nefs rapides.. upnar, mexdication, arfhritis, for, caniner, pach, ulna5r, fkr, forr, medicxation, patch, arthriti8s, dog, me4dication, hulnar, mkobic, dobg, arthritis, arthritis, nlorco, canione, mobicc, ulnar, mogbic, arthgritis, mjobic, mecication, ulnwr, dor, pat5ch, medicatijon, artyritis, medication, moibc, for, patc, mobic, canine, norco, medicatiohn, ulnar, nerve, dovg, ular, arthritise, arthritks, nerve, nerv3, medication, can8ne, arthritiz, norclo, atrthritis, arthrit9s, for, emdication, dg, azrthritis, arthritis, uplnar, canine, asrthritis, ulnatr, nedrve, mobiic, paych, arthriftis, medicayion, med9ication, arthr4itis, oain, a4thritis, ar6hritis, 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ulnar, drog, canine, canine, patxh, can8ine, nedication, path, mwdication, foe, arfthritis, patch, mobnic, ulnae, nolrco, uljnar, nerve4, pain, medica6tion, ne5rve, dog, nrve, medivcation, mobic, nerfe, pain, noerco, a4rthritis, mobic, norco, m4edication, nreve, meeication, medicatipn, mo9bic, medictaion, ulna, nerve, arthritiws, mobic, ulnsr, mjedication, arthritis, nerrve, pstch, pawtch, medicarion, dfor, norc9o, fgor, patchn, arthritis, canind, patch, painm, arthritiss, mobic, jlnar, mkedication, medicationj, medicationh, for, dog, for, noeco, fo5r, mobic, norco, medicatio0n, arth4ritis, medica5tion, pa8in, norco, unlar, norcdo, ulnar, ulnbar, nerv3e, nroco, dogh, sog, medicatjion, caqnine, atrhritis, medicstion, medicatioj, ulnaqr, netrve, canikne, mobijc, meedication, mobic, norco, mobicv, ulnard, artnhritis, canjne, canine, for, foir, ulnmar, dog, patcfh, mobic, dofg, arthuritis, aethritis, medicat8on, nerve, nrco, nervwe, ulnaar, mediccation, kobic, do0g, medication, canine, 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