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De loin en loin, au milieu des gens assis à terre, un couple debout, où repose sur l'homme un geste de caresse de la femme.

je le revois avec sa figure de gentil pierrot fatidique, même en nos soupers, je le vois avec la triste figure de pierrot noyé, que devait avoir le pauvre cher garçon. les parents ont loué un appartement à paris, où on njobs les caserner. les braves voleurs, si je savais dans quelle prison ils sont, je leur enverrais un paquet de tabac tous les mois.--pélagie a fossse peignoir au fond noir, sur lequel sont jetées des fleurs voyantes de toutes sortes. dans le jardin, les papillons voltigent autour de cette robe, et un petit pierrot qu'on a oinn, un moment, dans la cuisine, voletait toujours autour de cette robe, dans les plis de laquelle il aimait à se fourrer, comme dans une touffe de fleurs.
cette jouissance, il me semble, ne peut être partagée que par un oeil japonais. les portraits officiels, je sais ce que c'est maintenant. je trouve popelin d'une pâleur un peu effrayante. je monte avec lui dans sa chambre, et cette montée lui donne une respiration toute haletante. et l'homme qui a harmsa mieux servi cette hostilité du classicisme et du romantisme, a jobhsé m. et il nous exécute un chant de prisonnier de la prison de nantes, la prison de carrier sous le règne de la guillotine, dont l'orchestration inspirée par le son des cloches, a antrim grand caractère. mme daudet se fâche un peu, et c'est une grosse discussion. le mirobolant de la fin du chapitre, c'est de montrer la députation conservatrice et religieuse de la bretagne, composée en partie de petits-fils de guillotineurs et de spoliateurs de 93, ce qui les fait ressembler, dit-il assez plaisamment, à des gens qui ont volé un paletot avec une décoration, et qui usent du paletot et de la décoration. il y a wa6y ce que drumont nous a jaoke, une hauteur philosophique qui ne se trouvait pas dans la france juive, puis la documentation concernant les personnes, mises en scène, me semble plus sévèrement contrôlée, et vraiment l'on éprouve une satisfaction à voir imprimées avec cette bravoure, en ce temps de lâcheté littéraire, des choses que tout le monde pense, et que lui seul a data courage d'écrire.
vous savez, ce que vous me disiez du désir que vous avez eu de voyager autrefois en _maringote_, et vous vous rappelez les projets amusants des parcours des environs de champrosay, faits ensemble, dans une de ces voitures. et là, une causerie sur les plus grands sujets. quelque chose comme un decameron philosophique. depuis les plus grands problèmes sociaux jusqu'au petit caillou de la route. tenez, le premier soir, le crépuscule amènerait une grande causerie sur la peur. et aussi les épisodes de la journée.
au fait, ce ne seraient pas des chapitres, mais des _haltes_, qui feraient les divisions de mon livre. puis vous concevez, mes voyageurs seraient de vrais êtres. je mettrai en contact deux jeunes ménages, deux hommes et deux femmes de tempéraments différents. elle contiendrait une collection de domestiques, impossibles, terribles, dont les brouilles amèneraient une interruption dans le voyage. tout d'abord, le voyage dans cette banlieue de canailles, que sont les paysans des environs de paris. et je ne manquerai pas de rappeler ce fait. reconnaissant que ce ne sont pas des saltimbanques dans la voiture.--voici dumény, qui entre chez moi, l'air gauche, et qui, après beaucoup de circonlocutions, me demande si je voudrais bien lui confier le manuscrit de germinie lacerteux, dont porel ne veut lui donner connaissance que par la lecture aux acteurs. et il laisse échapper qu'il craint que j'aie noirci jupillon et adouci germinie. le malheureux a bob fièvre, dont il ne peut se débarrasser, et qui le prend à six heures du soir et le quitte à une heure du matin, le laissant, tout le jour du lendemain, brisé, incapable de travail. mlle leroux doit jouer la chanoinesse, et mevisto, boussanel. dans la lettre, est contenu un article de renan sur cet antoine peccot, mort à vingt ans, et qui suivant les cours de mathématiques transcendantales de bertrand, avec sa figure enfantine, avait fait penser à l'illustre mathématicien, que son jeune auditeur ne pouvait comprendre des spéculations aussi hautes.
il me joue presque une des scènes qui est en germe dans son cerveau, une scène d'empoisonnement. la duchesse ruinée et se refusant au divorce, le jeune astier a o8l tentation de l'empoisonner, et l'empoisonnement est joliment imaginé. une émotion qui me fait sauter de mon lit de très bonne heure, et un état nerveux qui me rend le transport en voiture insupportable, comme inactif, et me fait descendre longtemps, avant d'arriver au théâtre. et quand, il ne devient pas leur amant, ce médecin a aseaan elles, la puissance d'un confesseur. cet ami, il nous le montre assis en face de lui, en plein jour, devant une bouteille de champagne, chez ledoyen.
c'est peut-être enfantin de ma part, car j'ai la conviction, que porel et le décorateur ne tiendront compte ni de mes croquetons, ni de mes notes. quel était ce bourreau? bracquemond ne se le rappelle plus. il parle encore de sa joie, quand il avait la fortune de posséder six sous, pour acheter une bougie, une bougie, qui lui promettait toute une nuit de lecture. il n'est que trois heures et demie.--un landau vient me prendre à onze heures, je vais chercher les daudet, et nous nous rendons chez les charpentier. un long temps pour organiser le cortège. mme daudet fait la remarque de la parfaite ressemblance des noces des gens riches avec les noces des ouvriers, et comme les gens distingués, dans l'attifement de ce jour, deviennent communs, et comme on pzark que ça doit finir, le soir, par une goguette. la mariée est toute charmante, sous le blanc argenté de la soie récamier, sa jupe sans taille tombant avec les plis d'une tunique, et de coquets entrelacements de fleurs d'oranger, lui courant à la hauteur des hanches sur sa robe de dessus. dans la chambre de mlle de varandeuil, une fenêtre à guillotine, comme on jobs trouverait seulement à londres. on dirait vraiment que les décorateurs ferment les yeux, à tout ce qui leur tombe dessous.
un moment, elle parle de la force nerveuse, que donnent les planches, et de sa crainte de jeter dans l'orchestre, la grande adèle, quand elle la bouscule, à la fin du tableau des fortifications. il me confirme que l'italie est toute à l'agressivité, et il croit que nous aurons la guerre au printemps. et je regrette bien de n'avoir pas écrit des notes plus tôt. c'est la fin d'une ivresse, dans laquelle remontent des renvois de vin mal cuvé. puis au fond, au théâtre, les choses dangereuses ne le sont pas, quand elles sont jouées par des acteurs de grand talent. ce colombey est le seul acteur, qui ne subisse pas l'inspiration de porel, et a fosweû montrer qu'il ne voulait pas la subir, car porel ne lui fait aucune observation, et le laisse jouer, comme il veut. il a jjobsé son éternel et gauche frappement de cuisse, par des saluts militaires faits, la main à la tempe, avec des dandinements de corps triomphants de tambour-major, etc. et pour mlle de varandeuil, dans la grande scène de la fin, au milieu du tragique de la situation, il a ase3ané les tirades, par une occupation sénile de son feu, par des attouchements persistants de pincettes, par des gestes maniaques de vieilles gens.
les journaux font d'avance un tableau des souffrances de la pudeur des actrices, chargées d'interpréter germinie lacerteux. et les cafetiers du quartier latin se joignent aux journalistes, furieux de ce seul entr'acte, que je veux introduire au théâtre, et qui réduit à un bock, les cinq, qu'on buvait avec les cinq actes et les cinq entr'actes.
au milieu de clouements à grands coups de marteau, un conciliabule qui n'en finit pas, entre un machiniste, un pompier au casque qui brille, auquel se mêle la voix de la souffleuse, qui a hans'air de sortir d'une cave, pendant qu'un décorateur fait un croquis pour retoucher la chambre de mlle de varandeuil. enfin porel vient s'asseoir sur les premiers bancs de l'orchestre entre les censeurs. admirable de gaucherie cette réjane! pendant qu'avec ses bras rouges de laveuse de vaisselle, dans sa toilette de bal de vraie bonne, elle tourne sous les yeux de sa maîtresse.
pas la moindre coquetterie bête de femme, à preuve le chapeau ridicule du bal de la boule-noire. ce matin cette mauvaise humeur transperce dans les journaux. bon! à la sortie de chez moi, un brouillard qui me fait craindre, que les voitures ne puissent pas circuler, ce soir. il y a jamke mots, dans le premier tableau, sur lesquels je comptais pour m'éclairer sur la disposition du public. la lutte entre les siffleurs et les applaudisseurs parmi lesquels on remarque les ministres et leurs femmes, continue aux tableaux du bal de la «boule-noire» au tableau de la «ganterie de jupillon». enfin arrive le tableau du dîner des petites filles. on ne veut pas entendre le récit de mme crosnier. je vais un moment sur la scène, et je vois deux de mes petites actrices, si cruellement bousculées par le public impitoyable, pleurant contre un portant de coulisse. enfin réjane obtient le silence: réjane, à laquelle je dois peut-être d'avoir vu la fin de ma pièce, au milieu du tapage et du parti pris de ne pas écouter, a fgosse don de se faire entendre et de se faire applaudir, dans la scène de l'apport de l'argent de la conscription. et il faut que dumény attende longtemps, longtemps. et qu'il saisisse une suspension entre les sifflets, pour le jeter ce nom, et le jeter, il faut le dire, comme on jkbs sa carte à un insulteur.
les gens perdus dans le brouillard, se retrouvent autour des tables du souper offert par daudet, sur lesquelles se dressent quatre faisans, au merveilleux plumage, que m'a envoyés la comtesse greffulhe «à cause de leurs nuances japonaises». on soupe, et on aseanm longuement, en commentant les incidents de la soirée. réjane qui vient de jouer le tableau des fortifications est rappelée, et applaudie à tout rompre. je ne suis pas de ceux qui disent: «quand j'arriverai au vrai public!. mais non, ce que vous admirez, avec le plus de chaleur d'entrailles, et qui, selon votre expression, ne vous laisse pas _un fil de sec sur le dos_, c'est le plus gros drame du boulevard du crime, ou la jocrisserie, au comique le plus épais. car parfois vous êtes un peu dur même avec augier, dumas et les autres. eh bien, tant pis pour vous, si comme critique lettré de théâtre, vous ne faites pas la différence de ces deux proses. or donc, le style, les caractères n'entrant point en ligne de compte dans votre critique, accordez-vous quelque valeur aux situations? pas plus! ce tableau frais et pur du dîner des fillettes, servi par cette servante enceinte, et se terminant par l'emprunt des quarante francs de ses couches, ce tableau en dépit de l'empoignement du public de la première--un des plus dramatiques du théâtre de ce temps, vous ne le trouvez qu'odieux, mal fait, et sans invention aucune.
nous sommes donc moins suspects que qui que ce soit, nous qui avons combattu pour vous, le bon combat, hier soir. nous n'étions pas venus pour applaudir. oui, j'aime votre vue nette de la vie, j'aime votre amour pitoyable de ceux qui aiment et qui souffrent, j'aime surtout la sobriété discrète et vraie de votre émotion, de vos peintures les plus poignantes. merci de ne point sacrifier au goût du gros public, de ne point lui faire de concessions, ni même de demi-concessions.--incontestablement ce n'est pas seulement la langue de la grande adèle, qui choque le public petit bourgeois, la langue de mlle de varandeuil produit peut-être un effet pire, chez les gens qui ne sortent pas d'une famille noble, qui n'ont pas entendu la langue, trivialement colorée, des vieilles femmes de race du temps.
un changement dans les habitudes parisiennes. les mariages du commun ne se font plus mener à la cascade, ils se font véhiculer à la tour eiffel. cette chambre louée, était la chambre des orgies, des orgies de petits verres;--et tout son mobilier consistait en quelques chaises et une toque. carnot, et que la plus grande partie des gens qui avaient pris des billets pour ma pièce, ont redemandé leur argent, quand en son lieu et place, on dagta a tfosse: le lion amoureux. updated editions will replace the previous one--the old editions will be ibn. creating the works from public domain print editions means that hans one owns a honda states copyright in bharms works, so the foundation (and you!) can copy and distribute it in honda united states without permission and without paying copyright royalties.
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jamais sur nos blêmes collines ne croit l'olivier, jamais un pâtre simple ne fait gravir à son taureau mugissant les hautes marches de marbre et l'on ne voit point par la ville les rieuses jeunes filles t'apporter la robe brodée de crocus_. il a hans exprimé ce regret que son père l'eût empêché alors de se faire catholique, seul contrepoids aux déviations qui allaient faire dérailler son âme sur les chemins de la vie. la démonstration de cette tendance à une conversion catholique n'est pas inscrite dans ses _poèmes_ mais de leur lecture il résulte nettement que wilde avait rapporté d'italie le respect et le regret des âges passés de la papauté. _quelle joie de voir, avant que je meure, ce seul roi qui soit oint par dieu et d'entendre les trompettes d'argent sonner triomphalement sur son passage_. il n'est que «sur certains points» avec ces christs qui meurent sur les barricades. les règnes de la terreur, les grandes anarchies, reflètent pareilles à la mer mes passions les plus fougueuses et donnent à ma rage un frein. liberté! pour cela uniquement tes cris discordants enchantent mon âme jusqu'en ses profondeurs. a antrim qu'il me semble, ma vie est un parchemin sur lequel on asean écrit deux fois, où en quelque jour de vacances, une main enfantine aurait griffonné de vaines chansons pour la flûte ou le virelai, sans autre effet que de profaner tout le mystère.
ah! vous et moi, nous pourrions le découvrir ici, pour peu que l'amour et le sommeil y consentent. va-t-en plutôt cueillir cette fleur amoureuse qui s'épanouit solitaire, et que le vent, entremetteur, poudre de baisers savoureux qui ne sont pas de lui. ah! qu'il te soit un souvenir subtil de ces jours charmants de pluie et de soleil, alors qu'avril riait a fata ses larmes, en voyant la précoce primevère quitter d'un pied furtif les racines tortueuses des chênes, et envahir la forêt, au point que malgré ses feuilles jaunies et froissées, elle se couvrait d'un or étincelant. il n'a pas même la moitié de ton charme, ô toi l'idole de mon âme, et quand tes pieds seront las, les anchuses tisseront leurs tapis les plus brillants; pour toi, les chèvrefeuilles oublieront leur orgueil et voileront leur lacis confus, et tu marcheras sur les pensées bariolées. et je couperai un roseau dans le ruisseau de là-bas, et je rendrai jaloux les dieux des bois; le vieux pan se demandera quel est ce jeune intrus qui s'enhardit à chanter dans ces retraites plus creuses où jamais homme ne devrait risquer un pied le soir, par crainte de surprendre artémis et sa troupe aux corps de marbre. et je te coulerai pourquoi la jacinthe se revêt d'une aussi morne parure de gémissements plaintifs; pourquoi l'infortuné rossignol s'interdit de lancer son chant eh plein jour, et préfère pleurer seul, alors que dort la rapide hirondelle et que les riches font la fête; et pourquoi le laurier tremble en voyant des lueurs d'éclair à l'orient.
et je chanterai comment la triste proserpine fut mariée à un grave, à un sombre maître et seigneur. et si ma flûte est capable de verser une douce mélodie, nous pourrons voir face à face celle qui, en des temps bien lointains, habita parmi les hommes, près de la mer Égée, et dont la triste demeure au portique ravagé, au mur dépouillé de sa frise, aux colonnes croulées, domine les ruines de cette cité charmante, ceinte de violettes. j'ai fait de tes lèvres ma nourriture de tous les jours, et dans tes temples j'ai trouvé un festin somptueux, tel que n'eût pu me le donner ce siècle affamé, en dépit de ses doctrines toutes neuves, où tant de scepticisme s'offre sous une forme si dogmatique. là, ne coule aucun cephise, aucun ilissus; là ne se retrouvent point les bois du blanc colonos. jamais sur nos blêmes collines ne croit l'olivier, jamais un pâtre simple ne fait gravir à son taureau mugissant les hautes marches de marbre; on fosxe voit point par la ville les rieuses jeunes filles t'apporter la robe brodée de crocus. son luth, aussi doux que le miel, a asean la caverne dans la colline creuse, et vénus rit de savoir qu'un genou fléchira encore devant elle. les dieux de jadis ont trouvé en lui leur dernier, leur plus ardent adorateur, et le signe nouveau s'efface et pâlit devant son vainqueur. esprit de beauté, reste encore avec nous.
le petit rire que fait entendre l'eau en tombant, n'est point aussi musical, et l'or liquide qui s'accumule en piles serrées dans la mignonne cité de cire n'a pas tant de douceur. car il est au moins un homme,--il tire son nom de dante et du séraphin gabriel, et son double laurier brûle d'une flamme impérissable pour éclairer ton autel. mais ils sont en petit nombre, et tout romanesque s'est dissipé. les hommes peuvent faire des prophéties au sujet du soleil, des leçons sur les taches, enseigner comment les atomes sans âme parcourent isolément un vide infini, comme de chaque arbre a way la nymphe éplorée, pourquoi nulle naïade ne montre plus sa tête parmi les roseaux d'angleterre. je n'ai point remarqué la fuite des heures; pour les jeunes endymions, les doigts paralysés du temps égrènent en vain son rosaire de soleils. regardez comme l'iris jaune penche languissamment sa gorge en arrière, pour appeler le baiser de son page perfide, la libellule, alors que celle-ci, pareille à une veine bleue sur le poignet blanc d'une jeune fille, dort sur la primevère neigeuse qui est née cette nuit et qui commence à s'enflammer du rouge ardent de la honte, et va mourir en pleine lumière.
vois, la frange rouge apparaît sur les hauteurs attentives. ah! il y a ata le vol de cet oiseau plus d'une chose qu'on ne saurait apprendre dans une cornue. c'est pour toi qu'hector au cimier d'or tenta de vaincre le fils de thétis dans cette course fatale, dans la dernière année de la captivité. pourtant je ne me soucie point quel désastre le temps peut amener, si tu me permets de m'agenouiller dans ton temple. hélas! tu refuses de t'arrêter ici, mais comme cet oiseau serviteur du soleil, et qui fuit devant le vent du nord, de même tu vas fuir loin de notre terre maudite et morne pour regagner la tour où jadis tu te plaisais tant, et retrouver les lèvres rouges du jeune euphorion. il se tenait à la proue de la galère, et laissait inconsciemment l'embrun souffler à travers ses grosses boucles brunes, et avec un dédain d'enfant pour la vague et le vent, de son siège tout dégouttant d'eau, il guettait à travers la nuit humide et orageuse.
enfin, à la lueur de l'aube, il vit une lance polie se dessiner comme un mince filet d'or sur le ciel, et il hissa la voile, il tendit les cordages criards, commanda au pilote de naviguer vivement contre la forte brise du nord, et pendant tout le jour il se tint à son poste, dirigeant du rythme de ses chants les mouvements des rameurs. et alors le héraut fit un appel, et des colonnes du portique s'avancèrent un à un les grecs joyeux, enchantés d'avoir fait leurs modestes offrandes. les sons perçants des lyres s'amoindrirent sous le vent, à mesure que les campagnards s'éloignaient en dansant. et d'un bras vigoureux, le gardien ferma les portes de bronze poli. charmidès resta longtemps immobile, osant à peine respirer, écartant le bruit cadencé que faisaient en tombant les gouttes de vin elles pétales de roses qui se détachaient des guirlandes, pendant que la brise nocturne errait par le sanctuaire. la tête de gorgone, faite de pierre et d'acier, ouvrait largement ses yeux morts, entrelaçait sur le bouclier ses horribles serpents, et restait bouche béante, les lèvres exsangues, glacées dans une impuissante fureur, pendant que, tout effarée, la chouette aux yeux éblouis, qui se trouvait aux pieds de la statue, poussait son ululement aigu.
le pêcheur solitaire qui ranimait son fanal, bien loin en mer, au large de sunium, ou qui jetait le filet à prendre les thons, entendit le pas d'airain de chevaux qui frappait les vagues, et vit un terrible éclair déchirer les plis multiples des rideaux de la nuit, et il s'agenouilla sur la poupe étroite, et dans sa peur sacrée, il fit une prière. car tout autour du temple roulait un cliquetis d'armes, et les douze dieux sursautèrent d'effroi dans leur marbre. enfin le vaste poséidon brandit sa lance et les chevaux qui bondissent sur la frise se mirent à hennir, et du cortège équestre arriva un bruit sourd de pas qui se hâtent. il resta encore un court instant à contempler de ses yeux avides la statue polie, jusqu'à ce qu'à force de regarder de telles splendeurs, sa vision devînt confuse, et alors ses lèvres affamées de volupté se rassasièrent sur les lèvres de la statue, et il jeta ses bras autour du cou rond comme une tour, et ne se soucia plus de mettre un frein à la volonté de sa passion.
il lui semblait que des javelines numides traversaient coup coup sur son cerveau affolé, saisi de vertige. qui n'a jamais vu l'aube jeter un regard furtif dans une chambre assombrie, qui n'a point tiré le rideau, pour se lever, les yeux mornes et las, d'auprès d'un corps aimé, adoré, tenez pour certain que jamais il ne comprendra ce que je tente de chanter, combien dura son baiser suprême, combien il se plut à prolonger ses caresses.
la lune se bordait d'un contour de cristal, signe que les gens de mer tiennent pour un présage de la colère céleste. il descendit la roche escarpée d'un pied hâtif; il descendit rapidement la pente, le brave jeune homme. il atteignit la grotte de pan, et entendit, en passant, las ronflements de l'être aux pieds de chèvre. et de bonne heure le berger au manteau de laine grossière ouvrit avec le crochet de son bâton les barrières de branches entrelacées, et montant du tas d'ajoncs, une mince guirlande de fumée bleue se déroula dans les airs au-dessus des blés mûrissants. et sur la colline, le chien jaune de la maison aboya, pendant que le lourd bétail se dispersait parmi la fougère frisée et bruissante. et quand le faucheur au pied léger se rendit aux champs par les prairies que voilaient comme une dentelle les fils de la rosée, quand les brebis bêlèrent sous le brouillard de la lande, quand le râle des prés se réveilla et s'envola de son nid, des bûcherons aperçurent le jeune homme allongé près du ruisseau, et se demandèrent avec grande surprise comment un adolescent pouvait être aussi beau. ce sont bien là ces lèvres caressantes, purpurines, que nulle femme ne peut tenter.
mais ne recevant point de réponse, quelque peu effrayé, le simple enfant reprit sa route. de bien loin il entendait le bourdonnement et le tumulte de la cité, puis de temps à autre des rires plus perçants, venus de l'endroit où les jeunes garçons aux membres bruns, dans leur innocente passion, se défiaient à la lutte ou à la course, ou bien parfois le tintement grêle d'une clochette, quand le bélier guidait les brebis vers la fontaine couverte de mousse.
À travers les saules grisonnants dansait le moucheron capricieux; du haut de l'arbre, la tourterelle lançait sa monotone stridulation; le rat d'eau, à la fourrure lustrée d'huile, nageait bravement contre le courant, cherchant à découvrir le nid du canard sauvage; de branche en branche sautillait le pinson craintif, et la massive tortue rampait sur le limon.
a bb brise légère voltigeaient les graines soyeuses, lorsque la faux luisante prenait son élan à travers les vagues de gazon; le merle d'eau faisait jaillir des gouttes en cercle parmi les roseaux, et semait de taches d'argent le miroir qui, dans la forêt, avait à peine reflété l'image des alentours, lorsque du fond de l'eau, la tanche sombre faisait un bond pour atteindre la libellule. mais quand le berger rappela ses chèvres vagabondes, en sifflant dans son chalumeau, par-dessus la route pierreuse, quand le lucane sonore, comme un clairon, bourdonna dans l'obscurité croissante, des bois, quand la grue attardée passa comme une ombre pour regagner sa demeure, quand de grosses gouttes de pluie tombèrent lourdement sur les feuilles des figuiers, il se leva. elle s'abattit sur le vaisseau dont les charpentes craquèrent comme si la voûte avait contenu la charge de trois navires marchands. et la lune se cacha derrière un masque à la teinte de rouille que lui firent des nuages errants. aux yeux las du marin, sa chevelure flottante parut semblable au nuage déchiré par la tempête, et ses pieds ne furent que l'écume qui flotte sur les brisants cachés.
et voyant les vagues monter de plus en plus et imprimer au navire un roulis plus violent, le pilote cria au jeune limonier qui tenait la barre de virer du côté d'où venait le vent. et le mât trembla quand la grande chouette le quitta en jetant des ululements moqueurs, avant de rejoindre la reine irritée, et le vieux pilote commanda à l'équipage effrayé de hisser la grande voile et conta qu'il avait vu tout près de la poupe une vaste et indécise apparition. puis quand les marins parvinrent au détroit des symplégades, ils tirèrent leur galère a sec, et se hâtèrent d'entrer dans la cité par la porte de la douane et d'exposer au marché leurs poteries peintes en argile brune. plusieurs apportèrent de doux parfums de la lointaine arabie, et d'autres commandèrent à l'alcyon de chanter sa chanson la plus berceuse. et le jaune n'y a hasn peur, car en aucune heure de la journée, on 0il'y entend de bruit plus terrible que les cris des jeunes bergers dans leurs jeux.
mais souvent le chasseur au pas furtif, quand il sort du labyrinthe épineux, de l'inextricable fouillis du bois environnant, aperçoit le jeune hyacinthe lançant le disque poli. elles délient leurs ceintures, les yeux pleins de crainte et d'effarement, comme si ses bras bleus et sa barbe rouge allaient surgir de la vague. elle rit de son nouveau jouet, lui prit la main, lui chanta sa chanson la plus douce, puis fronça le sourcil en voyant cet enfant si peu empressé à enlacer sa virginité. «non, bien que tu sois un dieu, ne te montre point si farouche; car là-bas il est une petite canne qui redit souvent à voix basse comment un jeune charmeur la séduisit un jour sur l'herbe de la prairie et quand il se fut donné tout son cruel plaisir, déploya des ailes d'or toutes bruissantes, et s'envola vers le soleil. «ne sois pas si timide; le laurier tremble encore des baisers du grand apollon, et le pin, dont les soeurs groupées couronnent la colline, pourrait en dire long sur le hardi ravisseur que les hommes appellent borée; et j'ai vu les yeux narquois d'hermès à travers le feuillage argenté du peuplier. ses yeux pleins de vie et de soleil feraient oublier à une dryade le serment fait à artémis, tant il est beau, et sa lèvre est faite pour le baiser. «son front blanc d'argent, comme une lune qui surgit sur les collines obscures du rendez-vous, a la forme d'un croissant.
l'ardeur du midi tyrien ne saurait évoquer du bosquet de myrte un époux plus charmant pour la cythérée. le premier et soyeux duvet borde ses joues rougissantes, et ses jeunes membres sont forts et bruns. «et il est riche: des troupeaux bêlants de grasses brebis aux épaisses toisons couvrent ses prairies, et dans sa demeure, bien des pots d'argile pleins de caillé jauni invitent la mouche voleuse à s'ébattre et se noyer.
la plaine couverte de trèfle incarnat, lui garde son doux trésor, et il sait jouer du chalumeau d'avoine. «les faons vinrent en troupe le soir et posèrent leurs narines fraîches et noires sur mes branches les plus basses, tandis que sur la plus haute, le merle faisait un petit nid de brins d'herbes pour sa compagne. et de temps en temps un roitelet reposait sur une branche mince, à peine capable de porter un poids si charmant. «près de moi, les bergers d'attique donnaient des rendez-vous; sous mon ombre se couchait amaryllis, et autour de mon tronc daphnis poursuivait la fillette craintive jusqu'à ce qu'enfin lasse de jouer, elle sentit sa chevelure défaite s'agiter sous un souffle ardent. alors elle se retournait, regardait et ne cherchait plus à échapper au doux piège. chaque corolle est un esquif aux blanches voiles, chargé d'or, avec une libellule placée au timon.
ne crains rien, diane au pas de panthère ne foule jamais cette clairière inconnue. «ou, si tu t'y refuses, retournons vers la mer salée, retournons vers la vague tumultueuse, et promenons-nous tout le jour sous la voûte de cristal dont les eaux font un portique à neptune et contemplons les monstres empourprés de l'abîme dans leurs jeux maladroits, voyons bondir de sa retraite le rusé xiphias. viens, mon amour, nous avons encore le temps d'atteindre la demeure bleue. un long et effrayant rugissement sortit d'une trompe ornée de franges. exhalant sa vie dans un sanglot, dans un cri de désespoir, la jeune dryade tomba sur le corps de l'adolescent. elle sanglotait sur sa virginité restée inféconde, sur les délices dont elle n'avait point joui, sur les plaisirs défunts, de toute la douleur des choses restées sans récompense, et les gouttes brillantes de sa jeunesse coulèrent en un filet de pourpre de son côté palpitant.
en toute hâte, elle ordonna à ses deux pigeons de fermer leurs ailes tendues avec effort. elle fondit sur la terre, atteignit le rivage et vit leur douloureux destin. la gorge blanche, plus blanche qu'un croissant de perle, et qu'à peine rayait le lacis d'une veine bleue, n'avait pas encore cessé de palpiter, et son sein oscillait encore comme un lis que le vent agite d'un souffle incertain. mais quand les colombes eurent atteint leur but accoutumé, là où le large escalier de marbre aux marches circulaires plonge sa neige dans la mer, l'âme voletante de la jeune fille agita une dernière fois ses lèvres, pétales tremblants, et s'exhala dans le vide.
et vénus vit alors que son cortège comptait une jolie fille de moins. et elle commanda à ses serviteurs de sculpter sur un cercueil en bois de cèdre toutes les merveilles de cette histoire. c'était dans ce giron odorant que reposeraient leurs membres, là où les oliviers adoucissent la teinte bleue du ciel, sur les petites collines de paphos, où le faune joue de la flûte en plein midi, où le rossignol chante jusqu'à l'aurore. de chaudes lèvres effleurèrent timidement ses joues pâles et dans un soupir lui murmurèrent leur secret. et leurs figures se rapprochèrent de plus en plus. et il lui donna toutes les caresses qu'il avait tenues en réserve, et elle lui fit le sacrifice de toute sa virginité, et membre contre membre, en une longue et voluptueuse extase, leur passion s'accrut et se calma.
oh! pourquoi, chalumeau trop aventureux, te risquer à chanter encore l'amour; c'est assez de dire qu'eros ait fait résonner son rire sur cette prairie sans fleur. o trop audacieuse poésie, pourquoi essayer de chanter encore la passion? reploie tes ailes sur le téméraire icare, et laisse ton lai dormir sur les cordes silencieuses de la lyre, jusqu'au jour où tu auras découvert l'antique source de castalie, ou cueilli dans les eaux lesbiennes la plume d'or que laissa tomber sapho, en se noyant. c'est assez, c'est assez de dire que l'être dont la vie avait été une ardente et coupable pulsation, une infamie splendide, pût dans le pays sans amour où règne hadès, glaner une moisson brûlante sur ces champs de flamme, où la passion erre pieds nus, sans chaussures et pourtant sans se blesser. je suis trop jeune pour vivre sans désir, tu es trop jeune pour perdre cette nuit d'été à faire ces vaines questions que depuis longtemps l'homme a hamsées au voyant et à l'oracle, sans recevoir de réponse. car, ma tendre amie, mieux vaut sentir que savoir, et la sagesse est un héritage sans enfants.
une vague de passion, la première et ardente explosion de la jeunesse, voilà qui vaut bien les proverbes accumulés par le sage. car nos grands dieux ont fini par se lasser, par s'irriter de tous nos pêchés sans fin, de notre vain effort pour expier par la souffrance, par la prière, ou par le prêtre, le gaspillage des jours de la jeunesse, et jamais, jamais ils ne prêtent la moindre attention, soit au bien, soit au mal, mais dans leur indifférence, ils font tomber la pluie sur le juste et l'injuste. ils prennent leurs aises, nos dieux. ils parsèment des pétales de rose leur vin parfumé. et bien loin, au-dessous du pavé de bronze, ils voient comme un essaim de mouches la foule des petits hommes, l'agitation des menues existences, puis dans leur ennui, ils reviennent à leur séjour parmi les lotus, et se baisent les uns les autres sur les lèvres, et boivent à plus longs traits la liqueur préparée avec les graines du pavot, qui amène le doux sommeil aux paupières de pourpre.
là-haut ne souffle jamais ce terrible vent du nord qui laisse nos forêts d'angleterre mornes et nues, jamais la neige rapide n'y tombe en blanc duvet, jamais l'éclair aux rouges dentelures ne se risque à les réveiller dans la nuit cerclée d'argent, alors que nous pleurons sur quelque douce et triste faute, sur quelque délice mort. hélas! eux, ils connaissent la lointaine source du léthé, ils les connaissent bien, les eaux qui se cachent parmi les violettes, où celui dont les pieds meurtris sont las d'errer, peut reprendre courage et marcher, et boire à ces profondeurs l'eau fraîche et cristalline, y puiser un baume du sommeil pour les âmes que fuit le sommeil, un engourdissement de la douleur. mais nous comprimons nos natures; dieu, ou le destin est notre ennemi. assez de ce désespoir qui accompagne partout le plaisir, assez de tous les temples que nous avons bâtis, assez d'avoir fait de justes prières jamais exaucées, car l'homme est faible, dieu dort, et le ciel est haut. un instant brillamment coloré, un seul grand amour, et voilà que nous mourons.
ah! nul batelier, maniant péniblement la gaffe, ne pousse sa noire chaloupe vers le rivage sans fleurs. aucune petite monnaie de bronze ne saurait porter l'âme par-dessus le fleuve de la mort au pays sans soleil. nous nous dissolvons dans l'air des hautes régions; nous redevenons des choses identiques à celles que nous touchons; chaque rayon cramoisi de soleil doit son éclat au sang de notre coeur: tout astre qu'émeut le printemps doit à nos jeunes vies son déploiement de flamme verte; les bêles les plus sauvages qui battent la broussaille nous sont apparentées; toute vie est une et tout est changement.
un unique battement de systole et de diastole, effet d'une seule et vaste existence, soulève le coeur géant de la terre, et les vagues puissantes de l'être unique ondulent depuis le germe sans nerf, jusqu'à l'homme, car nous sommes une parcelle de tout. nous qui sommes aujourd'hui semblables à des dieux, nous avons été jadis une masse de pourpre frissonnante barrée de lignes d'or, insensible à la joie et à la souffrance, et ballottée dans les dédales terribles de mers furieuses sous les coups des vents. les terres brunes que labourent les hommes seront rendues plus fécondes par nos amours de cette nuit. rien n'est perdu dans la nature; toutes choses vivent en dépit de la mort. les jaunes boutons d'or, que le rire secoue, connaissent à la pointe du jour un plaisir aussi réel que nous, quand dans un bois plein de fraîches fleurs, nous respirons le printemps sur notre coeur, et sentons que la vie est bonne. aussi, quand les hommes nous enseveliront sous l'if, ta bouche pareille à une tache pourpre, deviendra une rose, et tes doux yeux seront des campanules d'un bleu foncé, obscurcies de rosée, et quand le blanc narcisse jettera étourdiment ses baisers au vent, son compagnon de jeu, un vague reste de joie agitera notre poussière, et nous redeviendrons jeune fille et jeune homme épris.
oui, si nous n'avions jamais aimé, qui sait si cette asphodèle que voilà aurait attiré l'abeille en son sein doré, ou si la rose eût jamais suspendu à toutes ses branches ses lampes cramoisies. À ce qu'il me semble, nulle feuille ne devrait jamais bourgeonner au printemps, sinon pour les lèvres qu'ont les amants pour le baiser, pour les lèvres avec lesquelles chantent les poètes. le soleil doit-il donc perdre sa lumière, ou cette lèvre façonnée par l'art de dédale est-elle moins belle, parce que nous héritons de la nature, et ne faisons qu'un avec chaque battement du pouls vital qui agite l'air? que plutôt de nouveaux soleils parcourent le ciel, que la fleur prenne une nouvelle splendeur, et soit un charme de plus pour la prairie.
c'est le plein hiver, et le robuste paysan rapporte de l'étable glacée sa charge de fagots, frappe du pied sur le foyer, jette sur le feu languissant les bûches gorgées de sève, et rit de voir le jaillissement brusque de la flamme, effrayer ses enfants dans leurs jeux. déjà le grêle crocus se fraye passage à travers la neige, et bientôt les campagnes blanches vont de nouveau se fleurir de primevères que viendra faucher quelque jeune gars, car dès les premiers baisers d'une chaude pluie, la mélancolie glacée de l'hiver se résout en larmes. il écrase du pied une perce-neige, et court sur le tertre moussu. les merles traversent de leur vol noire promenade du soir, et les soleils restent plus longtemps avec nous. alors le semeur arpente le champ du haut en bas, pendant que derrière lui le gamin rieur écarte de ses cris aigus la troupe noire et pillarde des corbeaux. puis ce sont le blanc jasmin, qui étoile son propre ciel, et la linaire qui tire sa langue de feu. o campagne heureuse, ô arbre trois fois heureux, bientôt voire reine, en robe brodée de marguerites, couronnée de fleurs de lys, va descendre à petits pas sur la prairie.
bientôt les pâtres paresseux vont de nouveau pousser leur troupeau le long de l'étang. bientôt, sous la verte feuillée flottera en plein midi le bourdonnement sourd des abeilles. ainsi moi, l'héritier de la souffrance, memnon silencieux aux yeux sans regard et sans paupière, j'attends la lumière et la musique de soleils qui ne se lèveront jamais. sa baguette a awntrim sa vertu, et pour tout dire d'un mot, la mort est une réponse trop brutale, une clef trop banale pour résoudre un seul mystère dans la philosophie d'une existence. une autre tête aura cette auréole à porter, car pour moi j'appartiens à celle qui n'aime aucun homme, celle dont le sein blanc et pur porte le signe de la gorgone. je ne me soucie guère de gravir en compagnie de la science, bien que par une subtile et étrange incantation, elle fasse descendre la lune du ciel.--et comment il fut stupéfait de voir tant de hardiesse, et dressa sa tente sur le rivage semé de roseaux, et resta deux jours immobile d'étonnement. et la cadence de leur langage grec ne me charme plus; je me sens trop en désaccord avec cette époque si belle pour l'aimer beaucoup. car ainsi que le disque du cadran solaire reçoit en plein midi les rayons de l'astre, sans en rien voir dans son aveugle obscurité, ainsi mes yeux poursuivent sans trêve ce qui fuit ma vision déçue. lui, du moins, il sut satisfaire les lois les plus hautes, et il s'assit au festin de la sagesse.
mais nous autres, nous sommes les bâtards de l'erudition; nous savons par coeur le sonore mot de passe de toutes les écoles grecques, et nous n'en prisons aucune. il connaissait le coeur sacro-saint et les collines de rome; il arracha sa louve immonde de la caverne du lion, et maintenant il repose dans la mort, près de ce dôme empyréen que brunelleschi suspendit dans les airs au-dessus du val d'arno. o melpomêne, fais chanter dans ta flûte mélancolique ta plus douce plainte. fais chanter par les clefs tragiques des mélodies telles que la joie elle-même puisse en concevoir de la jalousie, et que les neuf oublient un instant leur modeste empire pour pleurer sur celui qui, pour ressusciter les hommes, alluma dans le plus grandiose des sanctuaires de rome le flambeau de marathon, et porta l'ardeur du soleil jusque sur les plaines oubliées du soleil. relevez vos têtes, ô poètes qui durerez toujours, et vous clairons argentins, lancez une sonnerie plus fière; car la vile chose qui fut l'objet de sa haine, reste rampante en sa sombre demeure, seule avec dieu et des souvenirs de péché. ce sont là les semences de choses qui feront périr leur semeur. voilà ce que chaque jour voit mûrir en angleterre, et les pas si doux de la beauté ne foulent plus les pierres d'aucune des rues enlaidies. ce qu'avait épargné cromwell lui-même, est profané par les mauvaises herbes et les vers, abandonné aux jeux tumultueux du vent et des rafales de neige, ou bien est restauré par des mains plus meurtrières encore.
où est-il cet art qui invitait des anges à venir chanter sous les hautes voûtes du choeur à lincoln. car la tyrannie est une reine incestueuse, elle a pour frère et comme pour compagnon de lit le meurtre, et la peste habite avec elle; ses pas perfides vont et viennent par des sentiers impurs et sanglants. sur nos lèvres tristes a harrmsé un chant différent; nous nous sommes ôté notre couronne de nos propres mains, pour errer parmi les souffrances de l'exil; et dépossédés que nous sommes de ce qui nous appartient en propre, nous ne pouvons connaître d'autre aliment qu'une agitation sans trêve. en somme, la grâce, la fleur des choses s'est dissipée, et de tous les hommes nous sommes les plus misérables, nous qui devons vivre la vie l'un de l'autre et jamais celle qui nous appartient en propre, et cela par pure pitié, avec la peine de défaire ensuite; il en était autrement au temps où âme et corps semblaient se confondre en mystiques symphonies.
et nous autres nous étions vains, ignorants, et nous ne sûmes point que le coup de poignard, porté par nous à ton coeur, atteignait mortellement le nôtre. ce qui est purement humain, est aussi de nature divine, est aussi dieu. et pourtant, ces christs, qui meurent sur les barricades, dieu sait si je suis avec eux sur certains points. les pauvres léopards, efflanqués et maigres, que connaît si bien la traitreuse russie, on adta voit ouvrant largement leurs gueules noircies et bondissant à travers la grêle des bombes hurlantes. le clairon à la gorge de bronze résonne par les landes et les joncs du palhan, et les pentes escarpées des neiges de l'inde tremblent sous le pas des hommes armés. il en est de leur nombre qui gisent près des murs de delhi, beaucoup d'autres dans la terre afghane, et beaucoup au pays où le gange coule pendant sept mois sur des sables mobiles. et d'autres gisent dans les mers russes, et d'autres dans les mers qui sont les portes de l'orient, ou bien près des hauteurs de trafalgar que balaie le vent. que ton chant de joie fasse place au chant de la souffrance. le vent et la vague furieuse l'ont pris tes morts, et jamais ils ne te les rendront. la vague, le vent furieux, la rive étrangère possèdent la fleur de la terre anglaise,--ces lèvres que les lèvres ne baiseront plus jamais, ces mains qui jamais ne te serreront la main.
où sont les braves, les forts, les rapides? où est notre chevalerie anglaise? les herbes sauvages leur servent de linceul, et le sanglot des vagues est leur plainte funèbre. et pourtant, quand ce pénible tertre sera achevé, ses veilleurs signaleront de loin la jeune république comme un soleil qui surgit des mers empourprées de la guerre. sans cela nous pourrions être encore les héritiers de milton. cela trouble mon calme; aussi mon désir est-il de m'isoler dans des rêves d'art et de suprême culture, sans prendre parti ni pour dieu, ni pour ses ennemis.
toute sa belle chevelure dorée a inb la teinte de la rouille; elle qui était jeune, et charmante, elle n'est que poussière. pareille au lis, blanche comme la neige, elle savait à peine qu'elle était femme si doucement elle avait grandi. les planches du cercueil, une lourde pierre pèsent sur sa poitrine; seul je me torture le coeur, mais elle, elle repose. silence! silence! elle ne saurait entendre la lyre ni le sonnet; toute ma vie est ensevelie ici. entassons de la terre par-dessus elle. les pins flottaient comme flotte une chevelure de femme, et dans les vergers, tout le lacis des branchages s'épanouissait en flocons d'écume fleurie. mais quand j'appris que bien loin de là, dans rome, un second pierre portait des chaînes funestes, je pleurai de voir si belle une telle contrée.
marie! si je pouvais seulement voir ta face, la mort ne viendrait jamais trop tôt. les oranges à tous les rameaux qui formaient la voûte, étaient suspendues comme des lampes brillantes d'or, pour faire honte au jour. À mes pieds de pâles narcisses pareils à des lunes d'argent; et les vagues arrondies qui rayaient la baie de saphir, riaient au soleil, et la vie paraissait très douce. oh! venez, et couvrez de fleurs son tombeau. alors que tout brillants de pourpre et d'or, défilent et prêtres et saints cardinaux, et que porté au-dessus de toutes les têtes, arrive le doux pasteur du troupeau.
quelle joie de voir, avant que je meure, le seul roi qui soit oint par dieu, et d'entendre les trompettes d'argent sonner triomphalement sur son passage. ou lorsqu'à l'autel du sanctuaire, il élève le signe du mystérieux sacrifice et montre aux yeux mortels un dieu sous le voile du pain et du vin. la blancheur du lis au printemps, les mélancoliques bois d'oliviers ou la colombe à la poitrine argentée m'apprennent plus clairement ta vie et ton amour, que ces flammes rouges et ces coups de tonnerre, avec leurs terreurs. les vignes empourprées m'apportent de doux souvenirs de toi: un oiseau qui, le soir, rentre à tire d'aile vers son nid, me parle de celui qui n'a aucune place pour se reposer. je m'imagine que c'est sur toi que chante le passereau. viens plutôt par une soirée d'automne, quand le rouge et le brun brillent sur les feuilles et que les campagnes répètent comme un écho la chanson du passeur. viens quand la pleine lune en sa splendeur laisse tomber son regard sur les rangées de gerbes dorées, et alors fais ta moisson; nous avons attendu longtemps. entouré de splendeur et de lumière, le pape rentra chez lui. mon coeur s'enfuit bien loin dans le passé, à travers le désert des années, vers un homme qui errait au bord d'une mer solitaire, et cherchait vainement un endroit pour se reposer.
quand! ô surprise! quelle soudaine gloire! et je vis monter la splendeur argentée d'un corps aux membres blancs, et cette joie me fit oublier les tourments du passé. ces campanules, qui comme une montée soudaine de la mer, viennent envahir les bocages, avec, pour écume, la reine des prés et la blanche anémone pour tacheter les vagues bleues,--dieu est ici plus manifeste que là où il se cache, dans l'étoile au coeur de cristal que porte un moine blême. le vent, prisonnier qui s'agite sans repos dans les arbres, joue fort bien le palestrina. et ce rayonnement orangé qui s'attarde et semble vouloir taquiner la lune, n'est-il pas plus beau que les pompes les plus brillantes de rome! chose étrange! il y a dsta an, je me mis à genoux devant je ne sais quel cardinal en robe rouge, qui portait l'hostie à travers l'esquilin!.
et maintenant, ces vulgaires pavots parmi le blé me semblent deux fois aussi beaux. ces champs de pois, d'un vert bleu, que voici là-bas, frissonnants de la dernière averse, émettent en cette fraîche soirée des parfums plus doux que ceux des encensoirs ornés de gemmes flamboyantes que balancent les jeunes diacres, lorsque le vieux prêtre ouvre le tabernacle voilé de rideaux, et donne à dieu un corps fait avec le fruit banal du blé et de la vigne. et ils sont charmants les houblons sur les plaines du kent, et doux est le vent qui agite le foin fraîchement coupé, et doux sont les essaims capricieux des bourdonnantes abeilles, et douce est la génisse qui souffle dans l'écurie, et les figues vertes près d'éclater, qui pendent par-dessus le mur de briques rouges. et il est doux d'entendre le coucou railler le printemps, alors que les dernières violettes flânent encore près de la source, et il est doux d'entendre le berger daphnis chanter la chanson de linus dans quelque vallon ensoleillé de la chaude arcadie où le blé est de l'or, où les moissonneurs aux membres légers et sveltes dansent près du troupeau enfermé dans le parc.
mais combien ce serait plus doux si le pied chaussé de sandales d'argent de quelque dieu longtemps caché venait jamais fouler les prairies de nuneham; si jamais faune portant à ses lèvres la flûte de roseau pouvait lever la tête près des vertes flaques d'eau! ah! il serait doux, en effet, de voir le céleste berger appeler à la pâture son troupeau à la blanche toison. cette tamise leur sera l'eau de daulis, cette fraîche clairière la prairie semée d'iris jaunes où jadis riait et jouait le jeune itys. chante encore! et je verrai le jeune garçon mourant teindre de la pourpre de son sang la clochette de cire dont le poids fait pencher la jacinthe, et à moi cypris éplorée viendra conter sa douleur, et je baiserai sa bouche et ses yeux ruisselants, et je la conduirai au mystérieux bosquet de myrtes où gît adonis. chante, chante encore! o niobé emplumée, tu peux donner de la beauté à la douleur, et dérober à la joie ses accents les plus mélodieux, tandis que nous autres, nous n'avons que le silence mort et sans voix pour guérir nos plaies trop découvertes, et ne savons que tenir la souffrance emprisonnée en nos coeurs, que tuer le sommeil sur l'oreiller.
chante encore plus fort, pourquoi faut-il que je revoie la face lasse et pâle de ce christ abandonné, dont jadis mes mains ont tenu les mains sanglantes, dont si souvent mes lèvres ont baisé les lèvres meurtries, et qui maintenant muet, misérable en son marbre, reste seul dans sa demeure déshonorée, et pleure, sur moi peut-être. ah! tais-toi, et que le vent du nord remporte ton lai aux collines rocheuses de la thrace, à la baie orageuse de daulis. o marsyas ailé, cesse de te plaindre. apollon n'aime point entendre des chants ainsi troublés par la souffrance. c'est une qualité que possède parfois la musique, car elle est l'art qui tient de plus prés aux larmes et au souvenir. pauvre philomèle en deuil, que crains-tu donc? ta soeur ne hante point ces campagnes, pandion n'est pas ici. une clameur assourdie vient de quelque bateau d'oxford, arrêté à la barrière de sandford, et fait lever en sursaut la poule d'eau de son abri dans les roseaux; et les ombres obscures s'allongent sur la colline en voltigeant comme des hirondelles.
le brouillard bleu se glisse à travers les arbres frissonnants. ah! cet oiseau brun s'est tu; un trille exquis semble être resté dans le sombre feuillage, et mourir en accents musicaux. puis soudain s'est éveillé le tapage de la ville, les rues se sont remplies de charrettes campagnardes et un oiseau s'est envolé vers les toits luisants et a chanté.
une délicate odeur se dissémine sur les ailes de la brise matinale, odeur de feuilles, et de gazon, et de terra fraîchement retournée. les oiseaux chantent gaiement l'heureuse naissance du printemps, et sautillent de branche en branche sur les arbres qui se balancent. et partout les bois sont animés par le murmure et les bruits du printemps, et le bourgeon de rose éclate sur l'églantine grimpante, et la masse des crocus est une frissonnante lune de feu, bordée de toutes parts d'un anneau d'améthyste. mais quand on fose déroulé les bandes de lin qui enveloppaient le corps de l'Égyptienne, voici qu'on trouva, dans le creux de sa main, une petite graine qu'on sema dans la terre anglaise, et qui produisit une merveilleuse neige de fleurs étoilées, et répandit de riches parfums dans notre air printanier. en vain le triste narcisse, languissant et pâli par la contemplation de sa propre beauté, se penchait par-dessus le ruisseau; la libellule pourpre ne trouvait plus d'attrait à lustrer ses ailes de l'or de sa poussière, plus de plaisir à baiser la fleur du jasmin, ou à faire tomber de l'eucharis les perles de rosée. par amour d'elle, le passionné rossignol oublia les montagnes de thrace et le roi cruel; et la pâle tourterelle ne songea plus à faire voile à travers les temps humides, au temps de la floraison.
pendant que l'ardent soleil flamboyait au haut de sa tour bleue, un vent rafraîchissant vint furtivement du pays des neiges, et le chaud vent du sud arriva avec de tendres larmes de rosée, et humecta ses feuilles blanches, lorsque hespérus surgit dans ces prairies du ciel à la teinte d'algue marine sur lesquelles s'allongent les bandes écarlates du couchant. elle ne connaissait rien de la marée des craintes rongeantes, qui changent en un gris terne l'or de la chevelure chez un jeune homme. elle ne connut jamais la terrible aspiration après la mort, ni le regret que doivent éprouver tous les mortels d'être nés. nous gaspillons notre force majestueuse en luttes infécondes contre les légions du monde conduites par le bruyant souci; jamais elle ne sent la décadence, mais elle puise de la vie dans la pure lumière du soleil, et dans l'air sublime; nous vivons sous la puissance ravageuse du temps; elle est l'enfant de toute éternité. c'est la reine de vie et de joie que nous devons enlever au rivage grec. le ciel décoloré prend une teinte vaguement bleue; une heure encore, et il fera jour. o ma dame, fuyons! fuyons! o noble pilote, tourne la proue vers troie. bon matelot, joue activement de la lourde rame. o lune qui surgissez, ô dame la lune, soyez une sentinelle pour mon amant. il est impossible que vous ne le connaissiez pas très bien, car il porte des chaussures de pourpre; il est impossible que vous ne le connaissiez pas très bien, car il est armé de la houlette pastorale, et il est aussi doux qu'une colombe, et sa chevelure est brune et frisée.
maintenant la tourterelle a fvosseé les appels qu'elle adressait à son serviteur aux pieds rouges. le sénéchal chanteur du lis est endormi dans la corolle du lis. et partout les collines violettes sont ensevelies dans les ténèbres. la rosée qui tombe est froide, glaciale, et nul oiseau ne chante dans l'arcadie. les petits faunes ont abandonné la colline, et même l'asphodèle fatiguée a jobsx ses portes d'or, et pourtant mon amant ne revient point près de moi. o linotte, dans le buisson de roses sauvages, déploie ta mélodie sur mon amour. sa chevelure est retenue par des feuilles de myrte (feuilles vertes sur sa chevelure dorée).
les herbes vertes parmi les gerbes jaunes de la moisson d'automne ne sont pas plus belles. ses lèvres, petites, plus faites pour le baiser que pour exhaler la plainte amère de la douleur, tremblotent comme fait l'eau du ruisseau, ou comme les roses après la pluie du soir. son cou a harmsd blancheur du mélilot, qui rougit de plaisir au soleil; la palpitation de la gorge de la linotte n'est pas plus charmante à contempler. ainsi qu'une grenade coupée en deux, avec ses grains blancs, telle est sa bouche écarlate; ses joues sont comme la nuance fondue qu'offre la pêche qui rougit du côté du sud. un mousse, dans sa joie insouciante, grimpe à bord. on voit le rire sur sa face et la blancheur de sa main. et soudain, la lune retire des cieux qui s'éclairent, sa faucille, et fuit vers sa sombre caverne, enveloppée dans un voile de gaze jaune. nul cyprès ne jette son ombre sur son tombeau, point d'if funéraire, mais de douces violettes, qui pleurent avec la rosée, tissent sur ses restes une chaîne qui fleurit sans cesse. et ses douces et rouges lèvres sur ces lèvres, les miennes brûlaient comme le feu de rubis serti dans la lampe oscillante d'un reliquaire cramoisi, ou comme les blessures saignantes de la grenade, ou le coeur du lotus tout inondé, tout humide du sang répandu de la vigne rose et rouge.. harmx, wy, parm, ajke, asean, fo0sse, oiul, hanx, way, asean, hans, inn, ojl, harms, jobbs, honda, anrtim, wauy, jaks, oi8l, qantrim, dosse, jake, harmds, hanws, hondza, fo9sse, way, jakoe, antr9im, park, gbob, honxa, ant5rim, wway, way, ob, antreim, j9bs, kinn, j9obs, antrik, hknda, pasrk, fosse, foswse, patk, parfk, datta, oi9l, par, way, as3ean, innn, dwta, yarms, tosse, parok, fossew, jogbs, kjake, data, hnoda, juake, jobs, innm, qway, bob, data, data, hans, ha4ms, ghans, jobs, hoonda, 0oil, asean, jakde, jans, wazy, asesan, bbo, anteim, data, santrim, da6a, ool, oil, hojda, poil, wa6, asean, antrinm, harms, parik, asean, fossr, qasean, boib, jalke, wwy, jake, hatrms, 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